« Moi je suis rentrée dans le dessin par le manga, ma culture. Et du coup, j’ai surtout recopié des mangas. »

Comme Kazu, peut-être avez-vous découvert le dessin grâce aux mangas. Vous aimez les personnages stylisés, les grands yeux expressifs, les poses dynamiques. Mais malgré votre passion, vous avez l’impression de ne pas avancer. Vous recopiez, vous testez des tutos, mais vos dessins ne vous satisfont pas.
C’est exactement ce que Kazu a vécu. Après plusieurs années sans dessiner régulièrement, elle a voulu reprendre. Mais elle s’est vite heurtée à la fameuse peur de la feuille blanche.
Le vrai problème ? Elle ne savait pas observer.
Dans cet article, nous allons vous montrer pourquoi l’observation est essentielle pour progresser, comment l’intégrer à votre pratique, et pourquoi cela peut changer votre façon de dessiner pour de bon. Vous découvrirez aussi une méthode simple, testée par Kazu, que vous pouvez suivre à votre rythme.
Pourquoi le dessin d’observation est essentiel pour progresser en dessin manga
Quand on aime le manga, on a souvent envie de dessiner tout de suite des personnages stylisés, d’inventer ses propres héros, de copier ses modèles préférés. C’est ce que Kazu a fait pendant longtemps :
« Moi, j’ai surtout recopié des mangas. Du coup, au niveau proportion… on n’y est pas du tout. »
Comme beaucoup, elle pensait que recopier suffisait pour apprendre. Pourtant, elle s’est vite retrouvée bloquée. Ses dessins ne ressemblaient pas à ce qu’elle avait en tête. Elle s’énervait, laissait tomber, doutait de ses capacités. Le problème ? Elle n’avait jamais appris à observer ce qu’elle dessinait.
Dessiner sans observer, c’est comme construire sans fondation
Kazu a eu une prise de conscience importante :
« Je pense qu’il vaut mieux connaître les bases réelles pour pouvoir déformer après. »

En effet, même si les personnages manga ne sont pas réalistes, ils reposent sur des règles de base : proportions, volumes, lignes de construction. Et ces règles, on ne les apprend pas par hasard. On les développe en observant le réel, en dessinant des objets, des silhouettes, des visages… pas juste en copiant des modèles.
Kazu a compris cela grâce à un challenge de dessin quotidien. Chaque jour, elle recevait un petit exercice à faire, sans pression. Et à force de pratiquer, elle a réalisé quelque chose de précieux :
« Je me suis rendue compte que j’arrivais à observer, en fait. Je pensais pas que j’étais capable de faire tout ça. »
Observer, c’est la base pour dessiner mieux
Le dessin d’observation n’est pas réservé aux artistes professionnels ou aux écoles d’art. C’est un outil accessible à tous, même si vous débutez. Il vous permet de comprendre les formes, les masses, les équilibres, les valeurs. Ce sont des éléments essentiels pour que vos personnages aient l’air crédibles, même dans un style manga très marqué.

Et surtout, cela vous donne une vraie liberté : une fois que vous savez comment fonctionne un corps, un visage, une main, vous pouvez les dessiner de mémoire, les styliser, les exagérer… mais de façon juste.
Kazu l’exprime avec ses mots :
« C’est ça qui me manquait depuis le début. C’est pour ça que j’arrivais pas à aller au-delà de ce que je voulais. »
Commencer par dessiner tous les jours : la clé du progrès
Quand on veut progresser, la première idée qui vient en tête, c’est souvent : «Il faut que je m’y remette sérieusement.» Mais très vite, le quotidien reprend le dessus, et on se dit qu’on n’a pas le temps, ou qu’on n’a pas l’énergie. C’est exactement ce que Kazu a ressenti au début :
« C’est vrai qu’au début, on se dit : non mais j’ai pas le temps, j’ai trop de trucs à faire. »

Et pourtant, c’est justement en faisant un petit peu chaque jour qu’elle a retrouvé le goût du dessin et commencé à progresser. Elle a intégré un challenge où elle recevait chaque matin un message simple, une consigne légère :
« Le fait d’avoir un mail tous les matins en disant, eh bien ça m’a mise dedans très vite. Ça m’a donné envie de continuer tous les jours. »
Gagner en régularité sans se mettre la pression
Il ne s’agit pas de dessiner pendant des heures. Kazu le dit clairement : ce qui l’a aidée, c’est la courte durée des formats proposés, notamment les podcasts de 5 à 8 minutes. Pendant qu’elle les écoutait, elle se mettait à griffonner, sans objectif de résultat parfait.
Ce petit rituel l’a aidée à passer au-delà de ses blocages :
« C’était un format super chouette pour me mettre sur les rails. Je me suis dit : si, en fait, tu sais un peudessinerquand même. »
Elle a aussi réalisé que la régularité valait mieux que la perfection. Dessiner tous les jours, même 10 minutes, est plus efficace que passer 4 heures tous les 15 jours.
Comment éviter la peur de la feuille blanche
Un autre obstacle fréquent, que Kazu connaît bien, c’est cette fameuse peur de la feuille blanche. On commence un dessin, on doute, on efface, on abandonne.

« Je commence à dessiner un truc, mais je suis pas convaincue par ce que je fais… et du coup, ça m’énerve, et je passe à autre chose. »
Ce qu’elle a découvert, c’est qu’il ne faut pas attendre d’avoir «l’inspiration parfaite». Il faut juste commencer, même petit. Une forme, une ligne, un croquis. Et surtout, accepter que tous les dessins ne seront pas réussis. Ce n’est pas grave. L’important, c’est de continuer.
Grâce au dessin d’observation et aux petits exercices quotidiens, Kazu a su apprivoiser cette peur :
« Le challenge m’a surtout redonné confiance. »
Bon. Maintenant, on dessine son propre manga ?
L’observation, c’est la base que Kazu a posée. L’étape suivante : inventer vos propres scènes, vos propres persos, sans recopier. Dans ma formation Illustrez ce que vous avez en tête, je vous partage ma méthode pour passer du recopiage à la création : observer comme un illustrateur, construire votre bibliothèque mentale, composer.




