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grâce à la méthode des 7 visions

Pensez et observez comme un artiste, dessinez comme eux.

Apprendre à Dessiner dans le style Manga : tutoriel pour débutant

Vous rêvez de dessin­er des man­gas comme vos artistes préférés ? Vous avez essayé de copi­er des per­son­nages de One Piece ou d’autres ban­des dess­inées japon­ais­es, mais le résul­tat ne ressem­ble jamais à ce que vous imag­iniez ?

Bonne nou­velle : appren­dre à dessin­er man­ga n’a rien à voir avec le tal­ent. C’est une com­pé­tence que n’im­porte qui peut acquérir, quel que soit son âge. Dans ce guide, je vais vous mon­tr­er com­ment appren­dre à dessin­er dans le style man­ga étape par étape, en évi­tant les pièges qui blo­quent la plu­part des débu­tants.

Pourquoi 95% des débutants échouent à apprendre à dessiner des mangas (et comment éviter cette erreur)

La plu­part des débu­tants font la même erreur : ils passent des mois à suiv­re des tutos YouTube du genre «com­ment dessin­er Naru­to en 10 étapes». Ils rem­plis­sent des car­nets de copies, mais dès qu’ils essaient de créer sans tuto­riel ou de dessin­er un per­son­nage sous un autre angle, tout s’ef­fon­dre.

Ça vous par­le ? Pas de panique, ce n’est pas votre faute. On ne vous a juste pas dit le vrai secret.

Le secret : la vraie com­pé­tence du dessin man­ga, c’est l’ob­ser­va­tion, pas la copie.

Les tutos don­nent l’il­lu­sion de pro­gress­er parce que vous obtenez un résul­tat immé­di­at. Mais c’est comme appren­dre une langue en répé­tant des phras­es toutes faites. Vous pou­vez dire «Bon­jour, com­ment allez-vous ?» par­faite­ment, mais impos­si­ble de con­stru­ire vos pro­pres phras­es.

Les grands man­gakas comme Osamu Tezu­ka ou Kat­suhi­ro Oto­mo n’ont pas appris en copi­ant des tutos. Ils ont passé des années à observ­er le monde réel, à com­pren­dre com­ment les formes fonc­tion­nent dans l’e­space. La styl­i­sa­tion man­ga est venue après.

Ce qui fait la dif­férence entre un débu­tant blo­qué et un artiste qui pro­gresse vite ? La qual­ité de son obser­va­tion, pas le nom­bre de tuto­riels suiv­is.

Beau­coup pensent aus­si qu’il suf­fit d’avoir le bon matériel. Mais vous pour­riez avoir les meilleurs out­ils du monde, si vous ne savez pas observ­er, vos dessins res­teront au même niveau. Le man­ga demande de l’ob­ser­va­tion, pas du matériel pro­fes­sion­nel.

Découvrir les fondamentaux pour dessiner des mangas facilement

Avant de vous lancer dans le dessin man­ga, voyons les trois piliers qui vont vous faire pro­gress­er rapi­de­ment.

Comprendre les bases du dessin d’observation : le vrai secret des mangakas

Voici la vérité : la pre­mière étape pour appren­dre à dessin­er des man­gas n’est PAS de copi­er des per­son­nages styl­isés. C’est d’ap­pren­dre à observ­er le monde réel.

Tous les man­gakas pros que vous admirez (Osamu Tezu­ka, Kat­suhi­ro Oto­mo, Eiichi­ro Oda) ont suivi le même chemin : des années à étudi­er l’anatomie réelle, les pro­por­tions du corps humain, les expres­sions faciales. Ils ont maîtrisé la réal­ité avant de la stylis­er.

Pourquoi l’ob­ser­va­tion est si impor­tante ? Parce que c’est ce qui vous rend autonome. Avec une bonne obser­va­tion, vous pou­vez dessin­er n’im­porte quoi : un per­son­nage inven­té, une pose jamais vue dans un tuto­riel, un angle com­plexe. Sans obser­va­tion, vous êtes coincé avec les tutos que vous avez mémorisés.

Le dessin d’ob­ser­va­tion développe trois com­pé­tences que les tutos ne peu­vent pas vous don­ner :

  1. Voir les formes sim­ples : iden­ti­fi­er les formes géométriques (cer­cles, cylin­dres, cubes) qui com­posent votre sujet
  2. Com­pren­dre les vol­umes : voir que tout existe en 3D, même sur votre feuille 2D
  3. Analyser l’e­space : com­pren­dre com­ment les élé­ments s’or­gan­isent entre eux

Quand j’ai com­pris ça, après des années à copi­er bête­ment, tout a changé. Et ça chang­era tout pour vous aus­si.

Apprendre comment dessiner les proportions et les expressions

Dans le style man­ga, les pro­por­tions sont styl­isées mais suiv­ent des règles pré­cis­es. Un per­son­nage man­ga clas­sique a une grosse tête, des yeux immenses qui pren­nent par­fois un tiers du vis­age, et un corps élancé.

Les pro­por­tions vari­ent selon le type de man­ga : le style kawaii utilise 2 à 3 têtes de haut, les shon­en comme One Piece plutôt 6 à 7 têtes. Les expres­sions sont très cod­i­fiées : goutte de sueur pour l’embarras, veine pour la colère, yeux bril­lants pour l’en­t­hou­si­asme.

Maîtriser les formes géométriques et le dessin en volume

Si vous débutez, com­mencez tou­jours par décom­pos­er votre per­son­nage man­ga en formes sim­ples. Tous les man­gakas font ça : ils con­stru­isent une esquisse avec des cer­cles, rec­tan­gles et tri­an­gles avant d’a­jouter les détails.

Le secret des formes man­ga : pensez tri­an­gles. Le style man­ga utilise beau­coup d’an­gles aigus et d’arêtes vives, con­traire­ment aux car­toons occi­den­taux qui préfèrent les courbes douces.

Regardez vos man­gas préférés : men­tons poin­tus, yeux angu­laires, cheveux en pointes. Ce n’est pas un hasard. Ces angles don­nent au man­ga son côté dynamique.

Quand vous dessinez, pensez «angles» plutôt que «courbes». Un petit angle sur le men­ton ou la joue trans­forme instan­ta­né­ment un dessin générique en man­ga authen­tique.

Je me sou­viens du moment où j’ai décou­vert le dessin man­ga à 11 ans. J’é­tais tombée sur un tuto­riel en étapes, et j’avais été totale­ment séduite. Ça sem­blait si sim­ple ! Je suiv­ais les étapes, et hop, un vis­age appa­rais­sait. J’ai passé des heures à recopi­er ces tuto­riels, changeant juste une mèche ou la forme des yeux.

Un de mes pre­miers «dig­i­tal paint­ings» en 2000. Je ne sais pas ce qui est le pire : l’hy­per­sex­u­al­i­sa­tion, l’FX «satin» pour faire le pan­talon, les espèces de cli­part en fond ou le titre com­plète­ment gra­tu­it ?

Le prob­lème ? Je savais copi­er, mais pas vrai­ment dessin­er. Dès que j’es­sayais de dessin­er le même vis­age de pro­fil ou de trois-quarts, cat­a­stro­phe. Je ne com­pre­nais pas pourquoi ça ne mar­chait plus.

C’est seule­ment des années plus tard, en tra­vail­lant le dessin en vol­ume, que tout s’est déblo­qué. J’ai com­pris pourquoi les profs rabâchaient : «Dessinez des cubes, des sphères, des cylin­dres.» Au début, ça me sem­blait ennuyeux. Mais quand j’ai saisi ce con­cept de vol­ume, quand j’ai com­pris qu’un vis­age était une sphère et pas un cer­cle plat, tout a changé. Je pou­vais enfin faire tourn­er mes per­son­nages dans ma tête.

C’est pour ça que j’in­siste : com­prenez le vol­ume dès le début de votre appren­tis­sage. Oui, c’est ten­tant de sauter cette étape. Mais vous gag­nerez énor­mé­ment de temps en com­prenant ça main­tenant.

Le dessin en vol­ume, c’est sim­ple : chaque élé­ment que vous dessinez n’est pas plat, mais en 3D. Un vis­age n’est pas un cer­cle avec des yeux, c’est une sphère sur laque­lle vous placez des petits vol­umes : le nez, les yeux, la bouche.

Pour dessin­er un per­son­nage man­ga de pro­fil, ne tracez pas juste un cer­cle pour la tête. Imag­inez une sphère qui tourne. Ajoutez un cylin­dre pour le cou, une boîte pour le torse, des cylin­dres pour les bras. Cette approche vous per­met de bien plac­er les pro­por­tions ET de dessin­er sous n’im­porte quel angle.

Pour bien com­pren­dre l’anatomie d’un vis­age avant de le stylis­er en man­ga, lisez mon guide com­plet sur le dessin de vis­age. Même s’il ne par­le pas spé­ci­fique­ment de man­ga, il vous appren­dra la struc­ture d’un vis­age, ses vol­umes. Une fois que vous com­prenez un vis­age réal­iste, le sim­pli­fi­er en man­ga devient facile.

Dessiner le corps complet d’un personnage manga

Une fois le vis­age maîtrisé, vient le corps entier. C’est sou­vent là que les débu­tants se heur­tent à un mur : la tête est réussie, mais le corps est bizarre. Bras trop courts, jambes trop longues, per­son­nage ban­cal.

Le secret pour dessin­er le corps com­plet ? Com­pren­dre d’abord les pro­por­tions du corps réel avant de les stylis­er. Le man­ga déforme les pro­por­tions de façon inten­tion­nelle, mais ça marche seule­ment si vous partez d’une base solide.

Les pro­por­tions man­ga clas­siques : le per­son­nage fait 6 à 7 fois la hau­teur de sa tête (con­tre 7,5 à 8 têtes pour un adulte réal­iste). Mais ces chiffres ne ser­vent à rien si vous ne com­prenez pas com­ment plac­er chaque par­tie du corps dans l’e­space 3D.

C’est là que la méth­ode volumétrique devient essen­tielle. Le torse n’est pas un rec­tan­gle plat, c’est une boîte 3D qui peut se pencher, se tor­dre, tourn­er. Le bassin s’ar­tic­ule avec la colonne. Les bras et jambes sont des cylin­dres qui se con­nectent à ces vol­umes.

Pour vrai­ment com­pren­dre com­ment respecter les pro­por­tions du corps et éviter que vos per­son­nages sem­blent «bizarres», je recom­mande mon guide com­plet sur les pro­por­tions du corps humain. Il explique pourquoi les méth­odes sim­plistes (genre «le corps fait 8 têtes») ne marchent pas vrai­ment, et vous enseigne l’ap­proche volumétrique pour dessin­er dans n’im­porte quelle posi­tion.

Une fois ces pro­por­tions maîtrisées, vous pour­rez les adapter au style man­ga : allonger les jambes, agrandir les mains, sim­pli­fi­er les vol­umes. Mais vous le fer­ez con­sciem­ment, pas par hasard.

Pour être capa­ble de dessin­er des plis cor­recte­ment…
…il faut avant tout com­pren­dre com­ment les plis fonc­tion­nent !

J’en prof­ite d’ailleurs, mais beau­coup des cap­tures que vous trou­verez dans cet arti­cle sont tirés de ma for­ma­tion sur le dessin d’imag­i­na­tion, elle n’est pas spé­ciale­ment pen­sée pour le man­ga, mais au con­traire vous per­me­t­tra de trou­ver VOTRE style.

Les caractéristiques uniques du style manga à maîtriser

Avant de pra­ti­quer, voyons ce qui définit vrai­ment le dessin man­ga et le dis­tingue des autres ban­des dess­inées.

Les proportions exagérées qui donnent vie aux personnages manga

Le style man­ga utilise des pro­por­tions volon­taire­ment exagérées pour ampli­fi­er les émo­tions. Mais con­traire­ment aux car­toons occi­den­taux qui exagèrent presque tout, le man­ga mod­erne trou­ve un bel équili­bre.

Les man­gas con­tem­po­rains, surtout les sérieux, utilisent des pro­por­tions cor­porelles proches de la réal­ité (6 à 7 têtes de hau­teur). Le corps est dess­iné avec des formes solides et une bonne per­spec­tive. C’est ce qui donne au man­ga ce look styl­isé mais crédi­ble.

La vraie exagéra­tion se con­cen­tre sur deux élé­ments :

Les yeux immenses : Dans le man­ga, les yeux peu­vent pren­dre un tiers du vis­age, créant une fenêtre directe sur l’âme du per­son­nage. Cette tech­nique, pop­u­lar­isée par Osamu Tezu­ka dans les années 1960 (inspiré par Bet­ty Boop et Dis­ney), donne une inten­sité émo­tion­nelle unique aux per­son­nages de man­ga.

La théorie du vis­age de chat : Vous avez enten­du cette théorie ? Tous les per­son­nages man­ga sont basés sur les pro­por­tions d’un chat. Et c’est vrai ! Grands yeux placés haut, petite bouche placée bas : exacte­ment les mêmes pro­por­tions qu’un vis­age de chat ou d’un bébé. C’est ce qui rend les per­son­nages de man­ga automa­tique­ment attachants, même les per­son­nages sérieux.

Les mains sont sou­vent un peu agrandies pour les gestes expres­sifs. Les jambes peu­vent être allongées pour l’élé­gance, surtout dans les sho­jo. Ces dis­tor­sions ne sont pas des erreurs, ce sont des choix qui ren­dent le man­ga si expres­sif.

La symbolique des yeux dans le dessin manga

Les yeux dans le man­ga ne sont pas que déco­rat­ifs, ils racon­tent une his­toire. Leur forme et taille com­mu­niquent instan­ta­né­ment la per­son­nal­ité du per­son­nage.

Les grands yeux ronds et bril­lants sym­bol­isent l’in­no­cence et la jeunesse. Pensez à Luffy dans One Piece ou Naru­to : leurs yeux immenses reflè­tent leur côté opti­miste et leur cœur pur. Les héros de shon­en ont sou­vent ces yeux pleins de déter­mi­na­tion.

À l’in­verse, les yeux fins ou à demi-fer­més représen­tent sou­vent les méchants, la ruse ou la méfi­ance. Aizen dans Bleach ou Orochi­maru dans Naru­to ont ces yeux étroits qui sug­gèrent la manip­u­la­tion. C’est un code visuel que les man­gakas utilisent beau­coup.

Entre les deux, toute une palette : yeux vides (choc), yeux en spi­rale (con­fu­sion comique), yeux en cœur (amour), yeux bril­lants de larmes (émo­tion intense). Maîtris­er ces vari­a­tions vous per­met de don­ner vie à vos per­son­nages sans mots.

Pourquoi les yeux sont si impor­tants ? Rai­son cul­turelle fasci­nante : une étude de 2007 a mon­tré que les Japon­ais lisent les émo­tions dans les yeux, les Améri­cains dans la bouche. C’est vis­i­ble dans les émoticônes : les smi­leys améri­cains changent la bouche :-) ou :-(, les kao­mo­ji japon­ais changent les yeux ^_^ ou T_T.

Côté phys­i­ologique, c’est logique : il est plus facile de con­trôler son sourire que ses yeux. Les yeux trahissent les vraies émo­tions. C’est pourquoi les man­gakas les ont agran­dis : comme les pan­neaux routiers, plus c’est grand, plus c’est facile à lire vite. Le moin­dre change­ment devient vis­i­ble.

L’his­toire des yeux man­ga : Quand Osamu Tezu­ka a créé Astro Boy en 1963 (nais­sance du man­ga mod­erne), il s’est inspiré de Mick­ey Mouse et Bet­ty Boop pour les grands yeux expres­sifs. Cette influ­ence occi­den­tale a été adop­tée par la cul­ture japon­aise, créant ce style unique.

Les mangas populaires à étudier pour progresser

Pour appren­dre à dessin­er man­ga, étudiez les œuvres qui ont mar­qué le genre. One Piece d’Ei­ichi­ro Oda est par­fait pour com­pren­dre les sil­hou­ettes exagérées. Chaque per­son­nage a une mor­pholo­gie unique, recon­naiss­able instan­ta­né­ment.

Naru­to de Masashi Kishi­mo­to excelle dans les pos­es dynamiques et l’ac­tion. My Hero Acad­e­mia de Kohei Horikoshi est excel­lent pour étudi­er l’anatomie man­ga mod­erne, mêlant réal­isme et styl­i­sa­tion. Pour un style plus réal­iste, Attack on Titan d’Ha­jime Isaya­ma mon­tre com­ment créer du drame avec des pro­por­tions proches de la réal­ité.

Les sho­jo comme Sailor Moon ou Fruits Bas­ket vous appren­dront les expres­sions déli­cates et les yeux ultra détail­lés. Chaque man­ga­ka a quelque chose à vous enseign­er. Analy­sez plusieurs styles avant de dévelop­per le vôtre.

Par où commencer concrètement quand on débute le dessin manga

Vous êtes con­va­in­cu que vous pou­vez appren­dre à dessin­er man­ga, mais vous vous deman­dez : «Con­crète­ment, je fais quoi demain matin ?» C’est LA ques­tion de 90% des débu­tants.

Le prob­lème avec le dessin man­ga ? Il y a telle­ment à appren­dre que beau­coup sont paralysés. Ils passent des semaines à regarder des tutos YouTube, télécharg­er des livres gra­tu­its, chercher «la meilleure méth­ode» sans jamais vrai­ment dessin­er. Cette paralysie est l’un des pièges majeurs pour les débu­tants.

Le piège de l’apprentissage non structuré

Imag­inez que vous voulez appren­dre le japon­ais pour lire des man­gas en VO. Vous pour­riez pass­er des mois à regarder des vidéos aléa­toires : un jour les hira­gana, le lende­main des phras­es de politesse, puis des kan­ji avancés, puis retour aux bases. Vous appren­driez plein de choses, mais de façon décousue, sans pro­gres­sion logique.

C’est exacte­ment ce qui se passe avec le dessin man­ga pour la plu­part. Un jour vous dessinez des yeux, le lende­main une pose com­plexe, puis retour aux bases du cray­on, puis l’encrage. Cette approche en patch­work crée de la frus­tra­tion et ralen­tit votre pro­gres­sion.

Pourquoi une méthode structurée change tout

Ce dont vous avez besoin ? Une pro­gres­sion logique qui vous fait avancer étape par étape. Comme un immeu­ble : fon­da­tions, rez-de-chaussée, pre­mier étage. On ne con­stru­it pas le toit avant les murs.

C’est pour ça que j’ai créé le Chal­lenge des 30 exer­ci­ces de dessin. Un pro­gramme struc­turé pour les débu­tants qui veu­lent appren­dre à dessin­er avec une méth­ode claire, sans se per­dre dans l’océan d’in­fos d’In­ter­net.

Avant, après de Xiany­ou suite à sa par­tic­i­pa­tion au Chal­lenge des 30 jours ! Ses pro­por­tions sont claire­ment mieux gérés en seule­ment 1 mois. Vous pou­vez lire son témoignage et com­ment elle a crée son Webtoon en cli­quant ici.

Le Challenge des 30 exercices : votre rampe de lancement

Le Chal­lenge pro­pose 30 exer­ci­ces pro­gres­sifs qui cou­vrent tous les fon­da­men­taux avant de vous spé­cialis­er dans le dessin man­ga : obser­va­tion, pro­por­tions, vol­umes, ombres et lumières, com­po­si­tion. Chaque exer­ci­ce prend 15 à 30 min­utes et con­stru­it sur le précé­dent.

(Re)mettez-vous au DESSIN !

Com­mencez votre appren­tis­sage en douceur, en 10mn/jour sous la forme de :

Pourquoi ce Chal­lenge est par­fait pour débuter le man­ga :

  • Il élim­ine la paralysie : vous savez exacte­ment quoi faire chaque jour, pas de ques­tion­nement, pas de perte de temps
  • Il crée une rou­tine quo­ti­di­enne : la régu­lar­ité est la clé, et le Chal­lenge vous aide à installer cette habi­tude
  • Il cou­vre les vrais fon­da­men­taux : pas de rac­cour­cis, pas de «dessinez des yeux man­ga sans com­pren­dre pourquoi». Vous apprenez à vrai­ment voir
  • C’est adap­té au man­ga : tous les fon­da­men­taux s’ap­pliquent directe­ment au style man­ga
  • Pas besoin de matériel pro : un sim­ple cray­on et du papi­er suff­isent
  • Vous rejoignez une com­mu­nauté : des cen­taines de per­son­nes font le Chal­lenge, vous n’êtes pas seul

Une fois ces fon­da­men­taux maîtrisés, vous pour­rez appli­quer toutes les tech­niques man­ga de ce guide avec beau­coup plus de facil­ité. Vous ne copierez plus mécanique­ment, vous com­pren­drez ce que vous dessinez.

Comment dessiner un manga étape par étape pour les débutants

Main­tenant que vous con­nais­sez les fon­da­men­taux, voyons com­ment dessin­er con­crète­ment votre pre­mier per­son­nage man­ga.

Commencez par dessiner l’esquisse avec un crayon léger

La pre­mière étape : l’esquisse prélim­i­naire. Utilisez un cray­on HB ou 2B avec une pres­sion très légère, ou faites ça directe­ment à la tablette. À ce stade, pas besoin de per­fec­tion, vous placez juste les vol­umes et les pro­por­tions.

Com­mencez par dessin­er un cer­cle pour la tête, puis ajoutez une croix au cen­tre pour l’ori­en­ta­tion du vis­age. Cette croix guide le place­ment des yeux, nez et bouche.

Si vous voulez en savoir plus sur com­ment dessin­er un vis­age, j’ai écrit tout un arti­cle sur le sujet. Ce n’est pas par­ti­c­ulière­ment écrit POUR le man­ga, mais mon style étant tein­tée du style man­ga, ça devrait quand même répon­dre à quelques-unes de vos quet­sions.

Tracez ensuite une ligne d’ac­tion qui représente la colonne vertébrale. Cette ligne va don­ner du dynamisme à votre com­po­si­tion. Les man­gakas l’u­tilisent con­stam­ment pour créer des pos­es expres­sives.

Dessiner les yeux expressifs du style manga

Dessin­er des yeux de man­ga attire sou­vent les débu­tants, et c’est bien nor­mal : c’est l’élé­ment le plus expres­sif du vis­age. Dans le dessin man­ga, les yeux sont immenses et hyper détail­lés, avec de mul­ti­ples reflets pour don­ner vie au per­son­nage. Mais ce n’est pas pour autant que vous avez besoin d’aller dans les stéréo­types exagérés, à vous de voir !

Au début, les yeux de mon per­son­nage était rel­a­tive­ment neu­tre, vous ver­rez que j’ai changé son expres­sion par la suite.
Ici j’ai détail­lé les yeux, le nez et la bouche qui sont pour moi les élé­ments plus impor­tant de mon per­son­nage

Pour dessin­er les yeux, tracez d’abord deux courbes pour les paupières supérieures (plus épaiss­es) et inférieures (plus fines). La dis­tance entre les deux yeux équiv­aut à la largeur d’un troisième œil. Ajoutez l’iris, la pupille, puis les fameux reflets.

Les expres­sions changent rad­i­cale­ment selon l’é­mo­tion : yeux plis­sés pour la joie, pupilles rétré­cies pour la colère, yeux bril­lants pour l’émer­veille­ment. Observ­er com­ment les man­gakas vari­ent ces élé­ments vous aidera à pro­gress­er vite.

L’encrage : donner de la profondeur à votre dessin de manga

Une fois l’esquisse ter­minée et les pro­por­tions bonnes, vient l’encrage. Utilisez un feu­tre à encre noire (0.3mm pour les détails, 0.8mm pour les con­tours) ou un pinceau pour le tra­di­tion­nel.

Ici j’u­tilise une couleur dif­férente pour le cro­quis (vert) et l’en­crage (noir), et son expres­sion de vis­age à changé !

L’encrage man­ga n’est pas uni­forme : variez l’é­pais­seur pour créer de la pro­fondeur. Con­tours extérieurs plus épais, détails intérieurs plus fins. Les zones d’om­bre reçoivent des traits plus épais et ser­rés.

Vous pou­vez tout aus­si bien ne pas vouloir faire d’en­crage
et sim­ple­ment faire des aplats de couleurs comme ce que j’ai fais ici, en live sur Twitch !

Les tech­niques d’en­crage tra­di­tion­nelles : Le style man­ga a dévelop­pé des tech­niques très spé­ci­fiques, nées des con­traintes économiques. Les man­gas étaient imprimés en noir et blanc sur du papi­er bon marché. Ces con­traintes ont créé les tech­niques d’au­jour­d’hui :

  • Les hachures : ces lignes par­al­lèles ou entre­croisées créent des zones de gris sans couleur. Plus les lignes sont ser­rées, plus c’est som­bre
  • Les aplats de noir : des zones rem­plies de noir pur pour les ombres pro­fondes ou le con­traste dra­ma­tique
  • Les tons de gris : créés his­torique­ment avec des trames adhé­sives (screen­tones), aujour­d’hui en numérique
Encrage ter­miné avec seule­ment des aplats noirs
+ ajout de niveaux de gris, et hachures sur Pro­cre­ate

Maîtris­er ces tech­niques vous donne ce look man­ga authen­tique. Même en numérique, com­pren­dre ces tech­niques tra­di­tion­nelles enri­chit vos dessins.

Atten­tion, l’encrage est défini­tif sur papi­er. Entraînez-vous d’abord sur des esquiss­es moins impor­tantes avant de pass­er à vos dessins fin­aux, ou utilisez une table lumineuse !
En super­posant votre feuille com­por­tant votre cro­quis à une nou­velle feuille, qui elle accueillera votre encrage, vous êtes sûr de ne pas sac­ri­fi­er votre cro­quis, si jamais vous faites une erreur dans votre encrage !

Vous pour­rez trou­ver des tables lumineuses sur Ama­zon,
par exem­ple ce mod­èle sem­ble par­faite­ment faire l’af­faire.

Les pièges à éviter quand on veut apprendre à dessiner des mangas

Après avoir accom­pa­g­né des cen­taines d’élèves, j’ai iden­ti­fié les erreurs qui freinent le plus la pro­gres­sion.

L’erreur fatale : copier sans observer (mon plus grand regret)

C’est exacte­ment ce que j’ai fait pen­dant des années, et je le regrette. J’ai passé un temps fou à copi­er mécanique­ment des tutos man­ga, rem­plis­sant des car­nets de dessins iden­tiques. Je me sen­tais pro­gress­er parce que mes copies étaient de plus en plus fidèles. Mais c’é­tait une illu­sion.

La vérité ? Copi­er des tutos sans dévelop­per votre obser­va­tion, c’est con­stru­ire une mai­son sur du sable. Vous pro­gressez en apparence, mais sans fon­da­tion. Le jour où vous voulez créer quelque chose d’o­rig­i­nal, tout s’écroule.

Les man­gakas pros ne copi­ent pas, ils obser­vent. La dif­férence :

  • Copi­er : repro­duire mécanique­ment des lignes sans com­pren­dre
  • Observ­er : com­pren­dre la struc­ture 3D réelle, puis la traduire à votre façon

Quand vous observez vrai­ment un dessin d’Osamu Tezu­ka, vous ne voyez plus des lignes, vous voyez : com­ment il a décom­posé le vis­age en vol­umes sim­ples, pourquoi cette pose crée du dynamisme, com­ment il utilise les con­trastes pour guider votre œil.

Si je pou­vais remon­ter le temps : arrête de copi­er bête­ment des tutos et apprends à observ­er. Vous gag­nerez lit­térale­ment des années.

Utiliser des références : le secret que personne ne vous dit

Voici quelque chose qui libère énor­mé­ment de débu­tants : tous les man­gakas pro­fes­sion­nels utilisent des références. Tous. Sans excep­tion. Pour­tant, beau­coup de débu­tants pensent qu’ils doivent tout dessin­er de tête, de zéro, sans aide. Résul­tat ? Ils se découra­gent en voy­ant leurs dessins ban­cals.

Utilis­er des références n’est pas trich­er. C’est être intel­li­gent.

La dif­férence entre un artiste qui pro­gresse vite et un débu­tant qui stagne ? L’artiste utilise des références pho­tos pour com­pren­dre com­ment les choses fonc­tion­nent vrai­ment. Le débu­tant essaie de tout inven­ter dans sa tête et se retrou­ve blo­qué.

Com­ment utilis­er les références effi­cace­ment :

Ne copiez pas bête­ment la pho­to. Utilisez-la pour com­pren­dre. Vous dessinez une main ? Prenez une pho­to de référence, mais au lieu de copi­er ligne par ligne, observez : com­ment les doigts s’ar­tic­u­lent, où sont les plis, com­ment la lumière crée les ombres. Puis dessinez en com­prenant ce que vous voyez.

Pour le man­ga spé­ci­fique­ment :

  • Pos­es dynamiques : cherchez des pho­tos de danseurs, ath­lètes, arts mar­ti­aux. Ces pos­es don­nent cette énergie qu’on voit dans les shon­en
  • Expres­sions faciales : prenez-vous en pho­to devant le miroir en faisant dif­férentes expres­sions. Observez com­ment vos sour­cils, bouche, yeux changent
  • Anatomie : utilisez des références de vraies per­son­nes, puis stylisez-les en man­ga. C’est exacte­ment ce que font les man­gakas pros
  • Vête­ments et tis­sus : observez com­ment les plis se for­ment sur de vraies pho­tos avant de les sim­pli­fi­er en man­ga
  • Décors et objets : même les man­gakas qui «dessi­nent de tête» ont passé des années à observ­er et pho­togra­phi­er des références

Quel matériel avoir pour débuter dans le dessin manga

Ques­tion fréquente des débu­tants : quel matériel faut-il pour com­mencer le dessin man­ga ?

Le matériel traditionnel essentiel pour dessiner des mangas

Pour débuter, vous n’avez besoin que de peu. Un bon cray­on HB pour l’esquisse, une gomme blanche, du papi­er lisse (180g min­i­mum) et quelques feu­tres à encre noire (0.1mm, 0.3mm, 0.8mm).

Si vous débutez, évitez le matériel pro coû­teux. Les man­gakas débu­tants n’ont pas besoin de pinceaux japon­ais à 50€ ou de papi­er spé­cial. Un sim­ple car­net et des feu­tres de base fer­ont l’af­faire pour vos pre­miers mois.

Une fois à l’aise avec les bases, vous pour­rez explor­er d’autres out­ils : mark­ers Cop­ic pour la couleur, plumes G‑pen pour l’encrage tra­di­tion­nel, trames adhé­sives pour les gris.

Le dessin manga en numérique : une alternative moderne

De plus en plus d’artistes appren­dre à dessin­er man­ga directe­ment en numérique. Les logi­ciels comme Clip Stu­dio Paint sont conçus pour le man­ga : bib­lio­thèques de trames, sta­bil­isa­teur de trait, calques mul­ti­ples.

Le dessin numérique a plein d’a­van­tages pour les débu­tants : vous pou­vez annuler vos erreurs, tester dif­férentes com­po­si­tions vite, et ne jamais man­quer de matériel. La plu­part des man­gas pros sont créés numérique­ment aujour­d’hui.

Pour choisir votre pre­mière tablette graphique, j’ai créé un arti­cle détail­lé qui com­pare les mod­èles selon votre bud­get. Le dessin numérique est devenu super acces­si­ble ces dernières années.

Le matériel spécifique pour le manga traditionnel authentique

Si vous voulez vrai­ment dessin­er des man­gas à la manière tra­di­tion­nelle japon­aise, voici le matériel spé­cial­isé qui fait la dif­férence.

Les mark­ers Cop­ic sont l’outil favori des man­gakas pour la couleur et les ombres. Ces mar­queurs à alcool offrent un ren­du pro avec des tran­si­tions douces. Le bud­get est con­séquent, mais vous pou­vez com­mencer avec 12 à 24 couleurs de base.

Les trames adhé­sives (screen­tones) sont ces motifs de points qu’on voit dans les man­gas imprimés. On les applique puis on découpe l’ex­cé­dent. C’est authen­tique mais de moins en moins util­isé : les logi­ciels numériques pro­posent des bib­lio­thèques infinies.

Les plumes G‑pen et Maru per­me­t­tent un encrage au trait vivant, avec des vari­a­tions d’é­pais­seur selon la pres­sion. C’est plus dif­fi­cile à maîtris­er que le feu­tre, mais le résul­tat a une âme par­ti­c­ulière.

Pour le matériel de base com­plet adap­té au dessin, con­sul­tez mon guide du matériel pour débu­tant. Tous les con­seils pour bien débuter sans vous ruin­er.

Du manga au webtoon : le format vertical numérique

Si vous êtes attiré par le dessin man­ga mais préférez pub­li­er en ligne, explorez aus­si l’u­nivers du webtoon. C’est un for­mat de bande dess­inée numérique ver­ti­cal sur smart­phone, né en Corée du Sud et devenu mon­di­ale­ment pop­u­laire.

Le webtoon utilise sou­vent un style proche du man­ga mais avec des codes dif­férents : lec­ture ver­ti­cale infinie, couleur sys­té­ma­tique, cas­es sans bor­dures. Des plate­formes comme Webtoon ou Tapas per­me­t­tent de pub­li­er facile­ment.

Lorsqu’il s’ag­it de dessin­er pour le web, le for­mat webtoon est super adap­té. Si ça vous intéresse, j’ai rédigé un guide com­plet pour créer un webtoon qui explique toutes les spé­ci­ficités.

Créer vos propres personnages manga : passer à la création

Une fois les bases maîtrisées, vient le moment exci­tant de créer vos pro­pres per­son­nages orig­in­aux.

Développer des personnages manga avec de la personnalité

Un bon per­son­nage man­ga ne se définit pas que par son apparence, mais par sa per­son­nal­ité qui transparaît dans son design. Les grands man­gakas créent des sil­hou­ettes recon­naiss­ables instan­ta­né­ment : vous iden­ti­fiez Luffy d’One Piece juste par son cha­peau de paille et sa sil­hou­ette.

Com­mencez par définir la per­son­nal­ité : timide ou extraver­ti ? Calme ou énergique ? Puis traduisez ces traits dans l’ap­parence : pos­ture, expres­sions dom­i­nantes, style ves­ti­men­taire. Un per­son­nage timide aura ten­dance à se repli­er, avec des épaules ren­trées et un regard fuyant.

Dans le dessin man­ga, les acces­soires et vête­ments sont essen­tiels. Ils racon­tent l’his­toire du per­son­nage, son orig­ine, son rôle dans le réc­it.

Apprendre le dessin manga facile avec des exercices pratiques

Pour vous entraîn­er à créer des per­son­nages, voici un exer­ci­ce que je donne sou­vent : le chal­lenge des vari­a­tions. Prenez un per­son­nage man­ga sim­ple et créez 10 vari­a­tions en changeant un seul élé­ment à chaque fois : coif­fure, yeux, vête­ments, pro­por­tions.

Cet exer­ci­ce vous force à sor­tir de votre zone de con­fort. Vous décou­vrirez que de petits change­ments trans­for­ment rad­i­cale­ment l’ap­parence et la per­son­nal­ité. C’est comme ça que vous dévelop­perez votre pro­pre style.

Un autre exer­ci­ce man­ga facile : dessinez le même per­son­nage exp­ri­mant 6 émo­tions dif­férentes (joie, tristesse, colère, sur­prise, dégoût, peur). Ça entraîne à manip­uler les expres­sions faciales, cru­cial dans le style man­ga.

APPRENDRE LE DESSIN D’OBSERVATION

Ma méth­ode pour maîtris­er rapi­de­ment et effi­cace­ment les fon­da­men­taux du Dessin d’Ob­ser­va­tion.

NIVEAU 1| La vision des con­tours

NIVEAU 2| Con­serv­er les pro­por­tions

NIVEAU 3| (Enfin) com­pren­dre la per­spec­tive

NIVEAU 4| Dessin­er en «3D»

NIVEAU 5| Les ombres et lumières

NIVEAU 6| Le com­porte­ment de la lumière

NIVEAU 7| Le car­net de voy­age

FAQ : Vos questions sur l’apprentissage du dessin manga

Est-ce difficile d’apprendre à dessiner des mangas quand on est débutant complet ?

Non, appren­dre à dessin­er man­ga n’est pas plus dif­fi­cile qu’un autre style de dessin. En réal­ité, le man­ga peut même être plus acces­si­ble pour les débu­tants car il stylise et sim­pli­fie cer­tains aspects du réal­isme. L’im­por­tant : avoir une méth­ode struc­turée et pra­ti­quer régulière­ment. N’im­porte qui peut y arriv­er, quel que soit son âge.

Combien de temps faut-il pour savoir bien dessiner des mangas ?

Le temps varie selon votre rythme et vos objec­tifs. Avec 30 min­utes de pra­tique quo­ti­di­enne, vous ver­rez des pro­grès en 3 à 6 mois. Pour un niveau ama­teur avancé, comptez 1 à 2 ans. Pour devenir man­ga­ka pro, la plu­part ont pra­tiqué 5 à 10 ans. Mais vous pren­drez du plaisir dès les pre­mières semaines, et c’est ça le plus impor­tant.

Faut-il savoir dessiner de manière réaliste avant de dessiner des mangas ?

Oui et non. Pas besoin de maîtris­er par­faite­ment le dessin real­iste, mais com­pren­dre les bases de l’anatomie, des pro­por­tions et de la per­spec­tive aide énor­mé­ment. Le style man­ga stylise la réal­ité, mais elle doit rester crédi­ble. Je recom­mande d’al­tern­er dessin d’ob­ser­va­tion réal­iste et pra­tique du man­ga : les deux s’en­richissent.

Quel est le meilleur livre pour apprendre le dessin manga en français ?

Il existe plusieurs excel­lents ouvrages. Cherchez des livres qui cou­vrent tout : con­struc­tion des per­son­nages, anatomie man­ga, expres­sions, per­spec­tives, encrage. Les meilleurs livres décom­posent chaque tech­nique étape par étape avec plein d’ex­em­ples visuels. Atten­tion aux ouvrages trop sim­plistes qui promet­tent le «man­ga facile» sans enseign­er les fon­da­men­taux.

Puis-je apprendre à dessiner manga uniquement avec des tutos gratuits en ligne ?

Oui, c’est pos­si­ble, mais ce sera plus long et moins struc­turé. Les tutos gra­tu­its sont excel­lents pour des tech­niques spé­ci­fiques, mais man­quent sou­vent de pro­gres­sion péd­a­gogique. Vous risquez de sauter des étapes impor­tantes. L’idéal : une for­ma­tion struc­turée pour les fon­da­men­taux, et des tuto­riels gra­tu­its pour explor­er des aspects spé­ci­fiques.

Vaut-il mieux commencer en traditionnel ou en numérique pour le dessin manga ?

Les deux ont leurs avan­tages. Le tra­di­tion­nel développe mieux votre geste et votre rap­port au trait, sans pos­si­bil­ité d’an­nuler con­stam­ment. Le numérique est plus flex­i­ble et économique à long terme. Mon con­seil : com­mencez par ce qui vous attire et ce que vous avez déjà. Les com­pé­tences fon­da­men­tales (obser­va­tion, pro­por­tions, com­po­si­tion) sont iden­tiques. Vous pour­rez tou­jours chang­er ou com­bin­er les deux plus tard.

Conclusion : commencez votre aventure dans le dessin manga dès aujourd’hui

Vous avez main­tenant toutes les clés pour appren­dre à dessin­er man­ga effi­cace­ment. Rap­pelez-vous : le dessin n’est pas un tal­ent inné, c’est une com­pé­tence qui se développe avec la pra­tique et la bonne méth­ode.

Ne restez pas blo­qué dans la con­som­ma­tion de tutos YouTube. Prenez votre cray­on main­tenant, tracez un cer­cle pour une tête, ajoutez deux grands yeux expres­sifs, et com­mencez. Vos pre­miers dessins seront impar­faits, et c’est nor­mal. Chaque trait vous rap­proche de votre objec­tif.

Les man­gas que vous adorez ont tous été créés par des artistes qui ont com­mencé exacte­ment où vous êtes main­tenant : avec un cray­on et l’en­vie d’appren­dre. La seule dif­férence entre vous et eux ? Ils ont com­mencé et per­sévéré. Alors qu’at­ten­dez-vous pour dessin­er votre pre­mier per­son­nage ?

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Certes on pro­duit dif­férents types de dessins : ceux qu’on fait sur l’instant sans vrai­ment réfléchir et en suiv­ant notre instinct min­utes après min­utes et les illus­tra­tions mûre­ment réfléchies en amont.
Pour­tant, n’importe quel petit dessin devrait être un min­i­mum réflé­chit afin d’être con­trôlé. Et un dessin…

Pourquoi vous ne devriez pas reproduire le dessin d’un autre artiste

La plu­part des artistes ou dessi­na­teurs débu­tants ont ten­dance à repro­duire les dessins et cro­quis d’autres artistes. Même si la pra­tique présente ses avan­tages pour dessin­er cer­taines formes, il est décon­seil­lé de copi­er une autre per­son­ne, surtout si vous souhaitez dévelop­per votre tech­nique. Les avan­tages à repro­duire un artiste Intéres­sant

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