APPRENEZ LE DESSIN EN LIGNE
grâce à la méthode des 7 visions

Pensez et observez comme un artiste, dessinez comme eux.

Comment dessiner d’après imagination ?

Bon. Vous com­mencez à avoir un petit niveau, vous vous êtes per­fec­tion­né petit à petit et vous pra­tiquez régulière­ment.

D’ailleurs, recopi­er la réal­ité du monde réel fait par­tie les choses que vous maîtrisez à peu près. La copie ne vous fait plus peur et vous maîtrisez peut-être même un logi­ciel de dessin tel que Pho­to­shop.

Et pour­tant, mal­gré tout, vos créa­tions d’imag­i­na­tion sem­blent être fait par un enfant…

Seule­ment voilà, un prob­lème sub­siste : com­ment dessin­er d’imag­i­na­tion ?

Différence entre DESSIN d’imagination et DESSIN d’Observation

Avant toute chose, com­prenez que obser­va­tion et créa­tion ne suiv­ent pas le même fonc­tion­nement men­tal.

Le dessin d’imagination, à l’inverse du dessin d’observation, d’étude, de copie (ou académique), n’utilise pas les mêmes sché­mas de pen­sée dans notre cerveau, et surtout ne réclame pas les mêmes con­nais­sances.
Vous pou­vez très bien dessin­er à la per­fec­tion un nu académique où on apercevrait la struc­ture des mus­cles et du squelette du mod­èle sans pour autant com­pren­dre l’anatomie.

Le dessin d’imagination, n’est plus une sim­ple activ­ité de copi­er-coller d’éléments qui nous entoure.

Votre observation n’est pas encore assez précise

Il est impos­si­ble de savoir dessin­er un lion si vous n’en avais jamais réelle­ment observé un. Et si votre «oeil», votre obser­va­tion ne vous le per­met pas, alors soyons clair : vous ne pour­rez pas dessin­er d’après imag­i­na­tion si vous n’avez pas un bon niveau d’ob­ser­va­tion.
C’est pourquoi la for­ma­tion «Appren­dre le Dessin d’Ob­ser­va­tion» est LA for­ma­tion que je com­mence à la plu­part des artistes.

Appren­dre les bases du DESSIN

Maîtrisez rapi­de­ment les fon­da­men­taux du Dessin d’Observation

Ne sous estimez pas le dessin d’ob­ser­va­tion. C’est l’er­reur prin­ci­pale que font les artistes ! N’ou­bliez pas : un bon niveau d’ob­ser­va­tion est indis­pens­able. J’en par­le ici.

Quand vous dessinez, vous ne vous posez pas les bonnes questions

Lors de vos prochaines séances d’études, il va fal­loir mieux com­pren­dre ce que vous recopiez et non plus sim­ple­ment copi­er comme une imp­ri­mante. Pour cela, la méth­ode de prise de mesure ou même l’horrible tech­nique de la grille risque d’avoir ses lim­ites.
La prochaine fois que vous suiv­ez un cours de mod­èle vivant posez-vous les bonnes ques­tions. “Quel est ce vol­ume que j’aperçois à cet endroit ? Et ce creux ici ? Ces lunettes sont-t-elles en per­spec­tive ? Où est placée la ligne d’horizon ? Le point de fuite ? ”. Il en va de même lors de votre prochaine étude de décor. « Pourquoi la couleur de cette mon­tagne est-t-elle plus claire que celle-ci ? » Et quelles sont les mass­es qui com­posent cet arbre ? »

Certes, vous risquez un peu de per­dre vos repères et vos pro­duc­tions risquent de stag­n­er voir de régress­er. Les résul­tats ne vous sem­bleront plus au ren­dez-vous… mais cela ne veut pas dire que lors de votre prochain paint­ing d’imagination, vous n’aurez pas acquis cer­taines choses et que cela ne se ressen­ti­ra pas dans votre pro­gres­sion de l’apprentissage du dessin !

Je vous con­seille aus­si de lire l’article « 8 ques­tions à se pos­er lorsque vous dessinez » sur le sujet. Cela devrait vous aider.

Bien débuter en DESSIN

Une for­ma­tion gra­tu­ite en 5 jours pour com­mencer avec de bonnes bases votre appren­tis­sage du dessin.

Exer­ci­ces, astuces et con­seils — Garan­ti sans frus­tra­tion ni démo­ti­va­tion ! 

En plus elle est gra­tu­ite ;)

Vous n’utilisez pas de références

Vous devriez tou­jours utilis­er des pho­tos références. Et c’est encore plus vrai si vous êtes un artiste débu­tant !

C’est ce qui vous per­me­t­tra à coup sûr d’avoir un dessin sen­si­ble ain­si qu’une véri­ta­ble justesse dans votre dessin. Qu’on soit clair : il n’est pas hon­teux d’utiliser des pho­tos de références. Même les plus grands artistes en utilisent.

Utilisez des références pour tout : anatomie, cadrage, com­po­si­tion, design d’objets, ambiances col­orées mais aus­si types de lumières (lumières direc­tion­nelles ou ponctuelles, col­orées, directe ou indi­recte etc..)

Vous pou­vez même utilis­er un car­net de cro­quis spé­cial pour pren­dre des notes sur vos références afin de bien les com­pren­dre et de les mémoris­er.

Si vous avez des dif­fi­cultés à organ­is­er vos références, je vous pro­pose mes astuces dans cet arti­cle.

Vous ne comprenez pas ce que vous dessinez

Si vous n’avez pas réelle­ment com­prit les détails que vous recopiez, cela veut tout sim­ple­ment dire que vous n’avez pas encore acquis cer­taines bases en dessin. Cepen­dant, cela veut aus­si dire que votre oeil est très effi­cace. En somme, vous êtes un très bon obser­va­teur et c’est un très bon point !

Vous n’avez pas retenu ce que vous avez dessiné

Il est tout à fait pos­si­ble que vous l’ayez com­pris, mais que vous ne l’ayez pas encore retenus. Auquel cas, pas de panique, forcez-vous à redessin­er de tête en util­isant un min­i­mum de références. À la place utilisez votre bib­lio­thèque men­tale (ou votre visu­al­i­sa­tion). Cela vous deman­dera plus d’ef­forts et de con­cen­tra­tion, et vos dessins com­porteront peut-être plus de défauts, mais une fois ter­miné, faites des recherch­es de références pour vous cor­riger.

Retenir par coeur vous per­me­t­tra d’u­tilis­er de moins en moins besoin de références. Cette tech­nique est par­ti­c­ulière­ment utile si vous tra­vaillez votre anatomie.

Simplifier pour mieux retenir

Une autre méth­ode pour pou­voir retenir plus facile­ment con­siste à sim­pli­fi­er la réal­ité (un corps humain, un objet com­plexe, un élé­ment organique ou des infor­ma­tions de couleurs). Utilisez des formes géométriques sim­ples pour représen­ter l’anatomie par exem­ple est un très bon moyen de mieux retenir l’anatomie humaine.

Cela vous per­me­t­tra aus­si de mieux manip­uler vos vol­umes dans un espace en trois dimen­sions.

Si vous avez des dif­fi­cultés avec le fait de manip­uler des formes géométriques dans un espace 3D vous pou­vez aus­si un logi­ciel de mod­éli­sa­tion 3D type Blender ou Google Sketch Up.

Une fois après avoir mémorisé les formes glob­ales, il vous sera plus sim­ple de retenir une image men­tale, et même aller jusqu’à une scène entière pour ensuite rajouter des détails.

Vous mixez plusieurs références entre elles

À l’in­verse vous fusion­nez plusieurs références (ce qui est bien), mais vous vous reposez trop sur elles afin de créer votre image.

En somme, vous ne faites que repro­duire ce que vous voyez en face de vous. Résul­tat : un dessin ban­cal, pas du tout maitrisé et qui ne cor­re­spond pas du tout à ce que vous imag­iniez «Je n’ai pas trou­vé de références pour mon vais­seau en con­tre-plongé, alors je l’ai fait de pro­fil».

Vous n’avez pas de méthodologie

Un des gros prob­lèmes quand on est débu­tant. Vous ne savez pas vrai­ment par où com­mencer… «Pourquoi ne pas com­mencer par le vis­age de mon magi­cien ?»

Hmm.. mau­vaise idée.

Tra­vailler de cette manière, plus dans la « pro­jec­tion » que dans l’utilisation de votre mémoire à court terme vous per­me­t­tra à terme, de dévelop­per votre style per­son­nel, mais d’arriver beau­coup plus facile­ment à visu­alis­er men­tale­ment toutes les facettes de votre illus­tra­tion. Petit à petit cela devien­dra une sec­onde nature.

Vous pour­rez vous déplac­er dans votre envi­ron­nement « virtuel », comme si vous étiez dans un espace en trois dimen­sions.

En somme vous serez plus libre de dessin­er ce que vous souhaitez, sans dépen­dre d’une pho­to de référence.

Tout ceci s’apprend, ce n’est pas inné. Cette méthodolo­gie, c’est d’ailleurs ce que j’enseigne dans la for­ma­tion « Pack for­ma­tion Illus­trez ce que vous avez en tête« .
On voit exacte­ment étape par étape COMMENT pass­er d’une pro­jec­tion men­tale flou à un dessin sur papi­er.

Illus­trez enfin ce que vous avez en tête

Une for­ma­tion com­plète qui vous guide en 7 étapes pour illus­tr­er votre pro­pre illus­tra­tion orig­i­nale !

Quelques conseils pour dessiner sans modèles

Privilégiez les poses courtes lors de vos séances de modèles vivants

Un bon exer­ci­ce pour tra­vailler sa mémoire visuelle est de regarder une pose pen­dant 1 minute, puis de la redessin­er en cachant votre référence. Prenez tout le temps néces­saire.
Plus vous fer­ez cet exer­ci­ce, plus vous aurez de facil­ité et donc plus vous aurez retenu de choses… pour à la fin n’avoir plus vrai­ment besoin de références et avoir un geste plus sûr.

Exem­ple de cro­quis réal­isés avec cette tech­nique

Privilégiez les activités qui favorisent l’imagination

Exercez au max­i­mum votre pro­jec­tion men­tale en priv­ilé­giant les activ­ités qui favoris­eront votre imag­i­na­tion.
Lec­ture, jeu vidéo (sans graphismes trop réal­iste), Jeu de Rôle etc… vous per­me­t­tra de voir plus pré­cise­ment les scènes et ain­si de les illus­tr­er.

Vous pou­vez aus­si rejoin­dre «Avoir de l’imag­i­na­tion et trou­ver son style». Je vous y partage pléthore de con­seils, exer­ci­ces et astuces pour ne jamais être face à la page blanche et ain­si exercer votre pro­jec­tion men­tale.

Je vous partage aus­si dans cet ati­cle, les activ­ités qui améliorent votre dessin sans dessin­er.

Apprenez les règles de la narration dans l’image

L’il­lus­tra­tion est un lan­gage. Quand vous dessinez une scène, vous voulez que le spec­ta­teur com­prenne ce qui s’y passe.
Il vous faut donc par­ler le même lan­gage que le spec­ta­teur. C’est ce qu’on appelle la nar­ra­tion.

On ne crée pas une illus­tra­tion qui racon­te quelque chose à l’in­stinct. Au con­traire. A la manière de l’ap­pren­tis­sage de la poésie, il faut appren­dre à écrire des let­tres, des mots, puis la con­ju­gai­son, les fig­ures de styles etc…
Il en va de même pour le dessin.

Les règles de nar­ra­tion sont assez com­plexe, mais je les ai regroupées dans la for­ma­tion «Pack for­ma­tion Illus­trez ce que vous avez en tête».
Vous pour­rez ain­si vos y référé si vous voulez être com­pris lorque vous créez une illus­tra­tion.

Faites le bilan

Une fois que vous avez finis un dessin ‑qu’il soit d’observation ou d’imagination- prenez quelques min­utes pour faire le bilan de ce que vous avez appris. Pourquoi d’ailleurs ne pas l’écrire sur votre blog ou votre galerie Art­sta­tion, deviantart etc ?
Avoir un texte écrit de quelques lignes sur inter­net pour­rait vous êtes utile si vous retombez dessus plusieurs années plus tard, mais pour­rait aus­si aider quelqu’un d’autre.

Pack formation Illustrez ce que vous avez en tête

Bon. Maintenant, on dessine d’imagination ?

Le diag­nos­tic est posé. Dans ma for­ma­tion Illus­trez ce que vous avez en tête, je vous partage ma méth­ode pour pass­er du « je sais que je bloque » au « je des­sine enfin ce que j’ai en tête » : observ­er comme un illus­tra­teur, sim­pli­fi­er en formes, con­stru­ire votre bib­lio­thèque men­tale, com­pos­er.

Conclusion

Voyez le dessin d’imag­i­na­tion comme un nou­veau chal­lenge de votre appren­tis­sage du dessin. On ne repart pas de zéro, mais presque, car cette fois-ci, vous avez un avan­tage de taille : vos yeux fonc­tion­nent bien.
Ain­si, quand vous aurez com­mencé à com­pren­dre quelques notions utiles au dessin d’imag­i­na­tion votre pro­duc­tion risque de s’amélior­er de manière ful­gu­rante, alors ne vous découragez pas, car vous êtes à deux doigts de pou­voir pro­pos­er au monde votre vision.

Ce serait bête d’a­ban­don­ner main­tenant.

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Un bon exercice pour travailler ses couleurs

Cette semaine, deux amis pas­sion­nés de Warham­mer ‑dont Julien Min­del– m’ont fait décou­vrir tout cet univers de fig­urines à pein­dre et avec lesquelles on livre bataille. Out­re le fait que bien évidem­ment tout est peint à l’aérographe et à la pein­ture « tra­di­tion­nelle » cela m’a don­né une bonne idée d’exercice pour tra­vailler ses couleurs. Je vous en par­le dans cet arti­cle.

Bien observer : est-ce obligatoire pour dessiner d’après imagination ?

Vos por­traits ne sont jamais vrai­ment ressem­blants ? Ils parais­sent sans vie ? Ils ne sont pas réal­istes ? Il y a fort à pari­er que vous ne maîtrisiez pas les bases du dessin. Eh oui, représen­ter ce qui vous entoure néces­site des préreq­uis : être à l’aise avec les per­spec­tives, les ombres et lumières ou encore les pro­por­tions…

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4 Responses
  1. «4/ PRIVILÉGIEZ LES POSES COURTES LORS DE VOS SÉANCES DE MODÈLES VIVANTS»

    Actuelle­ment mon école d’art pro­pose des pos­es de mod­èles vivants allant de 30 min­utes jusqu’à… 2 heures !! C’est énorme, à mon arrivée j’avais du mal à saisir l’in­térêt d’un tel temps de pose (Au détri­ment de la dynamique qui me stim­ule énor­mé­ment et me pousse à ren­dre le cro­quis le plus juste en le moins de temps pos­si­ble). Aujour­d’hui encore je me pose cette ques­tion. Selon l’en­seigne­ment, c’est une façon d’ap­pren­dre à observ­er et com­pren­dre ce qu’on des­sine, en s’at­tar­dant sur les détails du sujet. Mais je trou­ve ça dom­mage de «gâch­er» la présence d’un mod­èle vivant avec une pose sta­tique qui dure autant de temps. Je trou­ve que ça pousse surtout les élèves à pass­er trop de temps sur un seul et même dessin, et à juste­ment s’en­fon­cer dans/accumuler les erreurs sans s’apercevoir qu’il fal­lait s’ar­rêter avant.

    Voilà quelque chose qui me cha­grine assez et m’en­cour­age à trou­ver sat­is­fac­tion dans les «mod­èles vivants du quo­ti­di­en», c’est-à-dire dans les moyens de trans­port, dans la rue, à la mai­son… N’im­porte où ! C’est assez moti­vant de se dire qu’une per­son­ne pour­rait chang­er de pose ou dis­paraître au bout de peut-être quinze min­utes ou bien dix sec­on­des, et que je dois dessin­er le cro­quis le plus juste pen­dant cette por­tion de temps que je ne con­nais pas d’a­vance. Je crois que mes meilleurs cro­quis ont été faits dans la hâte provo­quée par cette «con­trainte» de temps.

  2. Très bonne idée d’ar­ti­cle, sur un sujet qui n’est pas facile du tout.

    Actuelle­ment, je tente l’ex­péri­ence de faire quelques études d’après référence puis de redessin­er dans la foulée ce que je viens d’é­tudi­er, mais sans ref. Mal­heureuse­ment, je ne le fais pas depuis assez longtemps pour voir si ça stim­ule vrai­ment ma mémoire visuelle.

    Mais j’es­saierai égale­ment de «regarder une pose pen­dant 1 minute, puis de la redessin­er en cachant votre référence. » qui me sem­ble un excel­lent exer­ci­ce !