APPRENEZ LE DESSIN EN LIGNE
grâce à la méthode des 7 visions

Pensez et observez comme un artiste, dessinez comme eux.

Comment se motiver à dessiner ?

Ça arrive à la plu­part d’entre nous. Vous êtes plein de bonnes inten­tions, vous prenez la déci­sion de dessin­er chaque jour et finale­ment, au bout de 2 semaines… plus rien. La moti­va­tion est par­tie, les résul­tats ne sont pas au ren­dez-vous et vos crayons ou votre tablette graphique pren­nent la pous­sière.
Le temps passe et la vie étant… vous n’avez pas fait un seul dessin en 6 mois.

Qui n’a pas ressen­ti ces phas­es une fois dans sa vie ? Je les ai moi-même vécu. De nom­breuses fois. De mes 8 ans à mes 14 ans, je n’ai d’ailleurs pra­tique­ment pas dess­iné. Et pour­tant, le dessin est ma pas­sion et j’aimais ça !

Mais alors com­ment garder la moti­va­tion de Dessin­er régulière­ment ?

La motivation est une humeur

Je pense que vous l’avez déjà remar­qué. Par­fois vous vous réveillez pleins d’én­ergie.
Vous voulez faire plein de choses dans votre journée : vous êtes motivé comme jamais !

Et par­fois, vous préfèreriez rester sous la cou­ette à regarder Game of Throne, tout en buvant un choco­lat chaud.

Pourquoi ?
Parce que par­fois on a de la moti­va­tion, et par­fois non.

Comme quand par­fois on est joyeux, et par­fois non.

La moti­va­tion est une humeur et heureuse­ment, vous pou­vez influ­encer cette humeur.

La perte de moti­va­tion d’une manière plus générale est tout à fait nor­male. Dans nos vies sur­bookées, il est facile de se per­dre sur Face­book à pro­cras­tin­er sans rai­son.

Par­fois, cela fait du bien et j’ai même envie de dire que c’est une phase par­fois néces­saire. Mais il me sem­ble impor­tant que cette mau­vaise habi­tude ne fasse pas par­tie inté­grante de notre vie.

Pour moi la pre­mière des choses à faire est de savoir pourquoi il y à perte de moti­va­tion.

Je vois 4 excus­es prin­ci­pales.
– “Je n’ai pas de résul­tat”
– “Le niveau des autres artistes me décourage”
– “Je prends plus de plaisir dans d’autres activ­ités”
– “Je n’ai pas le temps”

Avant de vous don­ner mes astuces pour vous «forcer» à être/rester motivé, sachez que tout dépend de votre état de moti­va­tion ini­tial, mais aus­si de votre humeur générale.

Combler ses besoins primaires

Imag­inez ça comme le jeu vidéo «Les Sims«
Lorsqu’un Sims a tous ses besoins comblés (= quand toutes ses bar­res sont vertes), vous pour­rez facile­ment lui faire faire des activ­ités sec­ondaires : pein­dre une toile, observ­er les étoiles, danser etc…
Mais si votre Sims est en dépres­sion car ses besoins ne sont pas comblés (=quand ses bar­res de besoin sont rouges), vous ne pour­rez rien en tir­er.

Vous êtes un Sims.

Si vos besoins pri­maires ne sont pas rem­plis vous ne serez JAMAIS motivé. Alors avant toute chose, prenez soin de vous :

  • Soyez en bonne san­té
  • Faites du sport régulière­ment
  • Mangez saine­ment
  • Prenez du temps pour être seul (médi­ta­tion, rester seul etc…)

Si ces besoins sont comblés, ALORS vous pour­rez penser à une activ­ité aus­si «sec­ondaire» que le dessin.

Le Dessin est un sport. Une course d’endurance même. Et si vous voulez gag­n­er, vous vous devez d’être réguli­er dans votre pra­tique. Et si je vous dis­ais que vous ne devriez pas compter sur votre moti­va­tion pour con­tin­uer de Dessin­er ? 

Pourquoi ? 

Parce que la moti­va­tion n’est qu’une humeur.

Raison 1. Vous n’avez pas le temps

Ahh, voilà l’ex­cuse numéro 1.
Appren­dre le dessin quand on est débu­tant : c’est ingrat.
On se rend bien compte que l’image que nous avions en tête n’a rien à voir une fois sur le papi­er, et c’est un sen­ti­ment extrême­ment frus­trant.

Du coup, on se retrou­ve à faire d’autres choses, car “appren­dre le dessin, c’est com­pliqué”.

J’ai un secret pour vous : appren­dre le dessin n’est pas si com­pliqué si on accepte le proces­sus d’apprentissage.

Ces autres activ­ités que vous préférez au dessin, à quoi ressem­blent-t-elles ? Posez-vous la ques­tion main­tenant. Quand vous ne dessinez pas, vous faites quoi ?

Est-ce que ces activ­ités vous appor­tent réelle­ment du plaisir ou vous faites ça “fautes de mieux”, “pour pass­er le temps”, parce que “ça détend” ?

J’ai déjà abor­dé le sujet plusieurs fois sur ce blog, mais il est extrême­ment dif­fi­cile à notre époque de ne pas être dis­trait par des activ­ités inutiles.
Net­flix, Insta­gram, Tik­Tok, Jeux Vidéo etc…

Je vous pro­pose un exer­ci­ce.
Lis­tez main­tenant toutes ces activ­ités que vous faites “pour le plaisir”, puis classez-les en 2 caté­gories.

Activ­ité dont je tire une expéri­ence” : un livre vous apporte une his­toire, un bon jeu vidéo vous fait vivre des émo­tions, un doc­u­men­taire vous apprend des choses sur le monde, etc.


Activ­ité dont je ne tire aucune expéri­ence” : par exem­ple, scroller la vie par­faite d’inconnus sur Insta­gram ne change rien à votre vie à part vous frus­tr­er.

C’est fait ? Bien. Main­tenant, est-ce que vous ne pour­riez pas rem­plac­er (voir enlever com­plète­ment) le temps passé sur cer­taines des activ­ités non pro­duc­tives pour le pass­er sur votre pra­tique du dessin ?

Vous n’êtes même pas obligé de réelle­ment dessin­er. Cela peut être un autre type d’activité qui vous per­me­t­tra d’attein­dre vos objec­tifs. Lire cet arti­cle par exem­ple ‑je l’espère- est un petit pas vous approchant de votre objec­tif !
De manière générale, priv­ilégiez les activ­ités pro­duc­tives aux non pro­duc­tives, parce que claire­ment per­son­ne ne dit sur son lit de mort “Ah si seule­ment j’avais plus scrol­lé Tik­Tok !

Le temps est une den­rée pré­cieuse
, dépensez-le dans des choses qui ten­dent à vous ren­dre meilleur et plus heureux. Si vous êtes sur ce blog, j’imagine que dessin­er est une activ­ité que vous aimez pra­ti­quer, alors exercez-vous !

Comment se motiver à dessiner : Le Challenge Court

L’idéal donc serait d’avoir des résul­tats rapi­de­ment. Et pour moi un des meilleur moyen est de s’imposer un chal­lenge, idéale­ment court avec un objec­tif pré­cis. Ce défi vous per­me­t­tra de faire de gros efforts sur une courte péri­ode, et ain­si d’avoir moins de chance d’abandonner. Vous pour­riez par exem­ple prof­iter de vos vacances pour vous impos­er 1 dessin par jours pen­dant un mois !

C’est d’ailleurs ce que je pro­pose
avec le Chal­lenge 30 jours.

Je vous con­seille de ranger tous vos dessins au fur à mesure et de n’y jeter un œil seule­ment quand vous aurez com­plété votre chal­lenge.

Ce type de chal­lenges fonc­tion­nent car ils sont «extra-ordi­naires», dans le sens où ils vous changent de l’or­di­naire.
Je pense réelle­ment que pour pro­gress­er rapi­de­ment dans n’im­porte quel domaine, il faut en faire une obses­sion.

Cer­tains (comme moi haha) ont ten­dance à être obsédé par cer­tains sujets, et c’est pourquoi ils pro­gressent si vite en si peu de temps !
J’ai par exem­ple appris la 3D en un mois, parce que j’é­tais obsédée par le logi­ciel Zbrush.
Je pas­sais mes journées à sculpter, et mes nuits à regarder des tutos sur YouTube.

Puis j’ai eu mon pre­mier con­trat en tant que sculp­trice 3D quelques mois plus tard pour un jeu vidéo VR !

Comment se motiver à dessiner chaques jours : Réduisez les «frictions»

La solu­tion est donc plutôt sim­ple : réduisez au max­i­mum les obsta­cles qui vous empêchent de vous y met­tre. J’ai ten­dance à appel­er cela des «fric­tions».
Si pour pein­dre un tableau à l’huile vous devez aller dans le gre­nier, trou­ver la bonne boîte à chaus­sure qui con­tient vos tubes de pein­ture bouchés, puis trou­ver la trousse con­tenant vos pinceaux, etc etc… vous allez avoir beau­coup de dif­fi­cultés pour pein­dre régulière­ment.

Ces obsta­cles (ou fric­tions) sont relat­ifs à cha­cun et je ne peux pas les enlever à votre place. Mais pour l’exemple voici ce que je ferais.

Je me lèverais tous les jours 30 min­utes plus tôt. À côté de mon café, j’aurais dis­posé un sim­ple car­net de post-it ain­si qu’un cray­on. Pen­dant que mon café refroid­it, je dessin­erais sim­ple­ment ce qui se trou­ve devant moi. La TV est éteinte et mon télé­phone est resté dans ma cham­bre.
Les 30 min­utes ter­minées et qu’importe l’état d’avancement du dessin, je collerais le post-it quelque part de voy­ant. Sur un mur ou sur mon fri­go par exem­ple.

Ain­si, chaque matin, je rajouterai un post-it dess­iné pen­dant mon café. Si jamais je ratais un jour, je n’oublierais pas de laiss­er un « trou » à la place du post-it man­quant afin de cass­er cette belle ligne si sat­is­faisante. Promis, demain, je ferais mon dessin ! 

Bref, vous l’avez com­pris : compter seule­ment sur la moti­va­tion ne vous aidera pas à dessin­er régulière­ment. Mais une rou­tine sim­ple et sans obsta­cle oui !

Comment ne jamais abandonner le dessin : se fixer un objectif atteignable

Sans bous­sole, on ne sait pas vers où se diriger, et on peut donc rapi­de­ment se sen­tir frus­tré.

Qu’est-ce que je fais réelle­ment ? Pourquoi je fais ça, au juste ? Qu’est-ce que ça va m’apporter ?

Autant de ques­tions qui se dressent sur la route de notre moti­va­tion !

Se fixer des objectifs précis

L’intérêt de se fix­er des objec­tifs en dessin est dou­ble :

  • Avancer plus effi­cace­ment
  • Mesur­er sa pro­gres­sion

Il est impor­tant de se pos­er les bonnes ques­tions dès le départ : Pourquoi je veux dessin­er ? Qu’est-ce que je veux savoir dessin­er ? Des por­traits ? Des paysages ? Com­ment je veux dessin­er ? En tra­di­tion­nel ? En dig­i­tal ?

Ces objec­tifs nous per­me­t­tent d’emprunter la bonne route dès le début, sans faire mille détours sur notre chemin.

En se fix­ant des objec­tifs à court, moyen et long terme, on peut égale­ment mesur­er nos pro­grès et observ­er nos accom­plisse­ments. Cela nous per­met de rester motiv­er tout au long de notre tra­jet !

Atten­tion cepen­dant, il y a une manière par­ti­c­ulière de se fix­er des objec­tifs, et je vous en par­le plus en détail dans l’ar­ti­cle :
Com­ment attein­dre ses objec­tifs en dessin ?

Fêter chaque petit progrès

Vous voyez cette image de l’âne qui avance vers la carotte sus­pendue devant lui ? C’est ce que l’on veut arriv­er à faire avec soi-même !
À la dif­férence que, nous, on pour­ra vrai­ment manger la carotte de temps en temps haha.

Un objec­tif, en soi, ce n’est pas une carotte. Le cerveau a du mal à se pro­jeter : l’accomplissement n’est pas assez sat­is­faisant.

C’est encore plus le cas si notre objec­tif est élevé : on risque de se démo­tiv­er sur le chemin qui nous y mène.

C’est pourquoi il est impor­tant de plac­er de petites carottes sur notre chemin, sur cha­cune des march­es de notre pro­gres­sion.

Par exem­ple, si l’on souhaite par­venir à courir 10 km, on notera la dis­tance par­cou­rue chaque fois que l’on va courir : 2, puis 3, puis 5 km, etc. Les chiffres sont de très bonnes carottes pour le cerveau !

On retrou­ve égale­ment les carottes dans les jeux vidéo, avec les sys­tèmes de trophées, d’animations ou de sons lorsque l’on effectue des accom­plisse­ments.

Si, et seule­ment si, vous vous êtes tenus à votre défi alors, offrez-vous une récom­pense que vous aurez définie en amont. Idéale­ment, cette récom­pense sera en lien avec votre objec­tif afin de créer un cer­cle vertueux : de nou­veaux crayons de couleurs, un art­book, le poster d’un artiste, que vous adorez, un cours avec moi haha.

C’est une tech­nique que j’utilise quo­ti­di­en­nement pour presque tout et n’importe quoi.

D’ailleurs l’écorché 3DTotal ain­si que les fig­urines Fig­ma sont des récom­pens­es que je me suis offertes suite à des défis per­son­nels.

Depuis, j’ai crée pleins de pos­es avec ces fig­urines, ce qui a amélioré mon dessin = cer­cle vertueux !

Ces carottes sont des « feed-back » posi­tifs sur nos actions. Des récom­pens­es pour notre cerveau.

Et si on se récom­pense pour nos « bonnes actions », on parvient à s’éduquer soi-même pour avancer dans la direc­tion que l’on souhaite… En l’occurrence, garder la moti­va­tion de dessin­er pour pro­gress­er !

C’est d’ailleurs pour ça que je dis sou­vent que les « likes » sur les réseaux soci­aux ne sont pas un bon sys­tème de feed-back. Cela nous rend dépen­dant des autres, de leur disponi­bil­ité et de leur juge­ment pour pro­gress­er.

Avec nos carottes per­son­nelles, on ne dépend de nous-mêmes  Avec la bous­sole, la carotte nous assure une pro­gres­sion sere­ine, lente et agréable.

Si vous souhaitez des idées de «récom­pens­es», j’avais fait une liste de cadeaux géni­aux pour des dessi­na­teurs, vous pou­vez la trou­ver ici.

Solution 4. Mettre en place une routine facile

 J’en par­le sou­vent : garder la moti­va­tion de dessin­er est sou­vent une affaire de rou­tine.

Mais com­ment faire lorsque cette rou­tine a été brisée, par exem­ple par des vacances ? Ou sim­ple­ment, com­ment faire pour faire pour enclencher cette rou­tine et s’y tenir ?

On le sait, plus on passe de temps sans dessin­er, plus il sera dif­fi­cile de s’y remet­tre.

Sans compter que, sou­vent, il est dif­fi­cile de s’y met­tre quand on réflé­chit trop : Quels crayons utilis­er, quels logi­ciels choisir, quoi dessin­er pour s’améliorer…

C’est pourquoi j’ai rem­placé la moti­va­tion par une rou­tine dessin.

Vu que c’est toute une mise en place, je vous redirige sur mon arti­cle qui vise à dessin­er tous les jours !
«Dessin­er tous les jours grâce à une rou­tine dessin ?»

Raison 2. Vous semblez ne pas progresser

Alors, évidem­ment, je ne vais pas vous ressor­tir le dis­cours habituel : s’améliorer en dessin prend du temps. Les artistes que vous admirez ne sont pas nés comme ça.
Ce n’est pas une his­toire de tal­ent ! Certes cer­tains ont sûre­ment des prédis­po­si­tions, mais le dessin est quelque chose qui s’acquiert et qui se pra­tique pour s’améliorer.
Si vous ne dessinez pas, vous ne vous amélior­erez pas.

Je vous ramène à mon arti­cle “Débu­tant : ne réfléchissez pas, dessinez !” pour encore plus de moti­va­tion.

Claire­ment si j’é­tais restée au dessin de gauche, j’au­rais prob­a­ble­ment per­du espoir aus­si :D

En clair, oui, on peut dire que je suis née sans tal­ent… Et cela ne m’a pas empêchée de cofondée mon stu­dio de Jeu Vidéo et de vivre du dessin aujourd’hui des années plus tard !

Solution pour rester motivé : l’avant/après

Peut-être dés­espérez-vous de ne pas voir vos dessin s’amélior­er ?

Il est dif­fi­cile voir impos­si­ble de juger que vous n’avez pas de résul­tats si vous ne com­parez pas le niveau que vous aviez avant de com­mencer à appren­dre réelle­ment le dessin.

C’est pourquoi vous vous devez de garder TOUS vos dessins !
Même s’ils ne vous plaisent pas, stock­ez les quelques parts et vous y revien­drez dans plusieurs mois ou années.
Vous pou­vez même aller encore plus loin en re-dessi­nant un ancien dessin à vous.

Sur inter­net, cela est même devenus un chal­lenge ! Le “draw this again chal­lenge” (“Défi : Des­sine à nou­veau”).

Je m’étais d’ailleurs moi-même prêté à l’exercice :

Voir cet avant/après vous remo­tivera à coup sûr dès que vous per­drez con­fi­ance en vous.
Je vous con­seille donc d’en faire régulière­ment.

Pourquoi ne pas poster vos avant/après dans le Dis­cord du Car­net Dig­i­tal ? Vous pour­riez même motiv­er d’autres per­son­nes.

Haha je reviens de loin…

Raison 3. Vous vous comparez

N’oubliez pas que les artistes que vous admirez n’ont sûre­ment pas les mêmes objec­tifs que vous, et ne dessi­nent pas depuis le même nom­bre d’années. Eux aus­si ont été débu­tant. Ils ont dû faire des sac­ri­fices pour en arriv­er là où ils en sont.
Énor­mé­ment d’artistes recon­nus aujourd’hui assu­ment qu’ils ont passé sou­vent 3 ans min­i­mum cloîtrés chez eux à dessin­er 10h par jours ! Êtes-vous prêt à faire ce sac­ri­fice ? À dire “non” à une sor­tie entre amis sous pré­texte que vous devez tra­vailler votre dessin ?

Le temps que vous passerez à dessin­er risque forte­ment d’être égal à votre poten­tiel de pro­gres­sion. Cepen­dant, il serait dom­mage de sac­ri­fi­er totale­ment sa vie pen­dant plusieurs années. À vous donc d’avoir un équili­bre qui vous con­vi­enne entre appren­tis­sages du dessin et loisirs.
Si vous con­sid­érez juste­ment le dessin comme un loisir, alors arrêtez de vous com­par­er au niveau des pro­fes­sion­nels qui font ça min­i­mum 8h par jour. Cela n’a juste aucun sens. Une fois cet état d’esprit en tête, je vous pro­pose quelques con­seils pour arrêter de se com­par­er.

Solution 1. La diète d’image

Une astuce facile à réalis­er. Si vous com­par­er con­stam­ment aux autres vous pousse à l’inactivité alors arrêtez tout sim­ple­ment de regarder les images des autres !
Fer­mez Art­sta­tion, Pin­ter­est, Insta­gram etc. et pro­duisez ! Je vous recom­mande d’ailleurs l’article “Débu­tants, ne réfléchissez pas trop, dessinez !” si vous ne l’avez pas encore lu.

Saviez-vous qu’en 2017 :

  • Craig Mullins (53 ans) des­sine depuis 35 ans
  • Jung Gi Kim (42 ans) et a rem­pli plus de 3 500 pages de cro­quis “pour le plaisir” !
  • Feng Zhu a 112 con­cepts arts seule­ment sur la pre­mière page de son site… et il y a 25 pages !
  • Picas­so : c’est 13 500 pein­tures, 10 000 gravures, 34 000 illus­tra­tions, 300 sculp­tures !
Une sim­ple recherche sur Google Image vous per­met de vous ren­dre compte de l’énorme pro­duc­tion de Feng Zhu !

Bref, vous l’aurez com­pris, les artistes que vous admirez ont pro­duit… énor­mé­ment pro­duit. N’oubliez donc pas qu’il est impos­si­ble de com­par­er ce qui n’est pas com­pa­ra­ble. Atteignez les chiffres de vos artistes préférés, et il y a fort à pari­er que vous soyez plus que sat­is­fait de votre pro­duc­tion.

Solution 2. Dessinez avant d’admirer

Une trop grande con­som­ma­tion de ces images peut vite être vous ren­dre compte que vous avez encore beau­coup de chemin à par­courir… ça a été sou­vent mon cas.
Faites donc atten­tion à ne pas être dans les extrêmes.

Pour ça, je vous con­seille de tou­jours pro­duire avant de con­som­mer !

Dessinez donc avant d’ad­mir­er !

Solution 3. Faire de la communauté vos alliés

L’une des meilleures façons de main­tenir sa moti­va­tion est de rejoin­dre une com­mu­nauté de pas­sion­nés. Un groupe apporte plusieurs avan­tages essen­tiels : des encour­age­ments pour sur­mon­ter les moments dif­fi­ciles, des con­seils et ressources pour pro­gress­er, une ému­la­tion pos­i­tive à tra­vers une com­péti­tion ami­cale, et surtout des échanges enrichissants autour de votre pas­sion. Ces inter­ac­tions régulières avec d’autres artistes vous aident naturelle­ment à rester motivé et con­cen­tré sur vos objec­tifs.

Faire par­tie d’un groupe qui partage vos objec­tifs est en effet par­ti­c­ulière­ment effi­cace pour garder votre moti­va­tion pour dessin­er.

Scendre et une partie des élèves de la formation "Apprendre le Dessin d'observation"
Petite pho­to avec les élèves de l’a­cadémie lors d’une sor­tie car­net de cro­quis !

Trouvez-vous un apprenti

Nous sommes tous l’expert de quelqu’un d’autre.

Même si vous ne dessinez que depuis 6 mois, vous avec plus de con­nais­sances qu’une per­son­ne qui des­sine depuis une semaine.
Alors aidez les autres.

Aider les autres, c’est s’aider soi-même.

Lorsque j’ai com­mencé à don­ner des cours de dessin en 2012, je ne dessi­nais pas plus que ça (je don­nais aus­si des cours de danse), et pour­tant mon niveau a a pro­gressé d’un coup !

Pourquoi ?

Tout sim­ple­ment parce que je venais de pass­er 4 ans à l’Ecole Emile Cohl à essay­er de com­pren­dre tout ce qu’on m’avait enseigné.
Une fois ces con­nais­sances plus ou moins com­pris­es, j’ai dû les “sim­pli­fi­er” pour les expli­quer à mes élèves. Et ce proces­sus men­tal n’a fait que con­solid­er mes con­nais­sances, me pous­sant à dessin­er de manière con­sciente et plus seule­ment instinc­tive comme j’avais ten­dance à le faire avant d’être pro­fesseure de dessin.

Enseign­er con­solide vos con­nais­sances.
Et avoir un ou plusieurs “appren­tis” est plus que béné­fique pour vous deux.
Vous ne voudriez pas que l’ap­pren­ti dépasse le maître, n’est-ce pas ?

Rejoindre une communauté de dessinateur en ligne

Mais que faire lorsqu’il n’y a pas de dessi­na­teurs dans notre entourage ? Ou lorsque l’on vit au fin fond d’une cam­pagne pro­fonde ? Être loin de la force et de l’énergie d’un groupe peut entraîn­er une démo­ti­va­tion rapi­de…

Heureuse­ment, inter­net est là pour nous aider. Si l’on sait bien le choisir, un groupe virtuel peut être plein de chaleur humaine !

Choi­sis­sez-le avec une ambiance bien­veil­lante et pos­i­tive. Cela vous aidera à sur­mon­ter les blocages et à garder votre moti­va­tion pour dessin­er, et même pour dessin­er tous les jours.

Mais prenez garde à l’addiction aux likes ! Cer­tains groupes sur les réseaux soci­aux con­sis­tent seule­ment à expos­er son tra­vail sans jamais nous aider à pro­gress­er.

C’est pourquoi il est égale­ment impor­tant que ce groupe vous expose égale­ment à la cri­tique con­struc­tive. Le but est d’obtenir un vrai retour et une vraie inter­ac­tion…

Pour rap­pel, le Dis­cord du Car­net Dig­i­tal pro­pose cet exer­ci­ce. En don­nant des avis sur les dessins des autres, c’est votre pro­pre niveau en dessin que vous aug­mentez !
On y priv­ilégie les échanges con­struc­tives aux likes qui flat­tent arti­fi­cielle­ment notre égo, et je serai ravi de vous y retrou­ver :)

De plus, je pro­pose par­fois des streams sur Twitch, cer­tains d’en­tres-vous m’ont dit que vous appré­ciez de venir me voir pein­dre en live, car juste­ment vous vous sen­tiez moins «seul», et vous pou­vez dis­cuter dans le tchat à d’autres dessi­na­teurs comme vous !

Quelques pein­tures faites en live,
si vous souhaitez vous en pro­curez, faites un tour sur le shop !

Développer son œil pour progresser en dessin

En effet, vous allez vite décou­vrir que le fait d’émettre vous-même une cri­tique con­struc­tive sur les dessins des autres est aus­si un excel­lent moyen de pro­gress­er vous-même. Dans un groupe, non seule­ment vous con­servez votre moti­va­tion pour dessin­er, mais en plus vous vous « faites l’œil ».

En analysant le tra­vail d’un autre et en iden­ti­fi­ant ses erreurs, c’est aus­si une façon d’apprendre à ne pas les com­met­tre :

  1. Vous cherchez à com­pren­dre ce qui ne marche pas.
  2. Vous iden­ti­fiez le prob­lème.
  3. Vous com­prenez pourquoi l’erreur a été faite.
  4. Vous apprenez à ne pas la faire.

Enfin, vous aurez égale­ment l’occasion d’apprécier les qual­ités des autres mem­bres du groupe et de vous en inspir­er pour pro­gress­er vous-mêmes !

Expliquer les règles pour dessiner mieux

Si vous avez déjà expliqué un sujet que vous maîtri­iez à un ami, vous vous rap­pelez cer­taine­ment de façon très pré­cise du sujet dont vous traitiez. Ce n’est pas un secret : on intè­gre beau­coup plus durable­ment les choses que l’on doit expli­quer de façon méthodique.

Expli­quer une règle en util­isant vos pro­pres mots vous per­met de graver cette règle dans votre mémoire et de la con­serv­er durable­ment à l’esprit. En faisant preuve de péd­a­gogie envers les autres, vous assim­i­lez les règles vous-mêmes et pour longtemps.

N’hésitez donc pas à re-expli­quer une notion que vous avez com­prise : per­spec­tive atmo­sphérique, théorie des couleurs, l’anatomie…
Cela peut aider les autres, mais vous aus­si en con­sol­i­dant vos con­nais­sances !

Consolider la confiance en soi pour gérer la frustration

Dernier effet posi­tif d’intégrer un groupe : ren­forcer sa con­fi­ance en soi.
En effet, lorsque l’on se met à faire des cri­tiques con­struc­tives aux autres, on se prou­ve à soi-même que l’on a bien assim­ilé les règles. «Je ne suis pas si mau­vais, après tout !»

Cela vous per­met de gag­n­er en con­fi­ance tout en évi­tant la frus­tra­tion. Vous acceptez mieux le fait que la pro­gres­sion est un proces­sus lent, qui prend du temps et demande du tra­vail.

Raison 4. Vous ne prennez plus de plaisir

Pour cette rai­son, le mieux serait peut-être d’é­couter mon pod­cast à ce sujet :

Conclusion

Vous l’avez com­pris, avoir des baiss­es de moti­va­tion en dessin est totale­ment sain et nor­mal.
Il s’ag­it sim­ple­ment de savoir POURQUOI vous êtes démo­tivé, et met­tre en place cer­taines actions pour que vous n’a­ban­don­niez pas totaleem­nt le dessin.

Et en vérité, même si ça arrive, et que vous faites un blocage, sou­vent «art­block» dans la com­mu­nauté des artistes, vous avez des solu­tions qui exis­tent, j’en par­le plus en détail ici.

Et quand vous vous sen­tirez d’at­taque à vous remet­tre au dessin, sachez que j’ai écris un guide COMPLET sur le sujet, tant je sais que ça arrive à beau­coup d’en­tres-nous. Si c’est votre cas, vous pour­rez le retrou­ver ici.

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J’espère par­ler de tech­nique, de matériel, mais aus­si de tout l’aspect développe­ment per­son­nel, tel que la ges­tion de la moti­va­tion, la peur de la page blanche, le syn­drome de l’imposteur etc.

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