Chercher des excuses pour ne s’y mettre sérieusement
“Je n’ai pas Photoshop”, “Je suis trop vieux”, “Je n’ai pas le temps”…
Beaucoup de débutants passent plus de temps à justifier leur inaction qu’à dessiner. Le vrai problème, ce ne sont pas les outils ou le temps, mais le fait de ne pas passer à l’action. Ceux qui progressent n’attendent pas les conditions parfaites : ils commencent.
Vous pouvez commencer simplement, en 10mn par jour avec un mon challenge des 30 jours par exemple.
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Reproduire le dessin d’un autre artiste
J’en parle plus en détail dans cet article
Pourquoi vous devriez pas reproduire le dessin d’un autre artiste
Se dévaloriser à chaque trait
“Mon trait est moche”, “Je n’ai pas de talent”…
Le syndrome du “je suis nul” revient souvent chez les débutants. Pourtant, le talent ne fait pas tout. C’est la régularité et la patience qui paient. Si vous jugez chaque dessin comme un échec, vous tuez votre motivation à petit feu.

Vouloir TOUT dessiner
Une erreur fréquente chez les débutants est de vouloir tout dessiner à la fois. Par exemple, pour dessiner une maison, vous chercherez à dessiner toutes les briques. C’est un effort inutile, un peu comme si vous vouliez dessiner un portrait en dessinant chaque cheveu un à un. Il ne faut pas oublier que vous voulez représenter un portrait dans son ensemble et non montrer chaque détail, ce qui déforme l’ensemble.
La personne qui regarde le portrait que vous avez dessiné comprendra que votre intention est de montrer les cheveux, même s’ils ne sont pas tous représentés. Quelques cheveux suffisent pour donner une idée de ce que vous exprimez. Les débutants croient souvent, à tort, que plus il y a de détails et plus le dessin ou le croquis est réussi.

Apprendre à synthétiser
L’important n’est pas de tout représenter et copier fidèlement, comme le feraient une photocopieuse ou un appareil photo. Le dessinateur a l’avantage d’avoir la faculté de synthétiser. Il est donc possible d’alléger le dessin et de le rendre plus clair. Un dessin surchargé risque d’être illisible. Il sera lourd et difficile à déchiffrer, en plus de demander beaucoup de temps.
Il est donc essentiel d’apprendre à synthétiser lorsque vous dessiner un personnage, le corps humain, ou que vous dessiner quelque chose comme une bande dessinée. Tout devient plus facile à force de s’exercer. Vous devez identifier les informations qui ne vous semblent pas essentielles dans ce que vous êtes en train de dessiner. Il faut donc réfléchir et choisir ce qui vous paraît important et laisser de côté ce qui ne vous semble pas important.
Une astuce très simple est de plisser les yeux quand vous êtes à votre table à dessin. À ce moment, vous distinguerez quelle information est la plus importante. Certains détails vont alors disparaître. Une fois ces détails disparus, vous saurez exactement ce que vous devez dessiner. Il suffit de ne pas dessiner ce que vous ne voyez pas lorsque vous plissez les yeux.
Une autre astuce pour faire un dessin simple, est d’ajouter des détails là où vous voulez que le spectateur regarde. Certaines parties du dessin doivent attirer l’attention plus que d’autres. Si vous tracez un portrait, vous devriez logiquement vous concentrer sur le visage à dessiner plus que sur le décor et que sur les éléments situés autour de la personne représentée. Vous devez donc ajouter des détails au portrait là où vous voulez que l’attention soit centrée. Vous dessinerez moins de détails pour le décor.

Aller trop vite et vouloir des résultats immédiats
Vous comparez vos dessins à ceux d’un pro avec 10 ans de pratique ? Mauvaise idée.
Le dessin est une discipline lente. Les progrès viennent en profondeur, pas en vitesse. Croire que vous allez «sauter des étapes» vous décourage dès que les progrès ralentissent.

Ignorer où est la lumière
Lorsque vous suivez un cours de dessin, vous vous rendez compte qu’au départ, vous ne savez pas où se situe la lumière, ce qui joue pourtant sur les proportions. La lumière est très importante dès qu’on acquiert les bases du dessin. La lumière est essentielle en ce qu’elle modifie l’aspect de ce que vous représentez. Elle change le dessin ou le portrait selon l’endroit où elle se situe.
L’aspect sera différent selon que la lumière vient de l’arrière ou de l’avant, comme c’est le cas pour un dessin portrait. L’aspect de la pièce en est aussi modifié. Savoir dessiner implique donc qu’il faut savoir de quelle manière diriger la lumière. Il faut une technique qui vous aidera à pouvoir dessiner des personnages, dessiner un visage, dessiner un œil, etc. en faisant ressortir les traits que vous voulez mettre en évidence.
La lumière influence aussi la perception que le spectateur aura des volumes. Les volumes auront des aspects particuliers selon le type de lumière, par exemple, s’il s’agit de lumière diffuse ou de lumière directe, ce qui vous permettra de dessiner correctement. La lumière directe est très forte et permet de créer plus d’effets et aide les dessinateurs à créer des contrastes. La chose est souvent visible sur les portraits.
Pour bien apprendre le dessin, il est donc important de vous habituer à analyser la lumière avant de commencer à dessiner. Vous devez d’abord décider d’où la lumière va venir. De là viendront les contrastes et les ombres. Il faut bien sûr être conscient du type de lumière que vous choisirez d’utiliser, par exemple, s’il s’agit de la lumière du soleil ou de l’éclairage d’une lampe. C’est une étape essentielle pour apprendre les bases du dessin et éviter les erreurs en dessin.
Si vous faites un dessin en couleur, vous devez aussi déterminer la couleur de la lumière. La lumière a une grande influence sur la perception que le spectateur aura de l’ensemble du dessin que vous avez réalisé. Si vous dessinez une pièce, la lumière créera l’effet que vous cherchez à obtenir. La perception des objets, d’un portrait ou d’un volume est aussi influencée.

Utiliser TROP de brushs
Parmi les erreurs en dessin les plus connus, celle-ci touche les dessinateurs qui se servent du numérique plutôt que du crayon ou du stylo. Ils ont tendance à utiliser les pinceaux ou les brushs lorsqu’ils n’arrivent pas à dessiner certaines choses ou certains sujets. Il n’est pas rare de voir apparaître sur Photoshop des feuilles, des arbustes ou d’autres types d’image qui ne sont pas créés par les dessinateurs. Ce procédé peut être utile pour les professionnels qui doivent déposer un travail dans un délai serré.
Pour le débutant, il est déconseillé de recourir à ce procédé, surtout si vous vous en servez parce que vous ne savez pas dessiner ces éléments. Si vous téléchargez l’objet que vous voulez représenter au lieu de le dessiner, vous n’arriverez jamais à le dessiner vous-même. C’est en essayant que vous y arriverez. Il vaut mieux affronter le problème et le régler plutôt que d’opter pour la solution facile qui ne vous fera pas avancer. Pour apprendre à dessiner, il faut y mettre les efforts.
De plus, en vous servant d’une image que n’importe qui peut utiliser avec le même type de pinceau, vous n’apportez rien d’original et vous ne vous démarquez pas. Il est préférable d’intégrer de la photo dans votre illustration. On utilise ce procédé en photobashing pour aller plus vite et rendre l’illustration plus réaliste.
Vouloir le « meilleur matériel » ou la « meilleure méthode »
La méthode ultime ou le meilleur matériel n’existent pas
Cet article commence par une mise en garde concernant tous ces posts qui vous promettent « la meilleure tablette graphique » ou « la méthode ultime pour bien dessiner ».
Le meilleur matériel ou la meilleure technique n’existent pas.
Pourquoi ?
Parce que le choix de l’équipement ou de l’apprentissage d’une technique de dessin dépend de vous : de vos spécificités et de votre manière d’apprendre.
Souvent, on me demande « quelle est la meilleure tablette graphique ? » ou « quelle tablette graphique choisir ? ».
Je ne peux pas répondre à cette question !
Certes, il en existe des bonnes et d’autres à éviter parce que trop « plastique », trop fragiles, qu’elles manquent de précision ou que les drivers ne sont pas mis à jour.
Mais un débutant qui n’a pas de budget ou un professionnel voulant passer au dessin digital n’auront pas les mêmes besoins ni les mêmes attentes. Une tablette graphique pourra convenir à l’un et pas à l’autre.
Bref, si vous vous demandez comment progresser en dessin, commencez par arrêter de rechercher la meilleure méthode ou matériel.
Vouloir avoir le « meilleur équipement », c’est grave docteur ?
Non, ce n’est pas grave bien sûr, mais cette réflexion traduit le plus souvent :
- Une envie de trop bien faire : vous croyez que c’est le point de départ pour apprendre le dessin.
- Un manque de confiance en vous : vous pensez que vous avez besoin du meilleur matériel pour réussir.
- Un problème d’égo : il vous faut le meilleur parce que… vous le valez bien… !
Mon conseil ? Misez plutôt sur la valeur travail.
Ne pas dessiner tous les jours
Eh oui, apprendre à dessiner nécessite de s’entraîner régulièrement. Aux questions « comment être plus fort en dessin ? », « comment dessiner comme un pro ? », je réponds « en pratiquant, encore et toujours ».
Contrairement à une fausse croyance, le talent n’est pas un don du ciel. Les artistes doivent uniquement leur savoir-faire à leur travail.
Le dessin est-il inné ? Définitivement, non, alors pratiquez !
Vous voulez commencer tout de suite ? Je vous ai réservé une série d’exercices qui vous permettront de mesurer votre progression en seulement 30 jours.
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Commencer par des techniques trop difficiles
Je vois souvent certains débutants commettre l’erreur de vouloir essayer des pratiques difficiles, sans maîtrise des bases du dessin.
Quand mes élèves veulent se lancer dans la couleur, je leur conseille de commencer par les crayons de couleur, auxquels ils sont habitués depuis l’enfance.
Ils peuvent alors se concentrer sur l’essentiel, la colorisation, et ne perdent pas de temps à se familiariser avec un nouveau médium.
Quant à la peinture à l’huile, plus complexe, elle attendra un peu…
Choisir une technique qui ne vous correspond pas
La meilleure technique est celle qui fonctionne pour vous.
Je m’explique.
Vous avez peut-être envie de vous mettre au dessin numérique. Mais avez-vous déjà envisagé que cette technique ne soit pas faite pour vous ? Car oui, c’est possible.
Une de mes amies, Tiffanie Uldry, possède un trait extrêmement précis, très « gravure ». Ses illustrations sont riches en détails et c’est ce qui fait sa spécificité. Sur tablette graphique, elle ne peut pas obtenir ce niveau de précision. Elle perd alors ce petit plus qui est pourtant sa marque de fabrique.

Quant à moi, j’ai appris le dessin animé en traditionnel, avec une feuille de papier, un crayon et une table lumineuse. Mais je n’arrivais pas à fliper les images entre mes doigts, et ne pouvais donc pas tester mes animations. J’ai fini par abandonner, frustrée.
Plus tard, j’ai de nouveau essayé le dessin d’animation, mais avec un logiciel cette fois. Révélation ! Je n’avais plus qu’à appuyer sur un bouton pour visualiser le rendu. J’étais décomplexée !
Aussi, il me semble vraiment primordial de tenir compte de vos spécificités et d’y adapter le média. Le choix de la technique doit vous correspondre si vous voulez progresser en dessin.
Penser que le problème vient de votre matériel
“Il me faut une Cintiq pour progresser.” Non.
Débuter avec du matériel simple est non seulement suffisant, mais souvent mieux. C’est l’œil et la main qu’il faut entraîner, pas le portefeuille. Beaucoup commencent avec un carnet et un crayon. C’est largement assez.
Ne pas tester le matériel avant d’apprendre à dessiner sur tablette graphique
Avant de craquer pour la Cintiq Companion ou la toute dernière tablette graphique hors de prix, je vous conseille de tester ce médium pour voir s’il vous plaît.

L’idéal, bien sûr, est de pouvoir le tester gratuitement, pour faire des économies.
Voici 3 astuces pour essayer le dessin digital sans acheter de tablette graphique :
- Demandez à un ami de vous prêter son matériel.
- Utilisez votre tablette, votre iPad par exemple. Personnellement, je l’ai fait sur iPad mini. Ce n’est pas une tablette graphique professionnelle, mais c’est un bon moyen pour savoir si le dessin digital est fait pour vous.
- Dessinez sur votre iPhone, surtout si vous possédez un modèle « max », doté d’un plus grand écran.
Ainsi, vous travaillerez votre dextérité sur digital sans dépenser d’argent.
Ne pas assez dessiner
Quand on débute une nouvelle activité, ‑que ce soit le dessin, un nouveau sport ou un instrument de musique- il est toujours compliqué d’accepter le fait que vous partez de zéro et qu’ainsi les autres vous jugeront pour votre niveau.
Cette peur pourrait très bien vous pousser à l’inaction : “A quoi bon, je suis trop vieux“, “Je ne serais jamais assez bon”, “Je n’ai pas de talents” etc.
Vous savez quel est le pire ennemi pour qui veut apprendre ?
Vous l’avez deviné : l’inaction.
Le jour où j’ai arrêté de dessiner
J’ai un secret pour vous : il sera très compliqué d’apprendre à dessiner si vous ne dessinez pas.
Certes, vous pouvez toujours améliorer votre dessin grâce à d’autres activités qui n’ont pas vraiment de lien avec le dessin, mais sans dessiner… pas de meilleur dessin.

Comme beaucoup d’artistes, je dessine depuis que je suis toute petite. J’ai maintenant 27 ans, disons donc que j’ai dessiné environ 25 ans.
Mais ce n’est pas totalement vrai.
Lors de ses premières années, un enfant “dessine” avec un plaisir sincère. Il découvre les couleurs, les formes et représente ce qu’il l’entoure. Mais qu’arrive-t-il à ce même enfant quand il grandit et se rend compte qu’il ne fait que “gribouiller”.
De la frustration.

De mes 8 ans à mes 14 ans, je ne dessinais pratiquement plus. Ce n’est que vers la fin de mes 14 ans que je découvrais ‑grâce à internet- des communautés en ligne de dessinateurs. Et là, ce fut un choc : des centaines de dessinateurs amateurs ‑parfois même de mon âge- dessinaient extrêmement bien, et largement mieux que moi. Ce fut le déclic. J’aimais dessiner, j’étais même connue pour ça.
Pourquoi avoir arrêté ? Parce que je ne dessinais pas assez bien ? A quoi bon s’attarder sur le résultat alors que le cheminement était plaisant ?
Je m’inscrivis donc sur ce forum dans l’optique de devenir une meilleure dessinatrice.
Vous allez me dire : “ce n’est pas 6 ans sans dessiner qui ont changés quelque chose !”
Je suis convaincue du contraire. Sans cette inscription, je n’aurais peut-être jamais repris le dessin et décidé des années plus tard d’en faire mon métier.
Si vous voulez commencer ou reprendre le dessin, faites le maintenant. On dit que “Le meilleur moment pour planter un arbre, c’était il y a 20 ans”. Alors ne perdez pas de temps si c’est ce que vous aimez.

La peur mène à l’incation. Alors agissez !
Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? Tout simplement parce que nous vivons dans une ère particulière qui nous pousse à l’inaction.
– De nombreuses distractions nous poussent à procrastiner (Facebook, télé, etc.)
– L’accès à l’information nous montre à quel point les autres sont plus talentueux que nous
– L’insécurité de l’emploi et la précarité de certaines situations ne nous poussent clairement pas à nous diriger vers une activité artistique qu’elle devienne professionnelle ou non.
Pour peu que vous soyez entouré par des personnes qui ne vous veulent pas que du bien, il semble même impossible d’effleurer l’idée de commencer à apprendre à dessiner.
Et c’est bien dommage.
Posez-vous les bonnes questions : Est-ce que je prends du plaisir à dessiner ? Si vous êtes sur ce blog, je me doute que la réponse est oui.
Alors dessinez.
Dessinez tout et n’importe quoi. Ce qui vous entoure ou ce que vous avez en tête. Ne vous posez pas de questions, produisez.

Quand j’étais au Lycée en STI Arts Appliqués, chaque mois, nous devions dessiner 21 croquis, soit 0,7 croquis par jour en plus de nos devoirs habituels !

Si vous débutez le dessin, ce chiffre pourrait vous sembler énorme et pourtant, c’est le minimum si vous souhaitez progresser.
C’est d’ailleurs ce que je propose de mettre en place dans le challenge des 30 Exercices.
Dites-vous que de toute façon qu’il n’y a pas vraiment de méthodes miracles pour savoir dessiner en un claquement de doigts. Enfin si.
Cette méthode, c’est : prenez du plaisir dans ce que vous faites. Dessinez ce que vous voulez dessiner.
Certes, il existe des exercices qui améliorent votre dessin et il est difficile de vivre du dessin si vous n’êtes pas un minimum polyvalent, mais dans un premier temps faites ce qu’il vous plaît sans vous poser de questions. La suite viendra d’elle-même et vos objectifs évolueront en temps voulus.
Vous ne saurez peut-être pas dessiner en un claquement de doigts (d’ailleurs qu’est-ce que ça veut dire “savoir dessiner” ?), mais vous deviendrez meilleur sans même vous en rendre compte.

Jeter ses dessins
Il y a peu de temps, je suis retombée sur de vieux travaux de Lycée. Ayant fait une filière Art Appliqués (STD2A), j’ai énormément cumulé de travaux de ces 3 années : croquis, planche de designs, peintures, et même des sculptures.
Malheureusement, après de nombreux déménagements, il doit seulement le rester 1/3 du total de mes dessins produits à l’époque.
10 ans après, vous ne vous imaginez pas à quel point c’est gratifiant de regarder le chemin parcouru. C’est pourquoi je me devais de vous empêcher de faire peut-être une grave erreur.
Si vous apprenez le dessin depuis moins d’ 1 an vous aurez du mal à comprendre pourquoi je vous conseille de garder TOUS vos dessins. Vous les trouvez peut-être moches, raté… vous en avez peut-être honte !
Vecteur de motivation
Et je vous comprends, je suis aussi passée par là. Mais quand vous aurez 3, 5, 10 ans de dessins dans les mains, ces « ratés » seront vos trésors ! Ils témoigneront du chemin parcourt dans cette discipline ingrate qu’est le dessin. Et paradoxalement ils deviendront votre plus grande fierté. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que je n’hésite pas à vous montrer au maximum mes avant/après !
Et ce n’est pas pour rien que vous avez toujours répondu très positivement à ces dessins.
Croyez-moi, retomber sur ces vieux dessins est un magnifique vecteur de motivation, alors pourquoi s’en priver ?

Nostalgie

Sans compter que ces croquis ont de grandes chances de vous rappeler l’époque dans laquelle ils ont été réalisés. Vos centres d’intérêt de l’époque, ou même certains lieux que vous avez visités.

Cela ne coûte rien !
Si vous n’avez pas de moyen de conserver tous vos carnets de croquis, tableaux, et vos peintures, vous pouvez simplement investir dans un disque dur externe et ainsi prendre en photo vos œuvres. Pas besoin de prendre des photos des très grandes taille. Mes premiers croquis faisaient moins de 1000 pixels de large à cause des restrictions numériques de l’époque.
Privilégiez les grandes images pour vos dessins plus poussés si vous décidez de vous en séparer.
Je vous conseille de classer toutes ces œuvres dans des dossiers séparés par année afin de réellement voir l’évolution et le nombre de dessins réalisés chaque année.

Mieux comprendre forces et faiblesses
Lorsque vous aurez accumulé de nombreux fichiers, vous pourrez analyser un peu plus en détails les sujets que vous avez petit à petit délaissés. Il y a d’ailleurs fort à parier que ces sujets sont maintenant vos faiblesses. Ainsi, si vous souhaitez travailler votre polyvalence, pourquoi ne pas justement travailler ces sujets délaissés ?

Vous le regretterez à coups sûrs
J’ai côtoyé beaucoup d’artistes en formation comme moi.
Et tous sont unanimes : ceux qui ont jeté leurs premiers dessins le regrettent toujours.
Alors ne faîtes pas la même erreur : ne jetez pas vos dessins !
Bon. Et la pire erreur ? Ne dessiner que d’après modèle.
Recopier indéfiniment, c’est rester dans le confort. À un moment, il faut produire vos propres images sans béquille. Dans ma formation Illustrez ce que vous avez en tête, je vous partage ma méthode pour faire ce saut : c’est ce qui sépare un copiste appliqué d’un illustrateur autonome.




