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Comment vivre du dessin en 2026 ?

Peut-on vivre du dessin à l’air des IA ?

Depuis l’arrivée des intel­li­gences arti­fi­cielles généra­tives, le monde du visuel et de la créa­tion graphique est en pleine muta­tion. Beau­coup de dessi­na­teurs s’inquiètent : les IA vont-elles rem­plac­er les artistes humains ?

J’ai moi-même traité du sujet dans une vidéo essaie sur ma chaîne YouTube

 Oui, cer­tains besoins «génériques» en illus­tra­tion peu­vent être cou­verts par des algo­rithmes, notam­ment dans la pub­lic­ité ou les visuels d’accompagnement sans direc­tion artis­tique forte. Mais je pense vrai­ment que non, les machines ne savent pas encore créer avec l’intention, la sen­si­bil­ité et la com­préhen­sion du brief humain qu’un illus­tra­teur pro­fes­sion­nel pos­sède.

Les jeux vidéo, les livres, l’ani­ma­tion et même le dessin pub­lic­i­taire néces­si­tent tou­jours une vision humaine. Les stu­dios, les agences, et même les clients directs recherchent des pro­fils capa­bles de réalis­er des illus­tra­tions cohérentes, adap­tées à leur univers et à leur cible. L’intelligence arti­fi­cielle peut être un out­il, mais elle ne rem­place pas à mon sens la créa­tiv­ité humaine.

Doit-on avoir fait une école d’art pour vivre du dessin ?

C’est une ques­tion que beau­coup de jeunes dessi­na­teurs se posent : faut-il vrai­ment inté­gr­er une école d’art pour espér­er vivre de sa pas­sion ? Les par­cours tra­di­tion­nels comme les Beaux-Arts, les écoles de design offrent effec­tive­ment un cadre, des con­tacts, et une dis­ci­pline de tra­vail. Mais ce n’est pas une oblig­a­tion.

Le monde du dessin accueille de nom­breux auto­di­dactes qui, grâce à leur moti­va­tion, leur capac­ité à chercher l’information et à savoir tra­vailler avec rigueur, ont su bâtir une car­rière floris­sante.

Que l’on soit clair : le diplôme délivré en école d’art est inutile.
Ce qui compte aujourd’hui, c’est avant tout votre port­fo­lio, votre capac­ité à réalis­er des illus­tra­tions cohérentes, et votre façon de vous ori­en­ter dans le bon créneau (jeune pub­lic, jeu vidéo, graphique numérique, etc.).


Les dessi­na­teurs d’au­jour­d’hui peu­vent appren­dre à dessin­er en ligne et se con­stituer une activ­ité en ligne sans avoir besoin de rejoin­dre une école à 10k l’an­née.
C’est prob­a­ble­ment plus com­plexe, mais si vous êtes le bon pro­fil, prob­a­ble­ment plus rapi­de et effi­cace que de faire 5 ans d’é­tudes.

Je vous donne mon avis plus détail­lé dans l’ar­ti­cle :
Ecole d’art : sont-elles oblig­a­toires pour devenir pro­fes­sion­nel ?

Métiers artistiques et manières de vivre du dessin

L’idée de vivre de sa pas­sion n’a jamais été aus­si vivace qu’aujourd’hui, surtout pour les amoureux du dessin. Mais vivre du dessin ne sig­ni­fie pas une seule voie pro­fes­sion­nelle : il existe de nom­breux métiers dans lesquels votre tal­ent graphique peut pren­dre forme. Illus­tra­teur, con­cept artist, game design­er ou encore dessi­na­teur de bande dess­inée, chaque activ­ité a ses codes, ses out­ils et ses débouchés.

Pourquoi pas vivre de vos pein­tures ?

Le méti­er d’illustrateur recou­vre plusieurs réal­ités. Cer­tains se spé­cialisent dans la bande dess­inée, d’autres dans l’illus­tra­tion jeunesse, tan­dis que de plus en plus de créat­ifs se tour­nent vers le dessin pub­lic­i­taire, le jeu vidéo, ou encore les visuels pour la com­mu­ni­ca­tion numérique. En tant que dessi­na­teur indépen­dant, on peut pro­pos­er ses ser­vices à des maisons d’édition, à des agences de pub­lic­ité, ou à des stu­dios de jeu.

Ceux qui veu­lent vivre de leur art peu­vent aus­si envis­ager les car­rières de con­cept artist, un méti­er très recher­ché dans l’univers du game art. Il s’ag­it de con­cevoir per­son­nages, décors et objets pour les jeux vidéo ou films d’ani­ma­tion. Un directeur artis­tique, quant à lui, coor­donne le style visuel glob­al d’un pro­jet. Ce sont des rôles clefs dans la chaîne de pro­duc­tion, sou­vent acces­si­bles après plusieurs années d’ex­péri­ence.

J’avais aus­si enreg­istré un pod­cast sur thème des métiers du jeu vidéo. Je vous en par­le ici :

Freelance ou salarié : quel statut choisir ?

Il existe plusieurs façons d’exercer ce méti­er : en tant que free­lance, en stu­dio, pour dif­férents sup­ports.

Petite ses­sion de tra­vail dans les locaux de l’édi­teur de jeu vidéo Raw Fury à Stock­holm

Le statut d’indépen­dant séduit de nom­breux jeunes artistes qui veu­lent vivre de leur pas­sion à leur rythme, dans leur temps libre ou à plein temps.
Cela demande cepen­dant de savoir tra­vailler seul, de com­pren­dre com­ment ori­en­ter son style pour attir­er le bon client, et surtout de gér­er les tâch­es admin­is­tra­tives, le démar­chage, les tar­ifs, ou encore les con­trats.

En stu­dio, à l’in­verse vous êtes encadré par une équipe, ce qui vous donne l’occasion de vous spé­cialis­er (par exem­ple dans le char­ac­ter design, l’ani­ma­tion 2D/3D, ou le graphisme). Ces postes offrent sou­vent plus de sta­bil­ité finan­cière, mais moins de lib­erté créa­tive.

Il est égale­ment pos­si­ble de nav­iguer entre plusieurs statuts. Beau­coup d’artistes com­men­cent par rejoin­dre un stu­dio ou devi­en­nent directeurs artis­tiques, puis devi­en­nent free­lance ou auto­di­dacte quand leur pri­or­ité changent.

C’est d’ailleurs ma recom­man­da­tion. Tra­vailler en tant que salarié dans une struc­ture est prob­a­ble­ment le plus sécurisant et vous per­met de vous faire la main rapi­de­ment.

Une fois fait, vous pour­rez pass­er free­lance si le lifestyle qui va avec vous séduit.

Keyart réal­isée pour le jeu vidéo Void & Med­dler

Comment se lancer comme illustrateur freelance ?

Le free­lance attire par sa lib­erté, mais il vient avec son lot de respon­s­abil­ités. Pour vivre du dessin, il faut tout d’abord clar­i­fi­er votre offre : quels types d’illustrations pro­posez-vous ? À qui vous adressez-vous ? S’agit-il d’illus­tra­tion jeunesse, de jeu vidéo, de dessin pub­lic­i­taire voir même de BD ou webtoon ?

Une fois votre posi­tion­nement clair, vous devez mon­ter votre port­fo­lio. Celui-ci doit refléter votre style, vos com­pé­tences, et surtout votre capac­ité à répon­dre à des briefs var­iés.



Ensuite, il faut chercher vos pre­miers clients : plate­formes free­lance, démar­chage direct, événe­ments créat­ifs ou utilis­er les réseaux soci­aux.

Apprenez aus­si à fix­er vos tar­ifs. J’avais traité du sujet dans un pod­cast que je vous mets ici :

Le statut d’indépen­dant demande aus­si un peu de ges­tion : fac­tura­tion, admin­is­tratif, déc­la­ra­tion d’activité… mais c’est mal­gré tout une tâche dont il fau­dra s’oc­cu­per.

Avoir un niveau technique suffisant

Peut-être inutile de le men­tion­ner, mais si votre niveau en dessin n’est pas suff­isant, il sera très com­pliqué pour vous d’at­tir­er un poten­tiel client.
Le prob­lème, c’est qu’en étant le nez dans notre tablette graphique, on a sou­vent des dif­fi­cultés à savoir si notre niveau est suff­isant ou non.

C’est pourquoi, le mieux est de deman­der con­seil à un pro­fes­sion­nel. Cer­tains acceptent de recevoir des port­fo­lios en con­ven­tion, mais la plu­part n’ont mal­heureuse­ment pas le temps.

Si vous souhaitez avoir un bilan de com­pé­tence com­plet, sachez que je le pro­pose en temps nor­mal pour mes élèves. Cela pour­rait vous aider à y voir plus clair sur votre pro­jet pro­fes­sion­nel.
Je vous donne mon avis sur votre niveau en dessin, ain­si que des exer­ci­ces pra­tiques afin de tra­vailler vos poten­tielles lacunes tech­niques.

Enfin, quand si vous vous deman­dez si vous êtes assez pro­fes­sion­nel pour vivre du dessin ?
Je vous en par­le dans ce pod­cast :

Se faire connaître

Chaques jours, c’est des cen­taines d’il­lus­tra­tions qui sont postés sur Art­sta­tion

Même si vous avez du tal­ent à reven­dre, il est aujourd’hui impens­able (à mon sens) de vivre de sa pas­sion sans une vraie présence en ligne. Vous pou­vez être le meilleur dessi­na­teur de votre ville, si per­son­ne ne voit votre tra­vail, vous resterez dans l’ombre. Pour percer, il faut non seule­ment pro­duire de belles illus­tra­tions, mais surtout savoir les mon­tr­er, les partager, et les val­oris­er.

Com­mencez par créer un port­fo­lio en ligne bien struc­turé. Il peut s’agir d’un site per­son­nel, mais aus­si de plate­formes comme Behance, Art­Sta­tion, ou même Insta­gram. L’idée est de mon­tr­er votre style, vos influ­ences graphiques, et votre capac­ité à répon­dre à des com­man­des con­crètes : con­cept art, affich­es, char­ac­ter design, jeu vidéo, etc.

J’en par­le plus en détail dans l’ar­ti­cle
Com­ment (bien !) présen­ter son tra­vail.

Les réseaux soci­aux sont vos meilleurs alliés pour con­stru­ire une audi­ence autour de votre univers visuel. Choi­sis­sez une ou deux plate­formes (Insta­gram, Twit­ter, Tik­Tok, LinkedIn) et postez régulière­ment. Mon­trez vos cro­quis, vos pro­jets en cours, des time­laps­es, vos nou­velles illus­tra­tions, vos tests en noir et blanc, ou même vos échecs. L’authenticité attire.

J’en avais par­lé avec Aurore Bay dans une inter­view sur le sujet :
Com­ment gag­n­er en vis­i­bil­ité sur insta­gram quand on est illus­tra­teur ?

Vous pou­vez aus­si par­ticiper à des défis créat­ifs comme Ink­to­ber ou des chal­lenges de game art, qui vous per­me­t­tront d’expéri­menter et d’être vu par d’autres artistes et pro­fes­sion­nels.

Pour appro­fondir, vous pou­vez lire ce guide pour présen­ter effi­cace­ment votre tra­vail artis­tique.

Connaître les bonnes personnes

Je n’au­rais jamais pu tra­vailler sur la direc­tion artis­tique du jeu vidéo Night Call
si je n’avais pas par­ticipé à une Game­Jam en 2014

On n’insistera jamais assez : dans le monde de la créa­tion visuelle, con­naître les bonnes per­son­nes est presque aus­si impor­tant que pro­duire de bons visuels. Vous pou­vez avoir un port­fo­lio en or, si per­son­ne ne par­le de vous, le bouche-à-oreille ne fonc­tion­nera pas.

Le réseau peut se bâtir de dif­férentes façons. D’abord, en par­tic­i­pant à des salons pro­fes­sion­nels, des con­ven­tions, des mas­ter­class­es, ou des fes­ti­vals spé­cial­isés dans les métiers de l’illustration et du dessin. Ces événe­ments sont sou­vent l’occasion d’échanger directe­ment avec des directeurs artis­tiques, des stu­dios, ou d’autres dessi­na­teurs avec qui col­la­bor­er.

Rejoignez aus­si des groupes en ligne : forums spé­cial­isés, dis­cords de con­cept artists, com­mu­nautés de free­lances. L’idée n’est pas seule­ment de chercher des con­tacts utiles, mais aus­si de partager vos con­nais­sances, vos doutes, vos galères… et vos réus­sites.

N’oubliez pas que cer­taines oppor­tu­nités se présen­tent sim­ple­ment parce qu’on est au bon endroit au bon moment. Être recom­mandé par un pair, être repéré sur une plate­forme, ou répon­dre à une demande postée dans un groupe privé : toutes ces sit­u­a­tions sont mon­naie courante dans le secteur. Ne sous-estimez pas le pou­voir du con­tact humain, même à l’ère numérique. Je détaille d’ailleurs ma méth­ode en 4 étapes pour trou­ver des clients en illus­tra­tion dans cet arti­cle.

Savoir se vendre

Savoir dessin­er ne suf­fit pas pour vivre de sa pas­sion : il faut aus­si savoir se ven­dre. Cela com­mence par la capac­ité à par­ler de son tra­vail, à expli­quer sa démarche, et surtout à val­oris­er ses com­pé­tences. Trop d’artistes sous-esti­ment l’im­por­tance du mar­ket­ing per­son­nel dans une car­rière indépen­dante.

Se créer un portfolio

Votre image de mar­que com­mence avec votre port­fo­lio, mais elle s’é­tend à tout ce que vous pub­liez : votre bio, votre ton, vos visuels, vos inter­ac­tions. Ne lais­sez rien au hasard. Met­tez en avant vos spé­cial­ités : êtes-vous plutôt ori­en­té jeu vidéo, ani­ma­tion, graphisme ou illus­tra­tion jeunesse ? Êtes-vous un design­er graphique, un con­cept artist, ou un directeur artis­tique en devenir ? Chaque mot compte.

Fixer ses tarifs

Con­cer­nant les tar­ifs, il est essen­tiel de fix­er une grille cohérente, qui reflète à la fois votre niveau, le temps investi, les droits d’usage, et le marché. Trop de débu­tants per­dent dans les détails admin­is­trat­ifs et acceptent des mis­sions sous-payées. Résul­tat : ils s’épuisent et peinent à décoller.

N’hésitez pas à con­sul­ter des barèmes disponibles en ligne ou à échang­er avec d’autres free­lances pour vous align­er. Pensez aus­si à détailler vos presta­tions : cro­quis, col­ori­sa­tion, retouch­es, décli­naisons visuelles, etc. Plus vous êtes clair, plus vous inspirez con­fi­ance.

Marketter son activité

Enfin, le mar­ket­ing, ce n’est pas juste ven­dre : c’est ori­en­ter votre mes­sage vers les bons inter­locu­teurs. Si vous visez le monde de l’édi­tion, présen­tez vos travaux nar­rat­ifs.

Si c’est le méti­er de pein­tre que vous visez, même le choix du cadre de vos oeu­vres est impor­tantes pour être exposé (j’en par­le plus en détail dans mon guide pour bien choisir le cadre de votre dernière pein­ture)
Si vous ciblez des agences de com­mu­ni­ca­tion, mis­ez sur des visuels per­cu­tants. Adaptez-vous aux codes de votre pub­lic, sans jamais renier votre style.

L’état du marché du travail pour les artistes

Mock­up et propo­si­tion de Direc­tion Artis­tique pour un pro­jet réal­isé pour mon stu­dio


Dans les nom­breux domaines qui recru­tent aujourd’hui, cer­tains restent très por­teurs. Le jeu vidéo, par exem­ple, est en crois­sance con­tin­ue. Des stu­dios recherchent des char­ac­ter design­ers, con­cept artists, illus­tra­teurs capa­bles de créer des univers immer­sifs. Le secteur de l’ani­ma­tion embauche aus­si régulière­ment, avec des pro­jets pour le ciné­ma, les séries, ou les pub­lic­ités.

Le marché de l’illus­tra­tion et du dessin est en pleine muta­tion. Avec l’essor du numérique, les deman­des ont explosé dans des secteurs var­iés comme les jeux vidéo, le mar­ket­ing, les réseaux soci­aux, l’édition jeunesse, ou encore l’ani­ma­tion 2D et 3D. Mais cette ouver­ture du marché s’accompagne aus­si d’une forte con­cur­rence, notam­ment liée à la mon­di­al­i­sa­tion et à l’émergence des out­ils assistés par IA.

J’en par­lais par exem­ple dans ce pod­cast :

Les agences de com­mu­ni­ca­tion et les mar­ques ont besoin de visuels forts pour ali­menter leurs réseaux soci­aux et cam­pagnes numériques. Les artistes capa­bles de con­cevoir des illus­tra­tions graphiques, des assets visuels pour le web­de­sign, ou des cam­pagnes pub­lic­i­taires styl­isées sont donc très recher­chés.

Cepen­dant, le free­lance reste sou­vent la porte d’entrée pour de nom­breux dessi­na­teurs. Tra­vailler à la com­mande, répon­dre à des appels d’offres, démarcher des clients… cette réal­ité demande une grande poly­va­lence. Il est cru­cial d’avoir une approche pro­fes­sion­nelle : respecter les délais, bien com­mu­ni­quer, et pro­duire un tra­vail soigné.

Autre con­stat : le marché val­orise l’orig­i­nal­ité et la cohérence visuelle. Les clients recherchent des artistes avec une vraie pat­te, pas des général­istes sans iden­tité. Se spé­cialis­er devient donc une stratégie gag­nante pour sor­tir du lot : illus­tra­tion jeunesse, graphisme numérique, dessin de presse, ou dessin pub­lic­i­taire sont autant de nich­es viables.

Quelques conseils pour ne pas se perdre dans les détails et décoller

Se lancer dans une car­rière artis­tique, surtout en tant que free­lance ou indépen­dant, peut vite devenir acca­blant. Il y a telle­ment de choses à penser : port­fo­lio, démar­chage, con­trats, réseaux, out­ils, etc. Et le piège est juste­ment là : se per­dre dans les détails au point d’oublier l’essentiel — dessin­er et faire évoluer sa pra­tique.

Voici quelques con­seils con­crets pour garder le cap et enfin décoller dans votre activ­ité de dessi­na­teur :

  • Struc­turez votre temps : réservez des plages fix­es pour la créa­tion, le mar­ket­ing, et l’administratif. Par exem­ple, dessin­er le matin, faire votre démar­chage l’après-midi, et plan­i­fi­er vos pub­li­ca­tions le soir.
  • Fix­ez des objec­tifs mesurables : ter­min­er 10 illus­tra­tions pour un pro­jet per­son­nel, con­tac­ter 5 clients par semaine, pub­li­er 3 posts par semaine sur Insta­gram, etc. -(Je par­le des objec­tifs en dessin dans cet arti­cle)
  • Restez en appren­tis­sage per­ma­nent : testez de nou­veaux logi­ciels, suiv­ez des tutos, expéri­mentez des styles (noir et blanc, col­ori­sa­tion numérique, for­mats var­iés), explorez la 3D si cela vous attire.
  • Évitez la com­para­i­son exces­sive : sur les réseaux, vous ver­rez tou­jours plus fort, plus rapi­de, plus tal­entueux. Rap­pelez-vous que cha­cun suit son pro­pre chemin.
  • Ne nég­ligez pas votre san­té men­tale : l’illus­tra­tion est un méti­er pas­sion, mais aus­si chronophage. Prenez du temps libre, aérez-vous, et ne cul­pa­bilisez pas si vous ralen­tis­sez par­fois.

Et si vous tra­versez un moment de doute, ces arti­cles pour­raient vous être utiles : com­ment sur­mon­ter la perte de moti­va­tion en dessin et com­pren­dre le blocage artis­tique.

Surtout, ne cherchez pas à tout maîtris­er d’un coup. Vous avez le droit d’apprendre, de vous tromper, de recom­mencer. Le vrai décol­lage arrive sou­vent quand on lâche un peu de pres­sion, qu’on s’écoute, et qu’on fait con­fi­ance à son proces­sus créatif.

Accepter les refus et les échecs en tant qu’artiste

Êtes-vous un artiste pas­sion­né qui aspire à vivre de votre tal­ent de dessi­na­teur ? Vous avez peut-être déjà essuyé des refus ou des échecs, et vous vous deman­dez com­ment sur­mon­ter ces moments dif­fi­ciles. Dans cet arti­cle, nous abor­derons cette ques­tion et explorerons com­ment accepter les refus et les échecs de manière con­struc­tive.

Les circonstances extérieures et les interactions humaines

Il est impor­tant de com­pren­dre que par­fois un refus ou un échec ne dépend pas entière­ment de vous. Il peut y avoir des cir­con­stances extérieures, comme une crise économique, qui ren­dent les oppor­tu­nités rares. De plus, les inter­ac­tions humaines jouent un rôle cru­cial. Par­fois, une per­son­ne peut ne pas se sen­tir con­nec­tée à votre tra­vail, et cela ne sig­ni­fie pas néces­saire­ment que votre tal­ent est remis en ques­tion.

Se concentrer sur ce que l’on peut contrôler

Lorsque vous faites face à un refus ou à un échec, il est essen­tiel de se con­cen­tr­er sur ce que vous pou­vez con­trôler. Plutôt que de vous laiss­er abat­tre, utilisez cette occa­sion pour vous amélior­er. La pre­mière étape con­siste à vous con­naître vous-même. Iden­ti­fiez vos forces et vos faib­less­es, et com­prenez ce que vous pou­vez offrir en tant qu’artiste unique.

Se connaître soi-même pour mieux se développer

Prenons un exem­ple pour illus­tr­er cela. Le test de per­son­nal­ité MBTI (Myers-Brig­gs Type Indi­ca­tor) peut vous aider à mieux com­pren­dre votre fonc­tion­nement et votre per­son­nal­ité. Il existe seize types de per­son­nal­ités dif­férents selon ce test. En con­nais­sant votre type de per­son­nal­ité, vous pou­vez décou­vrir vos affinités artis­tiques spé­ci­fiques et ce que vous faites de mieux en tant que dessi­na­teur. Peut-être êtes-vous doué pour les per­son­nages, les décors, l’expressivité ou l’utilisation des couleurs. En vous con­cen­trant sur ces domaines où vous excellez, vous pou­vez dévelop­per votre art de manière sig­ni­fica­tive.

Travailler sur ses points forts et accepter ses défauts

Notre sys­tème édu­catif clas­sique a ten­dance à nous pouss­er à amélior­er nos faib­less­es, mais il est essen­tiel de recon­naître nos points forts et de les dévelop­per au max­i­mum. Si vous n’aimez pas les math­é­ma­tiques, par exem­ple, il est peu prob­a­ble que vous choi­sissiez une car­rière qui les met en avant. Au lieu de cela, con­cen­trez-vous sur vos qual­ités et tra­vaillez à les per­fec­tion­ner.

L’importance de la polyvalence

Vous pour­riez vous deman­der si se spé­cialis­er trop dans un domaine peut être con­tre-pro­duc­tif. Il est vrai qu’avoir une cer­taine poly­va­lence est impor­tant. Par exem­ple, même si vous n’aimez pas la per­spec­tive et les décors, il est essen­tiel d’avoir une base min­i­male de con­nais­sances dans ces domaines pour don­ner de la pro­fondeur à vos dessins.

Conclusion : Vivre de sa passion est un pari audacieux mais réalisable

Vivre du dessin n’est pas un rêve inac­ces­si­ble réservé à une élite issue des grandes écoles. C’est un pari auda­cieux, certes, mais tout à fait réal­iste pour celles et ceux qui com­bi­nent tal­ent, régu­lar­ité, curiosité et autonomie. Dans un monde où les visuels sont omniprésents, les illus­tra­teurs, dessi­na­teurs, et con­cept artists ont plus que jamais leur place.

Qu’on soit auto­di­dacte ou diplômé d’une école, ce qui compte, c’est la capac­ité à réalis­er des illus­tra­tions cohérentes, à con­stru­ire une vraie iden­tité graphique, et à savoir les met­tre en valeur. Le free­lance, même s’il demande du courage et de l’organisation, offre une lib­erté pré­cieuse pour créer selon ses règles.

Et dans un marché con­cur­ren­tiel, savoir se ven­dre, se faire con­naître, et con­naître les bonnes per­son­nes sont devenus aus­si impor­tants que de dessin­er les plus beaux per­son­nages ou décors. N’ayez pas peur de vous spé­cialis­er, de pren­dre des risques, et surtout de croire que vivre de votre pas­sion est non seule­ment pos­si­ble, mais pro­fondé­ment enrichissant.

Ils sont passés de la passion au métier

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Une réponse
  1. Hel­lo Scen­dre,

    Super arti­cle, très com­plet.
    De mon côté, j’ai con­staté une forte évo­lu­tion dans mon méti­er depuis deux ans. (Je suis illus­tra­teur et directeur artis­tique dans le monde du diver­tisse­ment : jeux de société, édi­tion, escape games, etc.) J’ai un pro­fil un peu par­ti­c­uli­er puisque j’ai tout misé sur ma poly­va­lence afin d’être entière­ment autonome sur tous les pro­jets, et je tra­vaille donc sans équipe.

    Bonne nou­velle : je n’ai pas eu moins de con­trats depuis l’arrivée de l’IA. Aucun change­ment de ce côté-là. J’ai la chance de col­la­bor­er avec une clien­tèle fidèle qui me recom­mande régulière­ment. En revanche, c’est un avan­tage injuste vis-à-vis des nou­veaux entrants, qui n’ont pas encore eu l’opportunité de faire leurs preuves, aus­si bien tech­nique­ment que dans la rela­tion client.

    L’IA n’a pas apporté que du négatif pour les illus­tra­teurs (para­doxale­ment), pour une rai­son dont on par­le peu. En plus de la facil­ité de créa­tion d’images qu’elle offre à ses util­isa­teurs, elle per­met égale­ment d’itérer rapi­de­ment sur des sys­tèmes, du texte, du code, etc. Les illus­tra­teurs sont ter­ri­fiés par la capac­ité de l’IA à génér­er des visuels à grande vitesse, mais lorsqu’elle est util­isée par des non-pro­fes­sion­nels, son style est immé­di­ate­ment iden­ti­fi­able – ce qui n’est pas le cas pour le texte, le code ou les mécaniques de jeu.
    Résul­tat : il y a bien plus de pro­jets en cours simul­tané­ment sur le marché ! Et dans de nom­breux cas, les pro­duc­teurs tien­nent encore à dis­pos­er de visuels orig­in­aux, car l’usage de l’IA reste loin de faire l’unanimité.

    En revanche, ce qui a changé, ce sont les briefs de mes clients et leurs attentes à l’étape du rough. Ils sont désor­mais sou­vent accom­pa­g­nés d’images générées. Les clients atten­dent des ren­dus bien plus poussés, même à l’étape du cro­quis. (Je pré­cise que je tra­vaille prin­ci­pale­ment avec des entre­pre­neurs qui ne vien­nent pas du milieu artis­tique – rien à voir avec les attentes d’un DA en stu­dio.) En par­al­lèle, j’ai l’impression que les délais se con­tractent de plus en plus.

    Per­son­nelle­ment, je n’utilise pas d’IA dans mes créa­tions, mais si la ten­dance se con­firme, il fau­dra prob­a­ble­ment y recourir à l’étape des roughs pour répon­dre aux exi­gences en matière de ren­du et de délais.

    Le tra­vail est donc devenu un peu moins « fun » pour un dessi­na­teur.
    Cepen­dant, les pro­fils qui tireront leur épin­gle du jeu (dans ce type d’activité) sont les créat­ifs poly­va­lents, curieux, avec une solide cul­ture visuelle, un excel­lent rela­tion­nel et ouverts à inté­gr­er l’IA généra­tive dans leur proces­sus.

    Ce n’est pas néces­saire­ment la voie qui me con­vient le mieux – notam­ment à cause du temps passé devant un écran sans dessin­er – donc j’opère une tran­si­tion pro­gres­sive vers davan­tage de cours de dessin (je donne des cours en présen­tiel dans le 04).
    Je vois un aspect très posi­tif à cela : dans les années à venir, de nom­breux illus­tra­teurs et pro­fes­sion­nels vont se tourn­er vers l’enseignement, comme je le fais. Ce sera très prof­itable aux élèves !

    Quand j’étais enfant, devenir dessi­na­teur pro­fes­sion­nel n’était pas vrai­ment une voie envis­agée. Il y avait peu de pro­duc­tion et peu d’exemples acces­si­bles de pro­fes­sion­nels. On décou­vrait sou­vent sur le tard que « c’était pos­si­ble ».
    Or, depuis les années 2000, beau­coup d’enfants et d’adolescents veu­lent devenir illus­tra­teurs ou char­ac­ter design­ers, comme d’autres voulaient devenir pom­piers. Je pense que cette par­en­thèse va se refer­mer dans les dix années à venir. C’est à la fois triste pour les métiers que nous per­drons, mais aus­si une bonne chose pour le dessin, qui sera peut-être envis­agé avec plus de can­deur et de plaisir.

    J’ai bien con­science que mon mes­sage peut être mal accueil­li par cer­tains aspi­rants illus­tra­teurs ou chara design­ers qui rêvent de faire ce méti­er. Ras­surez-vous, ces pro­fes­sions ne vont pas dis­paraître, mais leur accès sera plus dif­fi­cile qu’il ne l’a été.
    Actuelle­ment, beau­coup de pro­fes­sion­nels souf­frent dans leur méti­er, car il exige une charge de tra­vail immense et implique des retours par­fois dif­fi­ciles à encaiss­er. Le monde va évoluer de manière à ce qu’il y ait moins de pro­fes­sion­nels de l’illustration, mais peut-être davan­tage de pro­fes­sion­nels épanouis.

    Bonne journée à toutes et à tous,
    et bra­vo de con­tin­uer le blog, Scen­dre, c’est top !