Le perfectionnisme en dessin touche de nombreux dessinateurs et dessinatrices. On imagine très bien notre dessin, mais le résultat n’arrivant jamais jamais à notre espérance… on procrastine.
On attend le matériel idéal, la session parfaite, l’inspiration magique… résultat, on ne dessine pas.
Si le perfectionnisme vous freine, cet article va vous aider à passer à l’action et à aimer de nouveau le processus créatif, sans prise de tête.
Vous allez découvrir des astuce concrètes pour dessiner plus, accepter l’imperfection, et transformer chaque croquis en entraînement.
Les symptomes du « perfectionnisme en dessin »
Le perfectionnisme, ce n’est pas l’excellence, c’est la peur d’échouer déguisée.

Cette tendance pousse à vouloir faire des dessins parfaits et à viser un résultat inatteignable.
Conséquences : vous vous cherchez des excuses de ne pas commencer :
- Pas le bon matériel
- Pas le bon moment
- Pas la bonne référence photographique
Cela peut aussi se manifester PENDANT votre dessin, par exemple en :
- Passant trop de temps sur les détails alors que la globalité de votre illustration n’a pas encore été défini
- Passant du temps sur des choses qui ne se voient pas (par exemple trop zoomer sur un dessin digital)
- Essayant de trop vouloir contrôler, par exemple à l’aquarelle

Les conséquences négatives d’être «trop perfectionniste» en dessin
Résultat : charge mentale, procrastination, insatisfaction, et parfois abandon.
D’ailleurs si tu as parfois des baisses de motivation je parle du sujet de la motivation dans cet article.
En clair, vous n’êtes plus dans le «flow» et le plaisir du moment présent à juste kiffer dessiner, mais vous vous retrouvez à tout cérébraliser, plannifer, organiser plutôt que de peindre.
Penser une illustration, ou acheter du matériel de dessin, ce n’est PAS dessiner.
La solution ?
Comprendre que faire un dessin imparfait est en vérité LA meilleure façon de s’améliorer.

La quantité permet la qualité !
Pourquoi cette tendance vous bloque pour apprendre
- Le cerveau confond « prouver » et « apprendre ».
- La barre « idéal à atteindre » devient inatteignable, donc paralysante.
- On néglige les bases de l’observation, où on ajoute des détails trop tôt.
- On « procrastine utile » (ranger, acheter du matos) au lieu de dessiner.
Mon astuce pour être moins perfectionniste et dessiner régulièrement
Idée clé: accepter l’imperfection et définir un “trigger” d’action simple. Exemple: « à 7h32 je fais un sketch de 10 minutes ». Cette règle claire réduit l’inaction, muscle la volonté et installe une habitude de faire. Si le perfectionnisme revient, répétez: « perfection n’existe pas, mais l’entraînement, oui ».
7 astuces concrètes pour lâcher prise et progresser
Le carnet de croquis “moche”
Prenez un carnet de croquis dédié à l’expérimentation. Objectif: quantité avant qualité. Chaque dessin compte, même bâclé. Vous n’avez pas besoin de matériel premium pour apprendre.
Le timer 10–20
Réglez un timer court. Pendant ce temps, concentrez-vous sur une compétence en dessin: observation, proportions, valeurs. Fin du timer = dessin fini. On arrête d’ajouter des détails indéfiniment.

Le “trigger” quotidien
Choisissez une heure précise et un déclencheur. Par exemple: après le café du matin, on dessine sa tasse. Ce genre de pratique rend le geste tangible et évolutif.
Prêt à ancrer l’habitude de dessiner sans te forcer ? Découvre ma routine simple pour dessiner tous les jours.
Un objectif par session
Si votre objectif est de progresser, fixez une micro‑cible: « aujourd’hui je simplifie en formes », « je teste de dessiner une perspective ». Important de mettre les points d’attention avant de commencer.
La règle 80/20 des détails
Les détails ne doivent pas parasiter la lecture. Faites simple, en allant droit au but. Cherchez l’effet global avant les détails.
Sortir de votre zone de confort
Un exercice stimulant que j’adore : changer d’outil, de format, ou dessiner en public. Plus on sort de la zone de confort, plus l’état d’esprit devient flexible.
Si tu veux mes conseils pour oser enfin dessiner en public, tu peux lire cet article.
Le rendu sans prise de tête
Acceptez un rendu « propre mais simple ». Faites des trucs, terminez, publiez. La constance bat la perfection ponctuelle.
Erreurs fréquentes qui vous coûtent des mois
- Attendre le moment parfait. Il n’existe pas.
- Chercher un style avant de maîtriser les bases d’apprentissage du dessin.
- Croire qu’un rendu « réaliste » garantit la progression. La clarté structurelle d’abord.
- Confondre plaisir et performance: amusez‑vous, puis optimisez.
- Penser que « si votre objectif n’est pas atteint aujourd’hui, c’est raté ». Non: continuez demain.
Conclusion
Le perfectionnisme en dessin peut aussi être un moteur si vous canalisez cette énergie vers le processus créatif. Lâcher prise n’est pas renoncer à l’ambition: c’est accepter, continuer, et bouger. Faites des trucs, finissez, recommencez. C’est la meilleure façon de faire progresser votre dessin et votre état d’esprit.
Une bonne manière de vraiment arrêter d’être trop perfectionniste et de sacraliser le dessin, c’est mon Challenge des 30 jours.
Je te donne un exercice de dessin par jour pendant 30 jours, sous la forme d’un podcast, pour t’aider à justement désacraliser le dessin ! C’est libérateur, et ça te donne de bonnes bases pour continuer ton apprentissage du dessin :



