Que l’on soit clair : on a tous perdu le goût au dessin à un moment donné.
Cela peut être pour 2 mois, 2 ans, ou même… 20 ans.
On a tous nos raisons : perte de motivation, occupé à autre chose, ou même un abandon qu’on pensait définitif puisque ‑de toutes façons- les résultats ne nous semblaient pas au rendez-vous.
Puis au bout de quelques temps, ça nous démange. Le dessin nous manque beaucoup trop, et on a cette irrépressible envie de se remettre au dessin.
Dans l’histoire, il y a toujours un déclencheur :
Un dessin, un ami qui nous sort « T’en es où d’ailleurs du dessin ?« , où un moment nostalgie, où on retombe sur un vieux dessin ou super notre set d’aquarelle.
Si vous me lisez en ce moment, c’est peut-être votre cas, et j’espère que je serai votre déclencheur, qui vous donnera ce petit coup de pouce qu’il vous fallait pour vous y remettre.Vous avez arrêté de dessiner pendant des mois (ou des années) et vous ne savez pas comment vous y remettre ?
Dessiniez-vous par le passé pour finalement totalement abandonner car… les responsabilités, la vie d’adulte ?
Croyez-moi, nous sommes très nombreux à être dans cette situation, la preuve j’en ai fais le titre d’un podcast :
Mais en lisant ce guide, vous faites déjà un premier pas dans le fait de changer les choses, et vous pouvez être fier de vous !
Voyez ce guide comme un plan d’action pour vous y remettre. Il est parsemé d’articles qui iront plus en profondeur sur les sujets abordés, donc n’hésitez pas à naviguer sur les différents liens, podcasts, et vidéos en fonction de l’étape où vous vous trouvez.
Enfin, mettez cette page en favoris, et implémentez chacune des étapes cette semaine… car mes conseils n’ont aucune valeur si vous ne les appliquez pas !
Etape 1. Retrouver la motivation de dessiner
Ne plus écouter la petite voix

«Je ne suis pas fait pour le dessin»
«Pourquoi sont-ils bien meilleurs que moi ?»
«J’ai déjà abandonné auparavant, pourquoi même essayer ?»
Cette voix dans votre tête, vous la connaissez, n’est-ce pas ?
C’est celle qui vous pousse à douter, procrastiner, abandonner.

Elle a plusieurs noms :
- démotivation
- manque d’inspiration
- perte de motivation
- artblock
- syndrome de la page blanche
- syndrome de l’imposteur
Elle vous a peut-être empêchée de dessiner pendant des années… ou immobilisé dans vos projets artistiques.
Mais qu’importe son nom, elle vous ment.
Cette voix négative, c’est votre saboteur intérieur.
Elle s’est construite au fil des années, nourrie par vos doutes ou échecs, et prend souvent pour origine une remarque reçue par un proche.
Elle n’est pas VOTRE voix.
Mais un mécanisme de protection qui cherche à vous éviter d’être déçu, et qui aujourd’hui vous immobilise totalement et vous empêche de dessiner.
Je le sais car j’ai moi-même arrêté de dessiner pendant 2 ans car je l’écoutais.
Et nombreux de mes élèves ont vécu la même chose. La preuve avec le témoignage de Pharroks, un de mes élèves.
J’en parle plus en détail dans ce podcast :
Mais alors, comment la faire taire ?
En vérité, cette petite voix, vous ne pouvez pas la faire taire.
Et si elle est là, c’est qu’elle a sûrement des choses intéressantes à vous dire.
Que vous dit-elle ?
«Les autres sont meilleurs que moi»
«Je n’ai pas de talent pour le dessin»
Vous ne pouvez donc pas faire taire la petite voix… mais son ton peut changer avec le temps.
Et la seule solution pour la faire changer d’avis, c’est en écoutant d’autres voix plus bienveillantes et inspirantes.
Vos amis, votre famille… ou votre coach de dessin.
C’est en partant de ce postulat que j’ai crée le challenge des 30 Jours.
C’est 30 exercices de dessins pendant 30 jours sous la forme de 30 podcasts.
Ainsi les participants de challenge peuvent faire taire leur saboteur interne en écoutant ma propre voix.
J’en parlerai souvent dans ce guide, car le challenge a été réellement pensé pour les personnes qui souhaitent reprendre le dessin ou les personnes qui débutent totalement.
Je vous donne le lien si vous êtes intéressé.

Etape 2. Créer une routine simple & efficace
Dessiner régulièrement

Je ne vous apprends rien si je vous dis que pour pouvoir apprendre n’importe quelle compétence, il faut la pratiquer régulièrement.
Et c’est TELLEMENT vrai pour le dessin.
Laissez-moi vous raconter comment je l’ai appris… quand je suis rentrée en école d’art à 8000€/l’année
Naïvement, je pensais qu’on allait m’apprendre à dessiner.
Si j’avais su…
La seule chose qu’on me demande, c’est de rendre un carnet de croquis rempli par mois.
«Pffff, à quoi ça sert si on ne m’apprend pas à concrètement dessiner ?»
Mais en bonne élève, je m’exécute.

1 dessin/jour n’est clairement pas un exercice facile : certains dessins sont clairement faits pour remplir le carnet, d’autres sont horribles.
Mais je DOIS remplir ce carnet, sinon je suis virée de l’école.
Et là, il se passe un truc bizarre.
Même si je n’ai AUCUNE idée de ce que je fais, je le fais.
Et ça marche.

Je progresse.
Mes dessins sont de «moins en moins pires».
C’était donc ça le secret : pratiquer chaque jour.
Même si ce n’est que 5 minutes dans une journée, et j’en parle plus en détail dans cet épisode :
Si vous voulez creuser encore plus dans le bénéfice de dessiner tous les jours, je vous partage 5 conseils dans cet article.
Depuis, à mon tour, je conseille moi-même cette méthode.
Mais maintenant que j’enseigne moi-même, j’aurais fait les choses un peu différemment.
Il ne suffit pas de «juste dessiner».
Il faut dessiner consciemment.
Si vous ne faites pas ça, c’est comme si vous «tapiez» sur les touches d’un piano sans faire de gammes.
Mais avant d’apprendre à dessiner consciemment, il faut éviter d’abandonner à nouveau en changeant son contexte.
Etape 3. Ne pas abandonner à nouveau
Une manière d’être sûr que vous n’abandonnerez pas cette fois-ci, est de changer votre contexte.
Par contexte, je parle de :
- Votre entourage social : est-ce qu’il est favorable à votre nouveau hobby ?
- Votre entourage matériel : avez-vous un endroit chez-vous où vous pouvez dessiner en paix ?
- Votre temps alloué : avez-vous du temps pour dessiner ?
Commençons par l’entourage social.
Se sentir soutenu
Vous pouvez vous retrouver dans 3 cas de figure :
- Votre entourage vous soutient
- Votre entourage est indifférent
- Votre entourage ne vous soutient pas
Si votre entourage vous soutient, félicitations, vous êtes chanceux haha. N’hésitez surtout pas à vous reposer sur eux quand vous avez des doutes.
Si votre entourage est indifférent, alors il vous faudra le trouver ailleurs ! En vous dans un premier temps, ou chez de nouvelles personnes.
C’est pour cette raison que le challenge des 30 jours a été pensé comme un challenge : pour que vous soyez en contact avec les autres participants à tout moment, et que vous vous serriez les coudes !
Et sans que ce soit dans mon challenge, vous pouvez vous trouver une communauté, j’en parle plus en détail ici :
Enfin, si votre entourage ne vous soutient pas, le mieux de tout simplement être silencieux sur votre nouveau projet. Si en le partageant avec eux, vous vous sentez plus démotivé, que motivé, vous savez quoi faire !
Trouver un lieu où dessiner
Vous avez (logiquement) une salle de bain pour vous laver, une table pour manger, un salon pour vous reposer.
Pour habituer votre cerveau à aimer dessiner sur commande, il vous faut donc un endroit spécifique pour dessiner !
Pas besoin d’une pièce entière pour ça, cela peut-être un simple coin de table avec votre matériel de dessin toujours rangé au même endroit.
Parce que oui, être un minimum organisé vous rendra plus motivé ! J’en parle plus dans ce podcast :
Dégager du temps
Ce n’est pas que vous «n’avez pas le temps», c’est que vous ne «prenez pas le temps».
Car tout le monde a 24h dans une journée.
Que ce soit le président, un parent et ses triplets ou un astronaute.
Vous devez donc faire du dessin une priorité et sacrifier d’autres choses dans votre journée.
Et pour ça, le mieux, c’est de se le bloquer dans son agenda, comme n’importe quel rendez-vous.
Voyez ça comme un rendez-vous avec vous-même pour votre propre plaisir.
Et si vous ne pouvez VRAIMENT pas dessiner ce jour, pas de panique, car il existe même des moyens de pratiquer son dessin SANS dessiner, la preuve :
Éviter de « casser la chaîne »
Ne pas casser la « chaîne » signifie qu’il faut toujours essayer de garder une routine sans perdre l’habitude de dessiner régulierement… mais n’oubliez pas que si vous cassez la chaîne ‑et vous la casserez‑, vous pourrez tout simplement relire cet article et re-appliquer ces conseils, encore et encore jusqu’à ce que vos « temps de pauses » soient de plus en plus courts
Etape 4. Avoir un plan clair
Le cerveau n’aime pas quand on ne « ferme pas la boucle ».
« Fermer la boucle » c’est tout simplement terminer une action que vous avez commencé.
En suivant un plan étape/étape, vous aurez moins de risque d’abandonner. Les étapes sont simples : une fois que vous en aurez terminé une, vous n’avez pas à réfléchir (et vous donner le droit d’abandonner), vous n’aurez qu’à passer à la suivante.
Ce plan peut être bien évidemment un cours de dessin structuré.
Mais il peut tout aussi bien être le simple fait de simplement finir une de vos illustrations ou participer à un challenge de dessin.
Mais que l’on soit clair : vous pouvez dessiner votre café tous les jours pendant 365 jours, vous progresseriez.
Est-ce que c’est la meilleure manière de progresser ? Probablement pas.
Et si vous avez tendance à TROP réfléchir, en souhaitant, la meilleure méthode, ou le meilleur matériel, rappellez-vous ceci :
«Vaut mieux pas parfait que pas fait»
En clair, COMMENCEZ, même si ce n’est pas la manière optimale de reprendre. Les débutants en dessin ont trop souvent tendance à TROP réfléchir, si c’est votre cas, lisez cet article complémentaire.
Quoi dessiner pour progresser ?
Si vous êtes dans une optique de vous mettre à dessiner, en réalité, vous pouvez dessiner tout et n’importe quoi, vu que vous partez de 0, vous progresserez.
Mais ce que je vous conseille dans un premier temps, c’est probablement de dessiner d’observation : c’est à dire recopier. Ce qui a en face de vous, ou une photo. Si vous en êtes à cette étape, vous pouvez lire cet article sur les bienfaits du dessin d’observation, qu’IMPORTE ce que vous souhaitez dessiner.
Mais en vérité, le choix du sujet importe peu tant que vous respectez l’étape suivante : prendre du plaisir.
Etape 5. Prendre du plaisir
Repensez à la raison pour laquelle vous avez abandonnez.
Nous sommes des êtres assez simples à comprendre : nous poursuivons le plaisir et nous nous éloignons de la douleur.
Si vous avez abandonné le dessin, c’est qu’à un moment donné vous avez trouvé plus de plaisir ailleurs, ou que vous avez cherché à vous éloigner de la « douleur ».
Alors évidemment, on ne parle pas de douleur physique !!
Vous avez peut-être tout simplement eu l’impression de ne pas avoir assez de résultat pour le temps investis… et qu’on soit clair, gratter du papier à dessiner des modèles vivants encore et encore n’est parfois pas le plus amusant.
Définissez exactement quel a été votre comportement, et tentez de remettre du plaisir dans votre pratique du dessin.
Qu’est-ce que vous aimez dans l’apprentissage du dessin ? Est-ce le simple fait de sentir vos crayons de couleurs glisser sur une feuille Canson ?
Ou représenter le portrait de vos amis afin de leur offrir ?
J’ADORE la peinture à l’huile, et le simple fait de poser la peinture sur une toile et mélanger les couleurs me rendent heureuse.
Alors quand parfois, je suis démotivée, je reprends mes pinceaux et je dessine d’observation le premier objet qui me passe sous la main.

Ce n’est pas « productif », ce n’est peut-être pas la meilleure manière de m’améliorer en dessin, mais j’aime ça, et c’est mon petit plaisir à moi qui me permet de se remettre à la peinture quand l’envie est partie.
Etape souvent pensé (à tord !) comme facultative, votre plaisir est le meilleur des moteurs de progression.
Le plaisir vous permettra de ne JAMAIS abandonner votre pratique du dessin.
Car si vous avez abandonné le dessin par le passé, c’est que le ratio plaisir/effort n’était pas bon.
Il vous faut donc mettre le plaisir au centre de votre pratique. Et ça, seul vous peut savoir comment le faire.
Est-ce en dessinant un sujet particulier ? Ou en utilisant de l’aquarelle plutôt que des crayons de couleurs ?
Bref, c’est personnel à chacun, mais il devrait être votre priorité pour ne plus jamais abandonner le dessin.
Etape 6. Être patient
Actuellement, on essaie tous d’être un maximum productif. « Être en mode… », « travailler comme une machine »… etc…
Hey ! N’oubliez pas que vous êtes un humain. Vous avez le droit de ne pas être tout le temps à 100% ! C’est ok de ne pas être régulier !
Évidemment, je vous conseillerais toujours de dessiner quelques minutes chaque jour plutôt que 4h d’affilés tous les 6 mois !
Mais soyez indulgent avec vous… après tout le dessin est quelque chose que vous aimez, non ? Alors pourquoi se culpabiliser sur une activité qui ‑à la base- est censé vous apporter du plaisir ?
Alors pensez la notion de plaisir comme votre priorité à l’avenir !
Et si l’envie d’aller plus loin revient, à votre rythme et sans pression, je compare les différentes façons d’apprendre dans mon guide pour choisir le bon cours de dessin.