Vous trouvez toujours que vous n’êtes pas assez bon dessinateur ? Peut-être êtes-vous atteint du syndrome de l’imposteur en dessin. Ce sentiment d’illégitimité et d’incompétence permanent peut devenir un énorme frein à votre progression dans le dessin. La bonne nouvelle : ce n’est pas une fatalité, et j’en parle en connaissance de cause. Voici comment combattre le syndrome de l’imposteur.
Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur en dessin ?
Le syndrome de l’imposteur en dessin, c’est lorsqu’on a l’impression de ne pas être à sa place. De ne pas mériter les compliments des autres sur nos œuvres.
C’est l’impression que, comparé aux autres, on ne vaut définitivement pas grand-chose ! Quoi que l’on puisse nous dire, on se juge toujours moins bon dessinateur, toujours inférieur aux autres.
Et cela va même jusqu’à avoir peur que les autres se rendent compte que l’on est moins compétent que ce qu’ils pensent.
En réalité, il est important de savoir que le syndrome de l’imposteur en dessin existe chez des gens de tous les niveaux. Beaucoup d’artistes ont ce sentiment d’illégitimité.
Cela peut être une bonne chose, car c’est un signe de remise en question. On est capable d’autocritique sur son travail. Mais cela peut aussi devenir un énorme frein pour notre progression dans le dessin !
Laissez-moi vous poser une question :
Vous pensez-vous incapable d’apprendre le dessin ?
Vous avez sûrement raison.
Cela peut être dur à lire, mais c’est une triste vérité :
Si vous ne vous sentez pas capable d’accomplir quelque chose, il y a de fortes chances que vous n’y arriviez pas par hasard.
De la même manière, si lorsque vous dessinez, vos pensées ressemblent à
« Je n’y arriverais jamais »
« C’est beaucoup trop moche ! »
« Pourquoi eux y arrivent et pas moi ? »
Alors il y a de fortes chances que vous n’arriviez JAMAIS à atteindre vos objectifs en dessin.
Et vous n’êtes pas seul, car mes élèves rencontrent très souvent ce problème à n’importe quel stade de leur apprentissage. La preuve avec un de mes élèves qui n’osait pas envoyer son portfolio à des studios alors que son niveau était très bon !
Pourquoi ?
Parce que nos pensées dictent nos comportements.
Si toute votre vie vous croyez (« croire » et non « être ») que vous êtes nul en dessin, comment voulez-vous devenir bon dans cette activité ?
La vérité, c’est que nos pensées influencent nos émotions, et nos croyances influencent nos comportements.
Cela pourrait ressembler à ça.

Mettez-vous en tête que vous êtes quelqu’un qui prend soin de sa santé, et vous aurez du mal à manger du Macdo tous les jours.
C’est la même chose en dessin.
Autrement dit : considérez-vous comme un dessinateur !
J’en parle plus en détail dans le podcast suivant sur la «petite voix» :
Mon arrêt de 4 ans face à Allfanart
Je vous parle de tout ça parce que je l’ai vécu, et fortement. Quand j’avais une vingtaine d’années, j’ai découvert un forum qui s’appelait Allfanart, une communauté de dessinateurs amateurs qui partageaient leurs travaux. Et là, le choc.
Je voyais défiler les dessins de personnes de mon âge, parfois plus jeunes que moi d’un ou deux ans, qui dessinaient beaucoup, beaucoup mieux que moi. La comparaison m’a tellement écrasée que j’ai arrêté de dessiner. Pas une décision consciente d’arrêter : juste une pression intérieure qui rendait chaque ouverture de carnet douloureuse. J’ai mis quatre ans à reprendre.
Si vous vivez quelque chose de similaire en ce moment, sachez que ça n’a rien d’une fatalité. Ce qui m’a sauvée n’est pas d’avoir « rattrapé mon niveau » : c’est d’avoir compris ce que ce syndrome était vraiment, et comment le désamorcer.
Mais comment faire pour casser ce cycle vicieux qui ne fait que vous bloquer ?
Agissez sur vos pensées :
Vous n’êtes pas nul, vous apprenez.
Acceptez vos capacités. C’est normal de ne pas tout de suite être bon en dessin ! N’oubliez pas que chaque dessin crée n’est qu’une marche de plus vous permettant de vous rapprocher de vos objectifs dessin !
→ À chaque nouvelle pensée négative, ajoutez «mais chaque nouveau dessin me rapproche de mon objectif».
Agissez sur vos croyances :
Nos croyances sont le résultats de plusieurs hypothèses donnant un même résultat.
En clair, si vous comparez constamment vos dessin à des dessinateurs pro qui font ça depuis 30 ans minimum, vous en conclurez que vous êtes nul.
Mais vous comparez l’incomparable.
Ne vous comparez JAMAIS à un autre dessinateur.
→ À la place, comparez votre dessin à un de vos précédents dessin. Retenez ce que vous avez mieux réussis, et oubliez le reste !
Agissez sur vos comportements :
Vous comportez-vous comme un dessinateur ?
À partir de maintenant, considérez que vous êtes un étudiant en dessin. Qu’importe votre expérience ou votre âge. Nous continuons toujours d’apprendre alors restez «ouvert».
→ Observez et mettez en place un environnement qui vous permettra de progresser : lancez-vous dans un nouveau projet, rejoignez un cours de dessin en ligne, testez un nouveau feutre, commencez une nouvelle illustration.
En vérité, si cette petite voix est présente, c’est parce que vous avez tendance à vous comparer aux autres.
La comparaison (ou critique) avec d’autres artistes, llustrateurs, animateurs, peintres, dessinateurs est malheureusement inévitable. Il peut-être un véritable d’outil de croissance, comme une malédiction qui vous empêche petit à petit de dessiner. Pourquoi nous comparons-nous à d’autres artistes ? Qu’est-ce qui fait une bonne comparaison d’une mauvaise ? Et comment s’inspirer sans se comparer à d’autres artistes ?
La comparaison en dessin est un sujet qui touche tous les artistes, qu’ils soient débutants ou professionnels. Si vous vous êtes déjà senti découragé en comparant votre travail à celui d’autres artistes, cet article est pour vous. Nous allons explorer les raisons pour lesquelles cette comparaison peut être néfaste et comment y remédier.
Pourquoi la comparaison en dessin est-elle si courante ?
Une comparaison facile
Le dessin, étant un médium visuel, se prête facilement à la comparaison. Contrairement à la musique ou à la littérature, où la comparaison nécessite une certaine réflexion, deux dessins peuvent être comparés côte à côte en un instant. Comme je l’ai mentionné dans mon podcast :
«Si vous essayez de comparer deux chansons entre elles, vous allez comparer deux souvenirs que vous avez de cette chanson. Alors que si vous comparez deux peintures de l’illustration, vous pouvez avoir une comparaison en face de vous au même moment.»
Différence entre ce que vous imaginez et ce que vous dessinez
Souvent, vous avez un objectif ou une vision en tête lorsque vous dessinez. Lorsque le résultat final ne correspond pas à cette vision, la déception peut vous pousser à vous comparer aux autres.
«Évidemment, vous avez tellement une imagination qui est florissante que quand vous la regardez sur votre feu, une fois qu’elle est faite, elle ne correspond pas du tout à ce que vous avez en tête. Par conséquent, on est toujours déçu.»
On ne se compare jamais à plus faible
Nous avons tendance à nous comparer à ceux que nous considérons meilleurs que nous, que ce soit en termes de technique, de style ou même de popularité sur les réseaux sociaux.
«On compare toujours à une illustration qu’on considère être meilleure que notre illustration, ou notre style, ou notre technique, ou notre niveau, etc.»
La quête de validation
Cette tendance peut être motivée par un besoin de validation ou par la compétitivité inhérente au monde de l’art.
«Les pouces, likes et abonnés, à mon sens, ce n’est que de l’égoométrie». En clair, ces chiffres ne flattent que votre égo. Si un artiste a beaucoup d’abonnés sur instagram, peut-être que vous considérez que cette personne a un niveau supérieur à vous.
L’analogie de l’anorexie : pourquoi vous ne vous voyez pas tel que vous êtes
Pour comprendre ce qui se passe dans votre tête face à un dessin que vous trouvez « nul », il faut intégrer que le syndrome de l’imposteur n’a aucun rapport avec votre niveau réel. C’est une vision altérée de votre réalité.
L’analogie que j’utilise, et qui est forte, c’est celle des personnes anorexiques. Une personne en sous-poids extrême, dont on voit les côtes et les clavicules saillantes, se regarde dans le miroir et se voit grosse. C’est une maladie, et c’est précisément ce qui en fait une maladie : le cerveau ne reflète pas ce que l’œil capte. Le regard sur soi est déformé.
Le syndrome de l’imposteur fonctionne sur le même principe, en moins grave mais avec la même mécanique : on a beau accumuler les compliments, les commandes, les progrès objectifs, on continue à se voir comme un débutant qui s’est égaré. Le problème n’est pas votre dessin. Le problème est le filtre que vous posez dessus.
Et c’est une excellente nouvelle. Parce que si le problème vient de votre regard, ça veut dire que vous êtes la seule personne qui puisse le régler. Aucun nouveau crayon, aucune nouvelle formation, aucun nouveau style ne fera disparaître ce filtre à votre place. C’est un travail intérieur, décorrélé du dessin lui-même.
Les effets néfastes de la comparaison
Réduction de la créativité
La comparaison en dessin peut entraîner une anxiété qui inhibe votre créativité.
«J’ai plus l’impression que ça crée une espèce d’anxiété en nous et cette anxiété, la tendance à réduire notre créativité.»
Au lieu de vous concentrer sur votre propre croissance, vous vous préoccupez de la manière dont vous vous mesurez aux autres.
Jugement émotionnel
La comparaison peut souvent être basée sur des jugements émotionnels plutôt que sur des critères objectifs. Par exemple, vous pourriez vous dire que vous êtes «trop vieux» pour réussir, ce qui n’est pas une base solide pour une comparaison constructive.
«Là, évidemment que ce n’est pas une bonne comparaison, vous jugez quelque chose qui n’est pas… c’est plutôt du jugement émotionnel si vous voulez.»
Comment arrêter de se comparer ?
Comparez-vous à vous-même
Le premier conseil est de vous comparer à vos propres œuvres antérieures.
«Comparez votre dessin à votre dessin précédent, alors votre dessin précédent du même style évidemment, ne comparez pas un dessin gamme, une étude, un dessin de gesture ou quelque chose que vous avez fait pour de l’anatomie à une illustration que vous avez terminée ou vous avez passé des dizaines et dizaines d’heures évidemment.»
Si votre dernier dessin avait des problèmes avec la gestion des ombres, mais que le dessin actuel montre une amélioration dans ce domaine, c’est une victoire ! Vous pouvez même prendre des photos de vos œuvres à différents stades pour mieux visualiser votre progression.
Chaque dessin sert le suivant
Considérez chaque dessin comme une étape vers l’amélioration.
«Si vous n’aviez pas raté la perspective de votre précédent dessin, peut-être que la perspective de votre dessin actuel ne serait pas aussi bonne. Ça vous a permis de voir que vous aviez des lacunes en perspective, vous l’avez travaillé, du coup, votre nouvelle illustration est encore mieux.»
Supposons que vous ayez du mal avec les proportions dans vos dessins de personnages. Chaque dessin où les proportions sont un peu «hors» est une occasion d’apprendre et de s’améliorer pour le prochain.
Réduisez l’exposition aux autres œuvres
Si la comparaison en dessin vous affecte négativement, il peut être utile de réduire le temps passé à regarder les œuvres des autres.
«J’aurais plutôt tendance à vous conseiller d’avoir des cycles ‘inspiration / création’. Donc un coup vous allez plutôt être dans une appropriation, donc vous allez regarder beaucoup d’illustrations, vous inspirer, regarder ce que vous aimez, ce que vous n’aimez pas, faire des analyses d’illustration peut-être. Et la semaine d’après, vous allez complètement arrêter de regarder ces illustrations et vous allez être plutôt dans la création.»
Si vous êtes sur Instagram, vous pouvez créer des collections séparées pour les œuvres qui vous inspirent. Consultez ces collections uniquement lorsque vous êtes dans votre phase «d’inspiration» et évitez-les pendant votre phase «de création».
Écoutez la bonne voix
La critique intérieure que vous entendez n’est pas toujours la vôtre.
«Comprenez que cette critique que vous vous entendez dans votre tête, la voix qui parle en vous n’est pas la vôtre. Imaginez que c’est une personne à l’extérieur de vous. Souvent, ça a été un professeur, ça a été un parent, ça a été un ami.»
La prochaine fois que vous entendez cette voix critique, prenez un moment pour vous demander d’où elle vient. Est-ce vraiment votre propre voix, ou est-ce l’écho de quelque chose qu’un professeur, un parent ou un «ami» vous a dit dans le passé ? Si
c’est le cas, il est temps de réévaluer cette voix et de vous concentrer sur ce qui vous aidera à grandir en tant qu’artiste.
La comparaison en dessin est un phénomène universel qui peut avoir des effets dévastateurs sur votre créativité et votre bien-être émotionnel. Cependant, en prenant des mesures conscientes pour vous comparer de manière constructive, en réduisant votre exposition aux œuvres qui déclenchent ces sentiments et en écoutant la «bonne» voix intérieure, vous pouvez transformer cette tendance naturelle en une force qui vous propulse vers de nouveaux sommets créatifs.
«La comparaison peut être le voleur de la joie, mais elle peut aussi être le catalyseur de la croissance. Tout dépend de la manière dont vous l’abordez.»
Alors la prochaine fois que vous vous retrouvez à glisser dans la spirale de la comparaison, rappelez-vous que chaque artiste est à un stade différent de son voyage. Votre seul véritable concurrent, c’est vous-même. Et chaque dessin, chaque échec, chaque succès, est une étape sur le chemin de votre propre maîtrise artistique.
J’espère que cet article vous a apporté des perspectives et des outils pour mieux gérer la comparaison en dessin. Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à les partager ci-dessous. Bon dessin à tous !
Les risques de ce sentiment d’illégitimité dans le dessin
Le manque d’estime de soi et de son travail peut même pousser à arrêter de dessiner. On se dit : « À quoi bon ? De toute façon je ne pourrai jamais progresser. » On perd toute sa motivation.
À cause du syndrome de l’imposteur en dessin, on ne dessine plus par peur du résultat. Et c’est un cercle vicieux car, moins on dessine, moins on s’améliore !
Le sentiment d’illégitimité peut aussi empêcher de demander de l’argent pour ses dessins. On juge que ce que l’on fait n’a pas de valeur, donc pourquoi ferait-on payer ?
Et si l’on ne se fait par payer, cela nous empêche donc de devenir professionnel. Sans compter que les « vrais » professionnels risqueraient de juger que l’on n’a pas notre place parmi eux !
On se dit qu’on deviendra pro le jour où on se sentira « assez bon ». Mais le problème est que souvent, on ne se jugera jamais assez bon…
Le syndrome de l’imposteur en dessin est ce qu’on appelle en psychologie une « croyance limitante ». C’est un obstacle que l’on se met à nous-mêmes et qui nous retient d’avancer. Or, si l’on veut vraiment progresser un jour, il va bien falloir s’en débarrasser !
La différence entre le niveau réel et l’estime de soi du dessinateur
La première chose qu’il faut comprendre, c’est que le syndrome de l’imposteur en dessin n’a rien à voir avec le niveau réel du dessinateur.
Quelles que soient nos capacités, on se compare toujours à plus fort que soi, en oubliant totalement ceux qui sont derrière nous.

Pourquoi ne pas se comparer à soit-même ? C’est le cas avec ce avant/après de Nathalie, élève de la formation pour apprendre le dessin d’observation.
C’est une vision altérée de la réalité. On manque de recul. On ne se rend pas compte que le problème est dans notre tête, et pas dans nos compétences ou notre absence de compétence !
Si l’on veut parvenir à continuer son chemin et à dessiner mieux, il faut absolument faire ce travail sur soi pour se débarrasser de son sentiment d’illégitimité. Tant que l’on se comparera à plus fort que soi, la progression objective n’y changera rien.
Combattre l’impression d’incompétence pour mieux dessiner
Si vous pensez être concernés par ce manque d’estime de vous, voici trois pistes pour vous aider à combattre le syndrome de l’imposteur en dessin.
Vous êtes toujours le maître de quelqu’un et l’élève d’un autre
Voilà une phrase qui m’a personnellement libérée. Vous êtes toujours le maître de quelqu’un et l’élève d’un autre. Vous ne voyez que ceux qui dessinent mieux que vous parce que c’est sur eux que votre regard se braque, mais derrière vous il y a des centaines de personnes qui débutent et qui rêveraient d’avoir votre niveau actuel.
Les artistes que vous admirez ressentent exactement la même chose face à leurs propres maîtres. La hiérarchie ne s’arrête jamais en haut. Acceptez que votre position dans cette chaîne est mobile, qu’elle évolue avec chaque heure de pratique, et que la comparer à celle d’un autre n’a aucun sens. Personne n’est exactement au même endroit du chemin que vous.
Le dessin est un chemin
Il faut parvenir à comprendre que le dessin est un chemin et non pas un objectif. Il n’y a pas de bouton « on/off » ou « bon/pas bon ».
Il y a en revanche des choses que l’on maîtrise plus que d’autres. Comme si on avait un pourcentage de maîtrise pour chaque domaine ou sujet.
La ligne d’arrivée n’existe pas en dessin. On pourra toujours progresser sur différents aspects.
Arrêter d’être dur avec soi
Lorsqu’on se compare aux autres, c’est toujours aux plus forts, et c’est une source de souffrance.
Il faut bien comprendre que chacun est unique, avec sa personnalité et ses points forts. On ne peut pas se comparer à quelqu’un qui ne pense pas les mêmes choses et s’intéresse à d’autres aspects du dessin.
Il y a tellement de paramètres à prendre en compte : trait, couleur, composition, ombres et lumière… On peut très bien en maîtriser certains et toujours avoir besoin d’en travailler d’autres ;)
Faire confiance au processus
Rappelez-vous toujours qu’on ne naît pas talentueux. C’est uniquement par la pratique que l’on s’améliore.
Plus je pratique, mieux je dessine. Ce n’est que le temps qui me sépare d’un « bon niveau en dessin ».
Comme dans un marathon, il faut regarder droit devant soi, vers son objectif, et non pas au niveau de ses jambes. Progresser en dessin, on le fait heure après heure de dessin. Il faut savoir tenir sur la distance.

Ce sentiment d’illégitimité est habituellement crée par un manque de reconnaissance de nos pairs (c’est à dire, d’autres dessinateurs).
Et c’est d’ailleurs pour cette raison que nous sommes tous obsédés par le nombre de likes et commentaires sur nos dessins !
L’addiction aux likes en dessin est un phénomène de plus en plus important que j’ai pu observer sur les réseaux sociaux. Des communautés de dessinateurs et notamment des groupes Facebook sont parfois exclusivement fondés sur la recherche d’approbation de leurs membres. Cela peut en effet aider à gagner en confiance et en estime de soi… Mais nous allons voir que cela peut aussi être un frein à notre progression dans le dessin !
La recherche d’approbation en tant que dessinateur
Sur les réseaux sociaux, et plus particulièrement sur Facebook, de nombreux dessinateurs postent leurs dessins dans l’attente de recevoir des likes. Et cela semble très important pour eux !
Pourquoi chercher des likes sur les réseaux sociaux
Lorsque l’on cherche à recevoir des likes sur nos dessins, nous voulons en réalité 3 choses :
- L’approbation de notre travai
- La reconnaissance de notre statut d’artiste
- L’appartenance à une communauté
Et c’est un comportement parfaitement normal ! Chacun a besoin de se sentir valorisé et apprécié.
Renforcer l’estime de soi et la motivation
Rechercher l’estime et la reconnaissance des autres est loin d’être un mal. La quête de retours positifs est même plutôt bon pour notre motivation et nous pousse à continuer de dessiner.
On se met une sorte de pression positive vis-à-vis de la communauté qui nous suit. On ne veut pas les décevoir en arrêtant.

De plus, on peut aussi se lancer des défis qui nous font progresser, comme le défi Inktober au mois d’octobre. Cette méthode m’a moi-même aidée à lancer ce blog :)
Le problème de l’addiction aux likes en dessin
Mais à force de rechercher cette forme d’approbation, on peut rapidement développer une certaine addiction aux likes en dessin !
Pourquoi parler d’addiction aux likes
Si je choisis le terme d’« addiction », c’est parce que les likes peuvent devenir notre seule raison de continuer à dessiner. Un jour, si l’on ne reçoit pas de like, on peut subitement cesser d’ouvrir notre carnet de croquis.
Notre dessin ne suscite aucune réaction. On se dit qu’on a fait du mauvais travail. On perd en confiance en soi et on se dit qu’on ne progressera plus.
L’addiction aux likes en dessin peut entraîner une forte démotivation.
Se recentrer sur l’essentiel pour progresser en dessin
En dessin comme ailleurs, il est important de ne pas dépendre du regard des autres. Attendre la reconnaissance pour continuer à dessiner, c’est une quête sans fin ! Il n’y a plus de véritable « travail » de notre technique, seulement l’envie de toujours faire mieux.

Il faut toujours se souvenir que l’on fait cela par passion. C’est parce qu’on aime dessiner que l’on dessine, et non pas pour briller aux yeux des autres.
La préférence pour des avis constructifs sur ses dessins
Mais je le répète : la recherche d’approbation est pourtant normale et très motivante. Il faut donc savoir transformer notre addiction aux likes en dessin en quelque chose d’autre…
Un like n’apporte rien de concret
D’abord, il faut comprendre qu’un like, ça n’apporte rien de concret. Rien qui nous fasse avancer réellement.
Par exemple, si vous dessinez un personnage de série, il se peut très bien que les personnes qui likent aiment en réalité la série, et non votre dessin. Peut-être que les personnes qui likent le font pour vous faire plaisir, parce qu’elles vous aiment bien et qu’elles cherchent à vous encourager.
Un like, en soi, n’a pas vraiment de valeur.
Préférer la recherche de commentaires constructifs
Les commentaires, en revanche, sont beaucoup plus intéressants… Enfin, les commentaires constructifs et, de préférence, de la part d’autres dessinateurs !
Cela peut être des commentaires positifs, comme : « J’aime beaucoup ton traitement de la couleur. » Ils vous aident à définir vos points forts pour mieux les utiliser.
Cela peut aussi être des commentaires plus critiques, comme : « Je crois qu’il y a un problème de perspective dans ton dessin… » Ils peuvent alors vous permettre de travailler vos points faibles et de produire un dessin final de meilleure qualité.
Il est en fait très intéressant de poster des dessins en cours. On les adapte au fur et à mesure des conseils et des remarques que l’on reçoit et on progresse sans s’en rendre compte !

L’intégration d’une communauté de dessinateurs
Sur Internet, il existe de très nombreuses communautés de dessin.
Afin de recevoir tous les bienfaits du regard des autres, vous pouvez par exemple choisir un site de dessin spécialisé, comme DeviantArt. Même si ce site est aujourd’hui un peu désert, il reste un excellent moyen de s’entourer de quelques dessinateurs qui vous aideront à progresser en dessin.
Il existe également de très nombreuses communautés pour vous pousser à dessiner tous les jours. Pour recevoir des avis constructifs qui vous aideront vraiment, préférez les groupes les plus actifs aux plus gros !
J’en profite d’ailleurs pour vous inviter à rejoindre le Discord du Carnet Digital, que j’ai justement créé dans cette optique d’entraide et de progression commune. L’addiction aux likes en dessin peut toujours être transformée en quelque chose de positif !
Et si vous ne savez pas par où commencer pour reprendre confiance ?
Je vous offre mon atelier gratuit Oeil d’artiste en 1 heure. C’est une méthode concrète pour débloquer votre regard et retrouver le plaisir de dessiner, même si vous n’avez pas ouvert votre carnet depuis longtemps. Le syndrome de l’imposteur s’atténue d’abord par la pratique : autant repartir sur de bonnes bases.
Et si vous recevez des critiques ?
En conclusion, retenez l’image du marathonien : il regarde la ligne d’arrivée qu’il s’est fixée, pas le coureur à côté de lui. Le seul objectif qui compte est de se dépasser soi-même, foulée après foulée, dessin après dessin. Devenir meilleur en dessin, c’est une course contre soi.



Une des principales sources du doute qui hante les artistes vient du fait qu’ils ne sont généralement pas capables de répondre à la question pourtant simple : QU’EST-CE QUE L’ART ET À QUOI ÇA SERT DANS LA VIE ? Pour ne réponse, lisez « L’art est un média de masse » de Claude Philippe Nolin.