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Pensez et observez comme un artiste, dessinez comme eux.

Le top 10 des erreurs en dessin à ne pas faire pour progresser

Chercher des excuses pour ne s’y mettre sérieusement

“Je n’ai pas Pho­to­shop”, “Je suis trop vieux”, “Je n’ai pas le temps”…
Beau­coup de débu­tants passent plus de temps à jus­ti­fi­er leur inac­tion qu’à dessin­er. Le vrai prob­lème, ce ne sont pas les out­ils ou le temps, mais le fait de ne pas pass­er à l’action. Ceux qui pro­gressent n’attendent pas les con­di­tions par­faites : ils com­men­cent.

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Suivre des tutos

Reproduire le dessin d’un autre artiste

J’en par­le plus en détail dans cet arti­cle
Pourquoi vous devriez pas repro­duire le dessin d’un autre artiste

Se dévaloriser à chaque trait

“Mon trait est moche”, “Je n’ai pas de tal­ent”…
Le syn­drome du “je suis nul” revient sou­vent chez les débu­tants. Pour­tant, le tal­ent ne fait pas tout. C’est la régu­lar­ité et la patience qui paient. Si vous jugez chaque dessin comme un échec, vous tuez votre moti­va­tion à petit feu.

Moi aus­si j’ai com­mencé de 0

Vouloir TOUT dessiner

Une erreur fréquente chez les débu­tants est de vouloir tout dessin­er à la fois. Par exem­ple, pour dessin­er une mai­son, vous chercherez à dessin­er toutes les briques. C’est un effort inutile, un peu comme si vous vouliez dessin­er un por­trait en dessi­nant chaque cheveu un à un. Il ne faut pas oubli­er que vous voulez représen­ter un por­trait dans son ensem­ble et non mon­tr­er chaque détail, ce qui déforme l’ensemble.

La per­son­ne qui regarde le por­trait que vous avez dess­iné com­pren­dra que votre inten­tion est de mon­tr­er les cheveux, même s’ils ne sont pas tous représen­tés. Quelques cheveux suff­isent pour don­ner une idée de ce que vous exprimez. Les débu­tants croient sou­vent, à tort, que plus il y a de détails et plus le dessin ou le cro­quis est réus­si.

BEAUCOUP TROP DE DETAILS HAAAAAAA

Apprendre à synthétiser

L’important n’est pas de tout représen­ter et copi­er fidèle­ment, comme le feraient une pho­to­copieuse ou un appareil pho­to. Le dessi­na­teur a l’avantage d’avoir la fac­ulté de syn­thé­tis­er. Il est donc pos­si­ble d’alléger le dessin et de le ren­dre plus clair. Un dessin sur­chargé risque d’être illis­i­ble. Il sera lourd et dif­fi­cile à déchiffr­er, en plus de deman­der beau­coup de temps.

Il est donc essen­tiel d’apprendre à syn­thé­tis­er lorsque vous dessin­er un per­son­nage, le corps humain, ou que vous dessin­er quelque chose comme une bande dess­inée. Tout devient plus facile à force de s’exercer. Vous devez iden­ti­fi­er les infor­ma­tions qui ne vous sem­blent pas essen­tielles dans ce que vous êtes en train de dessin­er. Il faut donc réfléchir et choisir ce qui vous paraît impor­tant et laiss­er de côté ce qui ne vous sem­ble pas impor­tant.

Une astuce très sim­ple est de pliss­er les yeux quand vous êtes à votre table à dessin. À ce moment, vous dis­tinguerez quelle infor­ma­tion est la plus impor­tante. Cer­tains détails vont alors dis­paraître. Une fois ces détails dis­parus, vous saurez exacte­ment ce que vous devez dessin­er. Il suf­fit de ne pas dessin­er ce que vous ne voyez pas lorsque vous plis­sez les yeux.

Une autre astuce pour faire un dessin sim­ple, est d’ajouter des détails là où vous voulez que le spec­ta­teur regarde. Cer­taines par­ties du dessin doivent attir­er l’attention plus que d’autres. Si vous tracez un por­trait, vous devriez logique­ment vous con­cen­tr­er sur le vis­age à dessin­er plus que sur le décor et que sur les élé­ments situés autour de la per­son­ne représen­tée. Vous devez donc ajouter des détails au por­trait là où vous voulez que l’attention soit cen­trée. Vous dessinerez moins de détails pour le décor.

Peu de détails, et pour­tant on com­prend !

Aller trop vite et vouloir des résultats immédiats

Vous com­parez vos dessins à ceux d’un pro avec 10 ans de pra­tique ? Mau­vaise idée.
Le dessin est une dis­ci­pline lente. Les pro­grès vien­nent en pro­fondeur, pas en vitesse. Croire que vous allez «sauter des étapes» vous décourage dès que les pro­grès ralen­tis­sent.

Avant/après de ptit­pap, élève de la for­ma­tion sur les bases du dessin.

Ignorer où est la lumière

Lorsque vous suiv­ez un cours de dessin, vous vous ren­dez compte qu’au départ, vous ne savez pas où se situe la lumière, ce qui joue pour­tant sur les pro­por­tions. La lumière est très impor­tante dès qu’on acquiert les bases du dessin. La lumière est essen­tielle en ce qu’elle mod­i­fie l’aspect de ce que vous représen­tez. Elle change le dessin ou le por­trait selon l’endroit où elle se situe.

L’aspect sera dif­férent selon que la lumière vient de l’arrière ou de l’avant, comme c’est le cas pour un dessin por­trait. L’aspect de la pièce en est aus­si mod­i­fié. Savoir dessin­er implique donc qu’il faut savoir de quelle manière diriger la lumière. Il faut une tech­nique qui vous aidera à pou­voir dessin­er des per­son­nages, dessin­er un vis­age, dessin­er un œil, etc. en faisant ressor­tir les traits que vous voulez met­tre en évi­dence.

La lumière influ­ence aus­si la per­cep­tion que le spec­ta­teur aura des vol­umes. Les vol­umes auront des aspects par­ti­c­uliers selon le type de lumière, par exem­ple, s’il s’agit de lumière dif­fuse ou de lumière directe, ce qui vous per­me­t­tra de dessin­er cor­recte­ment. La lumière directe est très forte et per­met de créer plus d’effets et aide les dessi­na­teurs à créer des con­trastes. La chose est sou­vent vis­i­ble sur les por­traits.

Pour bien appren­dre le dessin, il est donc impor­tant de vous habituer à analyser la lumière avant de com­mencer à dessin­er. Vous devez d’abord décider d’où la lumière va venir. De là vien­dront les con­trastes et les ombres. Il faut bien sûr être con­scient du type de lumière que vous choisirez d’utiliser, par exem­ple, s’il s’agit de la lumière du soleil ou de l’éclairage d’une lampe. C’est une étape essen­tielle pour appren­dre les bases du dessin et éviter les erreurs en dessin.

Si vous faites un dessin en couleur, vous devez aus­si déter­min­er la couleur de la lumière. La lumière a une grande influ­ence sur la per­cep­tion que le spec­ta­teur aura de l’ensemble du dessin que vous avez réal­isé. Si vous dessinez une pièce, la lumière créera l’effet que vous cherchez à obtenir. La per­cep­tion des objets, d’un por­trait ou d’un vol­ume est aus­si influ­encée.

Ici, la lumière vient de der­rière, ce qui crée un léger con­tre-jour qui détache les 2 per­son­nages du fond.

Utiliser TROP de brushs

Par­mi les erreurs en dessin les plus con­nus, celle-ci touche les dessi­na­teurs qui se ser­vent du numérique plutôt que du cray­on ou du sty­lo. Ils ont ten­dance à utilis­er les pinceaux ou les brushs lorsqu’ils n’arrivent pas à dessin­er cer­taines choses ou cer­tains sujets. Il n’est pas rare de voir appa­raître sur Pho­to­shop des feuilles, des arbustes ou d’autres types d’image qui ne sont pas créés par les dessi­na­teurs. Ce procédé peut être utile pour les pro­fes­sion­nels qui doivent dépos­er un tra­vail dans un délai ser­ré.

Pour le débu­tant, il est décon­seil­lé de recourir à ce procédé, surtout si vous vous en servez parce que vous ne savez pas dessin­er ces élé­ments. Si vous téléchargez l’objet que vous voulez représen­ter au lieu de le dessin­er, vous n’arriverez jamais à le dessin­er vous-même. C’est en essayant que vous y arriverez. Il vaut mieux affron­ter le prob­lème et le régler plutôt que d’opter pour la solu­tion facile qui ne vous fera pas avancer. Pour appren­dre à dessin­er, il faut y met­tre les efforts.

De plus, en vous ser­vant d’une image que n’importe qui peut utilis­er avec le même type de pinceau, vous n’apportez rien d’original et vous ne vous démar­quez pas. Il est préférable d’intégrer de la pho­to dans votre illus­tra­tion. On utilise ce procédé en pho­to­bash­ing pour aller plus vite et ren­dre l’illustration plus réal­iste.

Vouloir le « meilleur matériel » ou la « meilleure méthode »

La méthode ultime ou le meilleur matériel n’existent pas

Cet arti­cle com­mence par une mise en garde con­cer­nant tous ces posts qui vous promet­tent « la meilleure tablette graphique » ou « la méth­ode ultime pour bien dessin­er ».

Le meilleur matériel ou la meilleure tech­nique n’existent pas.

Pourquoi ?

Parce que le choix de l’équipement ou de l’apprentissage d’une tech­nique de dessin dépend de vous : de vos spé­ci­ficités et de votre manière d’apprendre.

Sou­vent, on me demande « quelle est la meilleure tablette graphique ? » ou « quelle tablette graphique choisir ? ».

Je ne peux pas répon­dre à cette ques­tion !

Certes, il en existe des bonnes et d’autres à éviter parce que trop « plas­tique », trop frag­iles, qu’elles man­quent de pré­ci­sion ou que les dri­vers ne sont pas mis à jour.

Mais un débu­tant qui n’a pas de bud­get ou un pro­fes­sion­nel voulant pass­er au dessin dig­i­tal n’auront pas les mêmes besoins ni les mêmes attentes. Une tablette graphique pour­ra con­venir à l’un et pas à l’autre.

Bref, si vous vous deman­dez com­ment pro­gress­er en dessin, com­mencez par arrêter de rechercher la meilleure méth­ode ou matériel.

Vouloir avoir le « meilleur équipement », c’est grave docteur ?

Non, ce n’est pas grave bien sûr, mais cette réflex­ion traduit le plus sou­vent :

  • Une envie de trop bien faire : vous croyez que c’est le point de départ pour appren­dre le dessin.
  • Un manque de con­fi­ance en vous : vous pensez que vous avez besoin du meilleur matériel pour réus­sir.
  • Un prob­lème d’égo : il vous faut le meilleur parce que… vous le valez bien… !

Mon con­seil ? Mis­ez plutôt sur la valeur tra­vail.

Ne pas dessiner tous les jours

Eh oui, appren­dre à dessin­er néces­site de s’entraîner régulière­ment. Aux ques­tions « comment être plus fort en dessin ? », « com­ment dessin­er comme un pro ? », je réponds « en pra­ti­quant, encore et tou­jours ».

Con­traire­ment à une fausse croy­ance, le tal­ent n’est pas un don du ciel. Les artistes doivent unique­ment leur savoir-faire à leur tra­vail.

Le dessin est-il inné ? Défini­tive­ment, non, alors pra­tiquez !

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Commencer par des techniques trop difficiles

Je vois sou­vent cer­tains débu­tants com­met­tre l’erreur de vouloir essay­er des pra­tiques dif­fi­ciles, sans maîtrise des bases du dessin.

Quand mes élèves veu­lent se lancer dans la couleur, je leur con­seille de com­mencer par les crayons de couleur, aux­quels ils sont habitués depuis l’enfance.

Ils peu­vent alors se con­cen­tr­er sur l’essentiel, la col­ori­sa­tion, et ne per­dent pas de temps à se famil­iaris­er avec un nou­veau médi­um.

Quant à la pein­ture à l’huile, plus com­plexe, elle atten­dra un peu…

Choisir une technique qui ne vous correspond pas

La meilleure tech­nique est celle qui fonc­tionne pour vous.

Je m’explique.

Vous avez peut-être envie de vous met­tre au dessin numérique. Mais avez-vous déjà envis­agé que cette tech­nique ne soit pas faite pour vous ? Car oui, c’est pos­si­ble.

Une de mes amies, Tiffanie Uldry, pos­sède un trait extrême­ment pré­cis, très « gravure ». Ses illus­tra­tions sont rich­es en détails et c’est ce qui fait sa spé­ci­ficité. Sur tablette graphique, elle ne peut pas obtenir ce niveau de pré­ci­sion. Elle perd alors ce petit plus qui est pour­tant sa mar­que de fab­rique.

Illus­tra­tion de Tiffanie Uldry : notez la richesse des détails et la finesse de son trait. Crédits pho­to : Tiffanie Uldry

Quant à moi, j’ai appris le dessin ani­mé en tra­di­tion­nel, avec une feuille de papi­er, un cray­on et une table lumineuse. Mais je n’arrivais pas à fliper les images entre mes doigts, et ne pou­vais donc pas tester mes ani­ma­tions. J’ai fini par aban­don­ner, frus­trée.

Plus tard, j’ai de nou­veau essayé le dessin d’animation, mais avec un logi­ciel cette fois. Révéla­tion ! Je n’avais plus qu’à appuy­er sur un bou­ton pour visu­alis­er le ren­du. J’étais décom­plexée !

Aus­si, il me sem­ble vrai­ment pri­mor­dial de tenir compte de vos spé­ci­ficités et d’y adapter le média. Le choix de la tech­nique doit vous cor­re­spon­dre si vous voulez pro­gress­er en dessin.

Penser que le problème vient de votre matériel

“Il me faut une Cin­tiq pour pro­gress­er.” Non.
Débuter avec du matériel sim­ple est non seule­ment suff­isant, mais sou­vent mieux. C’est l’œil et la main qu’il faut entraîn­er, pas le porte­feuille. Beau­coup com­men­cent avec un car­net et un cray­on. C’est large­ment assez.

Ne pas tester le matériel avant d’apprendre à dessiner sur tablette graphique

Avant de cra­quer pour la Cin­tiq Com­pan­ion ou la toute dernière tablette graphique hors de prix, je vous con­seille de tester ce médi­um pour voir s’il vous plaît.

Cette tablette vous fait rêver ? Ne vous pré­cip­itez pas pour l’acheter si vous ne con­nais­sez rien au dessin dig­i­tal

L’idéal, bien sûr, est de pou­voir le tester gra­tu­ite­ment, pour faire des économies.

Voici 3 astuces pour essay­er le dessin dig­i­tal sans acheter de tablette graphique :

  • Deman­dez à un ami de vous prêter son matériel.
  • Utilisez votre tablette, votre iPad par exem­ple. Per­son­nelle­ment, je l’ai fait sur iPad mini. Ce n’est pas une tablette graphique pro­fes­sion­nelle, mais c’est un bon moyen pour savoir si le dessin dig­i­tal est fait pour vous.
  • Dessinez sur votre iPhone, surtout si vous pos­sédez un mod­èle « max », doté d’un plus grand écran.

Ain­si, vous tra­vaillerez votre dex­térité sur dig­i­tal sans dépenser d’argent.

Ne pas assez dessiner


Quand on débute une nou­velle activ­ité, ‑que ce soit le dessin, un nou­veau sport ou un instru­ment de musique- il est tou­jours com­pliqué d’accepter le fait que vous partez de zéro et qu’ainsi les autres vous jugeront pour votre niveau.

Cette peur pour­rait très bien vous pouss­er à l’inaction : “A quoi bon, je suis trop vieux“, “Je ne serais jamais assez bon”, “Je n’ai pas de tal­ents” etc.
Vous savez quel est le pire enne­mi pour qui veut appren­dre ?
Vous l’avez dev­iné : l’inaction.

Le jour où j’ai arrêté de dessiner

J’ai un secret pour vous : il sera très com­pliqué d’apprendre à dessin­er si vous ne dessinez pas.
Certes, vous pou­vez tou­jours amélior­er votre dessin grâce à d’autres activ­ités qui n’ont pas vrai­ment de lien avec le dessin, mais sans dessin­er… pas de meilleur dessin.

Petite sélec­tion de cro­quis fait au lycée.

Comme beau­coup d’artistes, je des­sine depuis que je suis toute petite. J’ai main­tenant 27 ans, dis­ons donc que j’ai dess­iné env­i­ron 25 ans.
Mais ce n’est pas totale­ment vrai.

Lors de ses pre­mières années, un enfant “des­sine” avec un plaisir sincère. Il décou­vre les couleurs, les formes et représente ce qu’il l’entoure. Mais qu’arrive-t-il à ce même enfant quand il grandit et se rend compte qu’il ne fait que “gri­bouiller”.
De la frus­tra­tion.

De mes 8 ans à mes 14 ans, je ne dessi­nais pra­tique­ment plus. Ce n’est que vers la fin de mes 14 ans que je décou­vrais ‑grâce à inter­net- des com­mu­nautés en ligne de dessi­na­teurs. Et là, ce fut un choc : des cen­taines de dessi­na­teurs ama­teurs ‑par­fois même de mon âge- dessi­naient extrême­ment bien, et large­ment mieux que moi. Ce fut le déclic. J’aimais dessin­er, j’étais même con­nue pour ça.
Pourquoi avoir arrêté ? Parce que je ne dessi­nais pas assez bien ? A quoi bon s’attarder sur le résul­tat alors que le chem­ine­ment était plaisant ?
Je m’inscrivis donc sur ce forum dans l’optique de devenir une meilleure dessi­na­trice.

Vous allez me dire : “ce n’est pas 6 ans sans dessin­er qui ont changés quelque chose !”
Je suis con­va­in­cue du con­traire. Sans cette inscrip­tion, je n’aurais peut-être jamais repris le dessin et décidé des années plus tard d’en faire mon méti­er.

Si vous voulez com­mencer ou repren­dre le dessin, faites le main­tenant. On dit que “Le meilleur moment pour planter un arbre, c’était il y a 20 ans”. Alors ne perdez pas de temps si c’est ce que vous aimez.

La peur mène à l’incation. Alors agissez !

Pourquoi je vous par­le de ça aujourd’hui ? Tout sim­ple­ment parce que nous vivons dans une ère par­ti­c­ulière qui nous pousse à l’inaction.
– De nom­breuses dis­trac­tions nous poussent à pro­cras­tin­er (Face­book, télé, etc.)
– L’accès à l’information nous mon­tre à quel point les autres sont plus tal­entueux que nous
– L’insécurité de l’emploi et la pré­car­ité de cer­taines sit­u­a­tions ne nous poussent claire­ment pas à nous diriger vers une activ­ité artis­tique qu’elle devi­enne pro­fes­sion­nelle ou non.

Pour peu que vous soyez entouré par des per­son­nes qui ne vous veu­lent pas que du bien, il sem­ble même impos­si­ble d’effleurer l’idée de com­mencer à appren­dre à dessin­er.
Et c’est bien dom­mage.

Posez-vous les bonnes ques­tions : Est-ce que je prends du plaisir à dessin­er ? Si vous êtes sur ce blog, je me doute que la réponse est oui.
Alors dessinez.

Dessinez tout et n’importe quoi. Ce qui vous entoure ou ce que vous avez en tête. Ne vous posez pas de ques­tions, pro­duisez.

Quand j’étais au Lycée en STI Arts Appliqués, chaque mois, nous devions dessin­er 21 cro­quis, soit 0,7 cro­quis par jour en plus de nos devoirs habituels !

Le résul­tat de 21 cro­quis par mois pen­dant un an. Imag­inez si j’avais con­tin­ué jusqu’à main­tenant !

Si vous débutez le dessin, ce chiffre pour­rait vous sem­bler énorme et pour­tant, c’est le min­i­mum si vous souhaitez pro­gress­er. 

C’est d’ailleurs ce que je pro­pose de met­tre en place dans le chal­lenge des 30 Exer­ci­ces.

Dites-vous que de toute façon qu’il n’y a pas vrai­ment de méth­odes mir­a­cles pour savoir dessin­er en un claque­ment de doigts. Enfin si.
Cette méth­ode, c’est : prenez du plaisir dans ce que vous faites. Dessinez ce que vous voulez dessin­er.

Certes, il existe des exer­ci­ces qui améliorent votre dessin et il est dif­fi­cile de vivre du dessin si vous n’êtes pas un min­i­mum poly­va­lent, mais dans un pre­mier temps faites ce qu’il vous plaît sans vous pos­er de ques­tions. La suite vien­dra d’elle-même et vos objec­tifs évolueront en temps voulus.

Vous ne saurez peut-être pas dessin­er en un claque­ment de doigts (d’ailleurs qu’est-ce que ça veut dire “savoir dessin­er” ?), mais vous devien­drez meilleur sans même vous en ren­dre compte.

Jeter ses dessins

Il y a peu de temps, je suis retombée sur de vieux travaux de Lycée. Ayant fait une fil­ière Art Appliqués (STD2A), j’ai énor­mé­ment cumulé de travaux de ces 3 années : cro­quis, planche de designs, pein­tures, et même des sculp­tures.
Mal­heureuse­ment, après de nom­breux démé­nage­ments, il doit seule­ment le rester 1/3 du total de mes dessins pro­duits à l’époque.
10 ans après, vous ne vous imag­inez pas à quel point c’est grat­i­fi­ant de regarder le chemin par­cou­ru. C’est pourquoi je me devais de vous empêch­er de faire peut-être une grave erreur.
Si vous apprenez le dessin depuis moins d’ 1 an vous aurez du mal à com­pren­dre pourquoi je vous con­seille de garder TOUS vos dessins. Vous les trou­vez peut-être moches, raté… vous en avez peut-être honte !

Vecteur de motivation

Et je vous com­prends, je suis aus­si passée par là. Mais quand vous aurez 3, 5, 10 ans de dessins dans les mains, ces « ratés » seront vos tré­sors ! Ils témoigneront du chemin par­court dans cette dis­ci­pline ingrate qu’est le dessin. Et para­doxale­ment ils devien­dront votre plus grande fierté. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que je n’hésite pas à vous mon­tr­er au max­i­mum mes avant/après !
Et ce n’est pas pour rien que vous avez tou­jours répon­du très pos­i­tive­ment à ces dessins.

Croyez-moi, retomber sur ces vieux dessins est un mag­nifique vecteur de moti­va­tion, alors pourquoi s’en priv­er ?

Nostalgie

La cage d’escalier de mon apparte­ment à Paris. Mal­gré la per­spec­tive com­plète­ment ratée ce cro­quis représente vrai­ment cette époque pour moi.

Sans compter que ces cro­quis ont de grandes chances de vous rap­pel­er l’époque dans laque­lle ils ont été réal­isés. Vos cen­tres d’in­térêt de l’époque, ou même cer­tains lieux que vous avez vis­ités.

Je suis retombée récem­ment sur ce bâti­ment. Je me sou­viens y avoir peut-être passé 1h à dessin­er ce… truc.

 Cela ne coûte rien !

Si vous n’avez pas de moyen de con­serv­er tous vos car­nets de cro­quis, tableaux, et vos pein­tures, vous pou­vez sim­ple­ment inve­stir dans un disque dur externe et ain­si pren­dre en pho­to vos œuvres. Pas besoin de pren­dre des pho­tos des très grandes taille. Mes pre­miers cro­quis fai­saient moins de 1000 pix­els de large à cause des restric­tions numériques de l’époque.
Priv­ilégiez les grandes images pour vos dessins plus poussés si vous décidez de vous en sépar­er.

Je vous con­seille de class­er toutes ces œuvres dans des dossiers séparés par année afin de réelle­ment voir l’évo­lu­tion et le nom­bre de dessins réal­isés chaque année.

 Mieux comprendre forces et faiblesses

Lorsque vous aurez accu­mulé de nom­breux fichiers, vous pour­rez analyser un peu plus en détails les sujets que vous avez petit à petit délais­sés. Il y a d’ailleurs fort à pari­er que ces sujets sont main­tenant vos faib­less­es. Ain­si, si vous souhaitez tra­vailler votre poly­va­lence, pourquoi ne pas juste­ment tra­vailler ces sujets délais­sés ?

Vous le regretterez à coups sûrs

J’ai côtoyé beau­coup d’artistes en for­ma­tion comme moi.
Et tous sont unanimes : ceux qui ont jeté leurs pre­miers dessins le regret­tent tou­jours.

Alors ne faîtes pas la même erreur : ne jetez pas vos dessins !

 

Illustrez ce que vous avez en tête

Bon. Et la pire erreur ? Ne dessiner que d’après modèle.

Recopi­er indéfin­i­ment, c’est rester dans le con­fort. À un moment, il faut pro­duire vos pro­pres images sans béquille. Dans ma for­ma­tion Illus­trez ce que vous avez en tête, je vous partage ma méth­ode pour faire ce saut : c’est ce qui sépare un copiste appliqué d’un illus­tra­teur autonome.

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