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Illustrateur : comment réussir sa reconversion professionnelle

Chang­er de vie pour se lancer dans un méti­er créatif comme celui d’illus­tra­teur attire de plus en plus de per­son­nes. Beau­coup de salariés ressen­tent ce besoin de don­ner un nou­veau sens à leur par­cours et de chang­er de voie pro­fes­sion­nelle pour vivre de leur art.

Voir même de se recon­necter peut-être à une pas­sion qu’on avait dû enfouir pour cer­taines raisons.

Mais com­ment réus­sir sa recon­ver­sion pro­fes­sion­nelle vers l’illus­tra­tion ? Com­ment trans­formez votre pas­sion en activ­ité pro­fes­sion­nelle ?

Cet arti­cle pro­pose un guide com­plet, étape par étape, pour com­pren­dre le méti­er, choisir la bonne voie et s’as­sur­er de pos­er des bases solides.

Lire jusqu’au bout vous per­me­t­tra de décou­vrir com­ment appren­dre le méti­er d’il­lus­tra­teur ou d’illus­tra­trice, quelles for­ma­tions priv­ilégi­er, com­ment con­stru­ire un port­fo­lio qui attire des clients, et surtout pourquoi s’en­tour­er d’un men­tor peut faire toute la dif­férence et accélér­er votre con­ver­sion.

Comprendre le métier d’illustrateur

Qu’est-ce qu’un illustrateur ?

Un illus­tra­teur est un méti­er à la fois artis­tique et tech­nique. Il met en image des idées, des con­cepts ou des réc­its. Cela peut aller de l’édi­tion jeunesse au design graphique pour une agence de com­mu­ni­ca­tion, en pas­sant par la pub­lic­ité, l’an­i­ma­tion ou le jeu vidéo.

3 styles dif­férents que j’ai dû adopter pour 3 pro­jets dif­férents

Le tra­vail repose sur un bon coup de cray­on, mais peut aus­si repos­er sur la maîtrise des logi­ciels de con­cep­tion graphique comme Pho­to­shop ou les logi­ciels de CAO (assistée par ordi­na­teur).

Illus­tra­tion de Valérie, une de mes élèves

Exercer ce méti­er sup­pose d’appren­dre les fon­da­men­taux du dessin (formes, pro­por­tions, per­spec­tive) et de s’adapter aux exi­gences du marché de l’emploi. Si le salaire d’un illus­tra­teur varie, la moti­va­tion prin­ci­pale reste sou­vent de vivre de son art plutôt que de vis­er des métiers qui recru­tent mas­sive­ment.

Les différents types d’illustration

Le domaine de l’il­lus­tra­tion est vaste : livre jeunesse, sci­en­tifique, pub­lic­i­taire, mode, ou encore illus­tra­teur tech­nique. Chaque spé­cial­ité a ses con­traintes à respecter et ses codes visuels. Cer­tains se rap­prochent du méti­er de dessi­na­teur clas­sique, comme un por­traitiste, un car­i­ca­tur­iste qui recopierait la réal­ité, et d’autres se baseront sur le dessin d’imag­i­na­tion afin de créer des oeu­vres racon­tant une his­toire : auteur de BD, man­ga, créa­tion de livres pour enfant, ani­ma­tion ou même con­cept-artist pour jeu vidéo.

Max­ence Albanel, ancien élève a auto-édité son pro­pre livre.

C’est aus­si bien évidem­ment, un méti­er pas­sion : il part sou­vent d’un plaisir à pra­ti­quer le dessin, pour ensuite amen­er vers un moyen de financer l’ac­tiv­ité pro­fes­sion­nelle­ment.

Les compétences clés d’un illustrateur

Selon moi, pour faire un méti­er d’il­lus­tra­tion, il faut :

  1. Un niveau en dessin solide (en pas­sant par un par­cours de for­ma­tion ou en appren­nant en tant qu’au­to­di­dacte). Si vous débutez com­plète­ment, con­sul­tez notre guide com­plet pour appren­dre à dessin­er.
  2. Un maîtrise de l’util­i­sa­tion des logi­ciels mod­ernes comme Adobe Pho­to­shop par exem­ple (c’est pourquoi je pro­pose une for­ma­tion com­plète sur le sujet)
  3. La capac­ité à s’adapter aux exi­gences de dif­férents clients et pro­jets.
  4. Et surtout la pas­sion du dessin, indis­pens­able pour rester motivé sur la durée.

Les étapes de la reconversion professionnelle

1. Évaluer son parcours professionnel

Avant de vous lancer dans une recon­ver­sion dans le domaine de l’il­lus­tra­tion, il est essen­tiel d’é­val­uer son par­cours pro­fes­sion­nel et définir ce qui pour­rait être un avan­tage dans votre futur car­rière.

Si c’est quelque chose que vous souhaitez faire avec moi, sachez que c’est pos­si­ble grâce à un bilan de com­pé­tences.

Cette étape per­met d’i­den­ti­fi­er vos atouts trans­férables (rigueur, ges­tion de pro­jet, créa­tiv­ité déjà exis­tante) et vos man­ques (ex. faible niveau en dessin ou mécon­nais­sance des logi­ciels de dessin). Cette tran­si­tion pro­fes­sion­nelle demande de bien acquérir des con­nais­sances spé­ci­fiques au méti­er.

Evidem­ment cette étape peut être faites seul, mais avoir un regard extérieur sur son pro­fil par un pro­fes­sion­nel pour devenir pro­fes­sion­nel est mal­gré tout un rac­cour­cis de temps (et poten­tielle­ment d’ar­gent) indé­ni­able.

3. Analyser sa santé financière

Un salarié qui souhaite chang­er de méti­er doit aus­si analyser sa sit­u­a­tion finan­cière : envis­ager une péri­ode de temps par­tiel pour sécuris­er la tran­si­tion.

En effet, on a sou­vent trop ten­dance à sous-estimer le temps qu’il nous fau­dra pour avoir notre pre­mier con­trat payé. Sachez que le salaire peut vari­er énor­mé­ment en début de car­rière, et il est très dif­fi­cile de se sen­tir inspiré pour créer si vous êtes anx­ieux à l’idée de ne pas arriv­er à pay­er les fac­tures en fin de mois. Pour vous don­ner un ordre d’idée, mes élèves les plus sérieux met­tent env­i­ron 3 ans après leur recon­ver­sion pro­fes­sion­nelle afin de se sen­tir plus en sécu­rité finan­cière grâce à leur activ­ité.

2. Déterminer en détail son projet de reconversion

Un bon pro­jet de recon­ver­sion doit répon­dre à trois ques­tions :

  1. Pourquoi souhaitez-vous vous lancer ? (pas­sion, quête de sens, lib­erté du free­lance…)
  2. Com­ment allez-vous financer et organ­is­er la tran­si­tion ?
  3. Quel futur méti­er visez-vous exacte­ment : illus­tra­teur, design­er, ou autre méti­er créatif ?

C’est à ce moment que l’on décide s’il s’ag­it de se recon­ver­tir vers un méti­er con­nexe (par exem­ple pass­er de graphiste à illus­tra­teur, ou d’un méti­er de pho­tographe vers le méti­er d’il­lus­tra­teur) ou de chang­er de voie plus rad­i­cale­ment.

Ce pro­jet de recon­ver­sion, lui aus­si, peut être crée en parte­nar­i­at avec une per­son­ne ayant un meilleur aperçu des dif­férents métiers afin de vous guider au mieux.

J’ai moi-même de nom­breux élèves en recon­ver­sion et il est indé­ni­able que le fait d’être accom­pa­g­né a une grande influ­ence sur le pour­cent­age de chances de réus­site.

Ce n’est évidem­ment pas indis­pens­able, mais vous serez en con­cur­rence avec d’autres illus­tra­teurs. Si eux se for­ment, et que vous non, il y a des grandes chances que ce soient eux qui récupèrent les con­trats.

3. Choisir le bon métier créatif

Cer­tains choi­sis­sent l’illus­tra­tion comme futur méti­er, d’autres se diri­gent vers le design graphique, l’an­i­ma­tion, ou encore le con­cept art. Bien choisir demande de tester : par­ticiper à des stages, suiv­re un prof de dessin, don­ner des cours, ou rejoin­dre un ate­lier créatif. Une recon­ver­sion pro­fes­sion­nelle comme celle-ci demande d’ex­plor­er pour trou­ver sa voie.

atelier modele vivant nu pres de chez vous
Vous pou­vez rejoin­dre un ate­lier de mod­èle vivant, mais ce n’est pas ce qui vous ren­dra pro­fes­sion­nel pour autant.

Devenir illustrateur : formations et certifications

Les formations disponibles pour illustrateurs

Il existe de nom­breuses for­ma­tions en ligne, for­ma­tion à dis­tance, écoles privées et écoles spé­cial­isées. On peut suiv­re une for­ma­tion après le bac, vis­er un BTS ou un diplôme de niveau bac, voire un diplôme d’É­tat.

En vérité, savoir quel cur­sus choisir, dépend grande­ment de votre âge. Car en effet, cer­taines écoles d’art refusent l’en­trée aux plus de 25 ans par exem­ple.

Il existe des écoles de recon­ver­sions pour adulte, mais les retours que j’en ai eu de mes élèves (surtout en illus­tra­tion), sont en grandes majorités négat­ifs.

Ren­seignez-vous donc sur ces écoles, et essayez (si vous le pou­vez) de con­tac­ter leurs anciens élèves pour savoir ce qu’ils en ont pen­sé.

Sont-ils devenus pro­fes­sion­nels depuis ? Recom­man­dent-t’ils l’é­cole ?

Obtenir un diplôme ou une certification

J’ai un point de vue assez tranché sur les diplômes. Pour moi, ils ne ser­vent à rien.

J’ai moi-même un Bac +4 Con­cep­teur et illus­tra­teur (je suis même pas sûre de l’in­ti­t­ulé) qui ne m’a jamais été demandé, alors que je l’ai obtenu en 2012.

Donc à mon sens, si une école tente de vous ven­dre un cer­ti­fi­cat, c’est plus pour vous ras­sur­er implicite­ment que vous trou­verez automa­tique­ment du tra­vail en fin de cur­sus. Ce qui est mal­heureuse­ment rarement le cas.

Ah que le temps passe vite haha

Peut-être que l’é­cole que vous souhaitez rejoin­dre a des bons échos, et ce sera tou­jours un plus d’être diplômé de cette école par­ti­c­ulière, mais cela peut mal­heureuse­ment être aus­si l’in­verse.

Dans tous les cas, une fois décou­vert par votre pre­mier client, vous serez choisi sur votre style, votre niveau de dessin et vos con­nais­sances spé­ci­fiques sur un sujet. En aucun cas si vous avez obtenu ou non un bout de papi­er.

Se former en autodidacte

Beau­coup choi­sis­sent de devenir illus­tra­teur en auto­di­dacte, grâce aux for­ma­tions en ligne, aux tuto­riels et à la pra­tique quo­ti­di­enne. C’est pos­si­ble, et c’est sou­vent ce que je con­seille.

En créant un pro­gramme défi­ni spé­ciale­ment pour VOS objec­tifs (par exem­ple grâce à l’aide d’un pro­fesseur de dessin), vous irez plus vite car vous tra­vaillerez seule­ment les notions qui vous seront utiles pour votre futur méti­er.

Un avant/après impres­sion­nant de Valérie, après quelques mois en cours privé avec moi

Être auto­di­dacte réclame cepen­dant beau­coup de dis­ci­pline, ce qui peut être dif­fi­cile pour cer­tains pro­fils.

Cepen­dant tra­vailler votre dis­ci­pline est une com­pé­tence indipens­able d’un free­lance, car vous n’au­rez pas tou­jours un patron pour vous sur­veiller.

Selon moi, c’est donc un extrême­ment bon entraîne­ment, plutôt que de se retrou­ver trop «cou­vé» et finir par être totale­ment per­du, une fois votre diplôme en poche.

Développer ses compétences créatives

Pratiquer régulièrement l’illustration

L’essen­tiel pour vivre de son art reste la pra­tique. Il est don indis­pens­able de tra­vailler tous les jours, comme vous le feriez avec un méti­er clas­sique 5 jours sur 7.

Si vous avez du mal à garder le rythme, lisez notre arti­cle sur com­ment gér­er la perte de moti­va­tion.

Construire un portfolio solide

Les éléments essentiels d’un bon portfolio

Un bon book devrait être représen­tatif de votre style, et met­tre en avant votre dif­férence avec un autre dessi­na­teur. Le mieux est de le créer spé­ciale­ment pour le client que vous visez.
Je suis direc­trice artis­tique dans le milieu du jeu vidéo, par con­séquent, mon style peut s’adapter à beau­coup de pro­jets dif­férents.

Je n’i­rais pas démarcher un livre pour enfant de la même manière qu’un pro­jet de Jeu vidéo basé sur la sec­onde guerre mon­di­ale.
Adaptez votre porto­fo­lio, et vous vous garan­ti­rez d’aug­menter vos pour­cent­ages de réus­site.

Comment présenter ses travaux

Il doit idéale­ment s’adapter aux exi­gences du pro­jet. Il vous fau­dra peut-être adapter votre style afin de ren­tr­er dans les con­traintes tech­niques ou de temps du pro­jet, donc il peut val­oir le coup de faire un ou deux dessins spé­ciale­ment pour le pro­jet.

Si vous êtes en plein dans cette étape, sachez que j’ai une for­ma­tion sur le sujet, que vous pour­rez trou­ver en cliquent ici.

De plus, si vous souhaitez ven­dre vos oeuvres/toiles/peintures aux par­ti­c­uliers ou dans une galerie, il peut être impor­tant de choisir le cadre PARFAIT pour vos oeu­vres. Cela ne fera qu’aug­menter la valeur perçue de vos oeu­vres. C’est pour cette rai­son que j’ai écrits tout un guide d’achat sur les cadres que vous pou­vez accéder en cli­quant ici.

Utiliser les plateformes en ligne

Être présent sur les réseaux soci­aux ne peut que aug­menter vos chances de vous faire remar­quer.
Behance, Art­Sta­tion ou même Insta­gram per­me­t­tent d’ex­pos­er ses travaux. Chaque réseau social ayant son type de pub­lic, je vous con­seille de bien vous ren­seign­er sur ce qui pour­rait être le plus utile pour votre style et les pro­jets sur lesquels vous voudriez tra­vailler.

Ces out­ils sont essen­tiels pour réus­sir sa recon­ver­sion et se faire remar­quer dans le domaine du dessin.

Réussir sa reconversion : conseils pratiques

Se créer un réseau professionnel

Le marché de l’emploi en illus­tra­tion se con­stru­it aus­si grâce aux rela­tions. Rejoin­dre une com­mu­nauté, échang­er avec des design­ers ou d’autres illus­tra­teurs, par­ticiper à des salons : tout cela peut aug­menter votre vis­i­bil­ité, et con­naître les bonnes per­son­nes.

Pas besoin pour autant d’être entouré d’autres illus­tra­teurs ! Au con­traire, être le seul illus­tra­teur de votre petit milieu peut-être béné­fique.
Etes-vous dans un club de plongée ? Ou de ran­don­née ? Qui sait, ces asso­ci­a­tions pour­raient avoir besoin de visuels pour pro­mou­voir leurs activ­ités !

Gérer les défis de la reconversion

Effectuer une recon­ver­sion pro­fes­sion­nelle demande courage et organ­i­sa­tion. Entre incer­ti­tudes finan­cières, doutes et cri­tiques, le plus dur est par­fois de garder le cap et éviter le doute. Être accom­pa­g­né par un coach ou un men­tor qui a déjà aidé d’autres artistes peut trans­former l’ex­péri­ence et surtout met­tre toutes les chances de votre côté.

C’est aus­si inve­stir en vous, et vous per­met de vous prou­ver indi­recte­ment que votre rêve de devenir illus­tra­teur est quelque chose que vous prenez au sérieux et investis­sez toutes les chances de votre côté afin de réus­sir.

J’ai coaché de nom­breuses per­son­nes de tous âges qui souhait­ent se recon­ver­tir. Cer­tains ont réus­si et sont devenus illus­tra­teurs pour enfant, tatoueurs, ou même vendent leurs pro­pres oeu­vres.
D’autres ont aban­don­né, et on gardé le dessin comme hob­by.
Mais dans les deux cas, ils se sont don­né toutes les chances de leur côté et se sont lancés.

Le chemin long et peut être démo­ti­vant, mais pou­voir vivre de son art est un sen­ti­ment de sat­is­fac­tion intense que je ne peux que vous souhaiter.

Si vous souhaitez me par­ler de votre pro­jet, vous pou­vez me con­tac­ter en cli­quant ici.

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